‹ Essai pathogénique de certaines formes cliniques de la maladie de PagetChapitre 27 sur 33 · ÉTAT · texte numérisé non relu

ÉTAT

de la maladie de Paget que des causes secondaires,

banales, qui n’ont toutes qu’une valeur très relative.

Ce n’est ni une maladie de jeunesse, ni une maladie de.

l’extrême vieillesse. Dans la majorité des cas, elle débute entre 40 et 60 ans. Les exceptions ne sont pas très rares : 20 ans dans le cas de Moizard et Bourges, 15 ans dans une observation rapportée par Cadet, 32 ans dans notre observation IV.

Le sexe ne semble avoir aucune influence étiologique. N ege'len, en 1903, relève sur 76 cas environ, connus à ce moment : 48 hommes et 28 femmes. Les malades qui font le sujet de nos observations sont des femmes.

Les traumatismes paraissent être fréquents dans les antécédents des malades ; peut-être en effet, occasionnent-ils un point de moindre résistance qui facilitera l’éclosion de la dystrophie. Dans une partie importante des observations dont nous avons pu prendre connais-

sance, nous avons relevé fréquemment une fracture anté-

rieure de l’os atteint, ou un travail pénible du membre qui sera le premier touché.

Plusieurs auteurs se sont préoccupés a l’hérédité soit directe, soit collatérale : il semble y avoir peu de cas probants à ce sujet. MM. Oettinger et Agasse-Lafont, à propos de trois cas de maladie de Paget observés chez Le père et ses deux fils, ont nié que ce fût une maladie familiale, pour incriminer le même genre de vie et la même profession les exposant tous trois à l’inhalation de vapeurs acides.

- Lorsque Paget étudia cette affection pour la première fois, 1l n’avait émis aucune théorie pathogénique et il

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