‹ Essai pathogénique de certaines formes cliniques de la maladie de PagetChapitre 28 sur 33 · PER · texte numérisé non relu

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s'était borné à constater la coïncidence ‘fréquente de l’ostéite déformante avec la goutte et le cancer.

D’ autres théories ont été émises, nombreuses, en vue de percer le mystère du processus « dont la cause première nous échappe » (Dieulafoy); comme pour toutes es morbidités que tentent d'expliquer trop de théories, ces théories sont insuffisantes. fe Nous allons rappe'er la plupart d’entre elles briève-

ment et nous nous arrêterons plus longuement à celle qui fixe les attentions les plus inquiètes et qui prend un intérêt particulier dans la discussion de nos deux dernières observations : la théorie syphilitique.

THÉORIE DE L'OSTÉOMALACIE, — L'idée. que l’ostéite déformante pouvait n’être qu’une forme d’ostéomalacie sénile a été une des hypothèses les plus anciennes, mais

c’est aussi une de celles qui sont actuellement le plus universellement abandonnées. L’ostéomalacie ne s’accompagne pas d’hypertrophie osseuse, ses déformations ne sont nullement systématisées ; elle ne survient pas au même âge. Bref, tant au point de vue clinique qu’au point de vue anatomo-pathologique, on ne trouve aucune analogie entre ces deux affections. La radiographie est venue accentuer leur séparation.

THÉORIE DE L’OSTÉITE RHUMATISMALE CHRONIQUE -(Lancereaux, Huchard et Binet).— Le principal reproche que l’on puisse faire à cette tentative d'explication, c’est qu’elle n’en est pas une : le terme de rhumatisme chro-

nique n’a, en effet, aucune signification précise et l’on

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