‹ Essai pathogénique de certaines formes cliniques de la maladie de PagetChapitre 11 sur 33 · É PERS · texte numérisé non relu

É PERS

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j OBSERVATION 1 Sur une forme d’inflammation chronique des os (ostéite déformante), par Sir James Pacer.

J'espère être agréable à la Société en lui faisant connattre quelques uns des résultats de l’étude que j'ai faite d’une maladie rare des os.

Le malade sur lequel je pus me livrer à cette étude, était un gentleman de bonne famille dont les parents et grandsparents vécurent vieux, avec une santé en apparence parfaite, et parmi les ascendants desquels aucune maladie n’a été signalée. Il m'avait été dit en particulier que ni la goutte, ni le rhumatisme n'étaient connus parmi eux, mais une des sœurs du malade était morte d’un cancer chronique du sein.

Jusqu’en 1854, à l’âge de 46 ans, le sujet n’avait présenté aucun signe de maladie générale ou locale. C’étaït un homme grand, mince, bien bâti, père d’enfants bien portants, très actif, aussi bien d’esprit que de corps. Il menait une existence très sobre, aurait, disait-il, digéré n’importe quoi et avait toujours joui d’un sommeil profond.

À 46 ans, sous l'influence d’une cause indéterminée, à moins que ce ne fût parce qu’il habitait un endroit plutôt froid et humide dans le Nord de l’Angleterre, 11 commença à se plaindre de douleurs dans les cuisses et dans les jambes.

11 les ressentait surtout après un exercice actif, mais elles n'étaient jamais violentes ; les membres cependant devinrent moins agiles ou « moins serviables », comme il le disait, et, au bout d'environ un an, il remarqua une déformation de son tibia gauche. La santé générale était, nonobstant, absolument intacte. |

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Je vis cet homme pour la première fois en 1856, alors que ces observations remontaient à deux ans environ. À cela près qu’il était tout grisonnant et paraissait un peu vieux pour son âge, il pouvait être considéré en parfait état de santé. Il marchait avec vigueur et force, mais avec une certaine raideur. Son tibia gauche était élargi surtout au niveau de sa moitié inférieure et on le sentait nodulaire et inégal comme si non seulement lui-même, mais encore le périoste et les téguments sus-jacents étaient épaissis.

A un degré beaucoup moindre, des altérations semblables pouvaient être perçues dans la moitié inférieure du fémur gauche. Le membre était douloureux parfois, mais . jamais d’une façon violente et il n’y avait aucune sensibilité à la pression. Toutes les fonctions paraissaient bien remplies, excepté que l’urine montrait d’assez fréquents dépôts d’urates. Considérant le cas comme l'effet d’une périostite chronique, je conseillai de l’iodure de potassium et de la « Liquor Potassæ », mais ils ne firent aucun bien.

Trois ans plus tard je vis le malade avec M. Stanley. Il était dans la même bonne santé générale, mais le tibia gauche était devenu plus gros et avait une incurvation antérieure très marquée comme s’il s’allongeait, tandis que ses extrémités restaient maintenues en place pas leurs attaches au péroné non modifié. Le fémur gauche aussi était alors nettement élargi ; on le sentait tubéreux à la jonction de son tiers supérieur et de son tiers moyen. Il était également arqué en avant et en dehors, de sorte que le malade ne pouvait porter le genou gauche au contact du genou droit, Il y avait aussi apparence d’élargissement du côté gauche du bassin ; la fesse de ce côté était aplatie et abaïssée et le grand trochanter projeté en dehors de la ligne médiane à un demi-pouce de plus que normalement. Le membre gauche était plus avant que le droit d'environ un quart de pouce. Le malade pensait aussi que le côté droit de son crâne était augmenté de volume car ses coiffures étaient devenues trop

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