‹ Essai pathogénique de certaines formes cliniques de la maladie de PagetChapitre 12 sur 33 · SERIE PRIS · texte numérisé non relu

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étroites, mais ce changement n’était pas nettement appréciable.

Nonobstant ces altérations progressives, le malade souffrait très peu. Il menait une vie active, marchant, montant à cheval, se livrant à toutes Les occupations habituelles d’un gentleman de la campagne et si son membre n’avait pas été maladroit il aurait pu n’y porter aucune attention. Il avait pris divers médicaments, mais aucun ne lui avait fait du bien et l’iode, sous quelque forme que ce fût, lui avait toujours fait du mal.

Dans les dix-sept années suivantes de sa vie, je le vis rarement, mais l’histoire de sa maladie, dont j’entendis souvent parler et qui fut très lente, peut être brièvement contée. Le fémur et le tibia gauche devinrent plus gros, plus pesants, et un peu plus courbés ; très lentement les os du membre droit suivirent la même évolution jusqu’à ce que les deux membres devinssent à peu près symétriques en leur difformité, la courbure du membre gauche étant seulement un peu plus externe que celle du membre droit. En même temps, ou plus tard, les genoux se fléchirent graduellement et, comme par raideur,de leurs tissus fibreux, perdirent une grande partie de leurs mouvements naturels.

Le crâne devint graduellement plus large, de sorte que presque chaque année, et cela pendant plusieurs années, le chapeau du malade et le casque qu’il portait comme membre d’un corps de « yeomanry » avaient besoin d’être élargis. En 1844 il portait un shako mesurant 12 pouces 1 /2 à l'intérieur ; en 1876 son chapeau mesurait 27 pouces 1 /4 à l’intérieur. Cependant dans son élargissement, la tête conservait sa forme naturelle, et jusqu’au dernier moment paraissait intelligente quoique exagérée quelque peu. Les modifications de grosseur et de forme des deux membres et de la tête s’arrêtèrent ou ne s’accrurent qu'imperceptiblement dans les trois ou quatre dernières années de sa vie.

La colonne vertébrale se courba lentement et devint

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