‹ Essai iconographique sur S. Côme et S. DamienChapitre 39 sur 46 · Origine · texte numérisé non relu

Origine

saints en robe, pèlerine et calotte ronde à pompon, près d'eux une spatule et des pots galéniques, à leurs genoux deux enfants, et, au bas de l’image, une oraison. Nombreuses aussi sont les gravur& d’après le tableau de Juan de Messa (les saints en habits cardinälices, avec un enfant entfe eux); nous l’avotis déjà vue en Flandres; à Paris Matheus la grava vérs 1620 ? on la retrouve en garde d’un manuscrit de La Noue (1): « I. de Clere excudit, L. Gauthier scuipsit (2) ; il y ‘en a de tout à fait semblables à la Bibliothèque nationale (3).

À Lüzarches ces estampes se débitaient en grañd aux pèlerins venus vénérer les reliques ; il y en avait dé toutes tailles, depuis les minuscules (comme celle de Callot (4) où saint Côme et saint Damién ont l’urinal et une petite cuiller à préparations pharmaceutiques) jusqu'aux immenses pour placer au lit des malades et orner les maisons, telle l'image gravée en 1675 par N. Picart (5) pour la confrérie parisienne de saint Côme et saint Damien, et qui est de dimensions imposantes : on y voit un grand nombre de malades près des saints, qui portent mozette et perruque à la Richelieu (6). Dans le manuscrit de La Noue cité plus haut (1), sont deux gravures d’une composition et d’une exécution ravissantes, signées d'I. Mes-

1. Conservé à la bibliothèque de la Faculté de médecine de Paris.

2. Reproduit en 1905 dans la notice sur l’ancienne Faculté, publiée à l’occasion de la visite des chirurgiens anglais. È

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