‹ Essai iconographique sur S. Côme et S. DamienChapitre 40 sur 46 · Dans sa Suile pour la vie des saints, in · texte numérisé non relu

Dans sa Suile pour la vie des saints, in

5. Reproduit par le D' Petit dans la Chronique médicale, 1917, p. 221.

6. V. p: 52, la note 2 sur une gravure de Simon le vieux d’aprés Rosa.

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sager, où les deux saints, médecins jusqu'au buste, finissent en plantes et racines : saint Côme devient touffe d’angélique, et saint Damien mandragore (1) ; ils sonñt auréolés et tiennent avec dignité, dans la circonstance, la fiole d’urologue et le pot de pharmacien (2). On les croirait échappés à la fantaisie de Sébastien Le Clerc, quand il illustra pour Benserade les Métamorphoses

d'Ovide mises en rondeaux.

Sculpture. — Dans les admirables médaillons du x siècle au portail des libraires, de la cathédrale dé Rouen, un saint personnage, tête nue, assis à un pupitre portant un livre, élève et regarde la mateila (2) : à cet attribut certains reconnaissent saint Côme ; pour M. de Beaurepaire c’est saint Luc, patron de la corporatioti des médecins de Rouen, dont le lieu de réunion était la cathédrale. Nous avons déjà vu saint Côme et son frère finir en plantes : à ce même portail un autre urologue finit, lui, en basilic.

L'hôpital d’Issoudun garde un saint Côme du xv'siècle d’ün réalisme délicät ; le säint, en robe ét barrette, tient d’une main une boîte à onguents, et, de l’autre, il paraît sonüder avéc un sylet la plaie que porte en avant de l'oreille un bourgeois richement vêtu, assis auprès dé lui, et qui grimace de douleur. La figure très réaliste

du patient pourrait bien être un portrait, et.le tout un

ex-polo.

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