ÉTUDE CLINIQUE
Depuis que Landr y, en 1859, a pour la première fois attiré l’attention, par un mémoire devenu célèbre, sur une forme particulière de paralysie ascendante survenant au cours des états morbides les plus variés, et se terminant fréquemment par la mort sans qu’on puisse constater à l'autopsie des altérations anatomiques appréciables, bien des observations ont été publiées de toutes parts et sont venues augmenter et modifier nos connaissances au point de vue clinique et anatomique. Des observations cliniques plus précises et plus nombreuses, des examens du système nerveux plus complets et plus approfondis au moyen de techniques microscopiques plus délicates ont montré, d’une part, que le type décrit par Land r y en 1859 pouvait présenter des variations considérables dans son évolution clinique, et d'autre part qu'il n’était plus possible de lui conserver le caractère qui lui avait été assigné pendant longtemps, à savoir l’absence de lésions anatomiques du système nerveux. Bien que l’affection qui nous occupe ait été nettement vue par quelques auteurs, notamment Olivier (d'Angers), Sandras, Dance,
Cruveilhier, c’est cependant du mémoire de Landry que date
véritablement son histoire. Aussi est-elle fréquemment désignée sous le nom de maladie de Landry, et même pour beaucoup d’auteurs les termes de paralysie ascendante aiguë et de maladie de Landry sont considérés comme synonymes. Mais beaucoup d'observations publiées depuis ont montré qu’il fallait singulièrement élargir le cadre primitif de l'affection, et qu'à côté du type décrit par Landry en 1859 ily en avait d’autres, souvent fort éloignés, qu'on ne peut rattacher au type de Landry que parce qu on trouve toutes les formes intermé- diaires ; quelques-unes de ces formes s'en écartent tellement qu'il