D’après l’expérience qui précède
4 oBD 3 d 4 ° X 0,21
Expérience 3 .
47 . Les expériences qui suivent ont été faites sur un barreau uniforme , fondu par M. Dowson , de trois pouces , sur un pouce et demi de côté , et dont les appuis se trouvaient à 6,5 pieds de distance. Ce barreau , placé sur son côté étroit , et chargé dans le milieu d’un poids de i5o livres, a pris au milieu une courbure d’un quarantième de pouce; chargé de 290 livres, l’inflexion a été de deux pouces; 36o livres l’ont portée à deux pouces et demi, et 44° li vrcs a trois pouces. Les mêmes flèches ont été observées en retirant la charge, et
DE LA FONTE. . 89
le barreau a repris son état naturel. Nous aurons pour nombre constant , d’après cette expérience ,
4oBD 3 <f
WL 3
44q 5 X 27^2! = °’ 00 1 ° 5 à P eu près=
Expérience 4 -
48 . La même pièce posée à plat sur les appuis dont la distance n’a pas été changée , et chargée au milieu d’un poids de 1 80 livres , a pris au milieu une courbure de cinq quarantièmes de pouce , et, chargée de 36 o livres, la courbure a été de dix quarantièmes de pouce.
Le barreau s’est redressé complètement lorsqu’on a retiré les poids, et l’expérience ayant été recommencée a donné les mêmes résultats ; on a laissé pendant dix heures le poids de 36 o livres sur le barreau , sans que sa force élastique ait été altérée , et sans que la courbure ait éprouvé la plus légère augmentation.
4 g- Au moyen de cette expérience et de la précédente, on peut comparer le rapport de la largeur et de l’épaisseur avec l’inflexion , quand le poids est le même. La théorie de la résistance à la courbure, article 216, donne
et pour un poids de 36o livres ou a
i,5 x3 3 ' 3xi,5' " 2 • ' 2 , 2 5 10 *
ainsi qu’on l’a trouvé par l’expérience.
Pour déduire le multiplicateur constant de la dernière expérience, on a
4 oBD , <i 3 X 3,375 x 10
Cette valeur de a ne s’accorde yas parfaitement avec celle calculée d’après la première expérience faite avec le même barreau ; mais elle en approche autant qu’on peut l’attendre dans un cas de ce genre , et, sous le rapport de la pratique, elle est une approximation aussi exacte que l’exige la nature du sujet.
Expérience 5.
5o. Je voulais essayer l’effet d’une charge uniformément distribuée , et mes poids , qui sont des cubes de fonte d’égale dimension , et de dix livres chacun, convenaient parfaitementà cet objet.
Le même barreau employé dans l’expérience précédente a été mis à plat sur des appuis écartés de 6 pieds G pouces , et dix-huit poids , en tout 180 livres, ont été placés sur la largeur du barreau, de manière à ce qu’ils ne sc louchassent pas
DE LX FONTE. <} I
entre eux ( V oy. Jïg. a ). La courbure produite par celte charge a été de ^ de pouce.
1 80 livres ayant été a joutéesà la premièreeharge,
et distribuées de même , l’inflexion a été de 7- de
pouce.
5 r. 11 paraît donc que les flèches de courbure sont en raison directe du poids uniformément distribué sur la longueur d’un barreau de fonte.
En comparant cette expérience avec la précédente , il paraît que l’inflexion produite par un poids uniformément distribué sur la longueur d’un barreau , est à celle produite par le même poids placé sur le milieu de ce barreau, comme 6 : 10.
La proportion que donne la théorie, est comme 5 : 8; mais 6 : 10 5 : 8|; cette légère
différence tient indubitablement à quelque erreur dans la mesure de la courbure prise en faisant les expériences.
Pour comparer la valeur du multiplicateur constant que donne cette dernière expérience , il faut réduire l’équation
. * \ 4oBD 3 rf .
' WL 3 — a \
elle donne pour a le multiplicateur 0,00098.
‘ Expérience G.
5 a. Elle a été faite sur une pièce de fer fondu
par*MM. Bramah , de Pimlico , près de Londres.' Elle se brisait plus facilement sous le marteau que celle de l’expérience précédente , et ne se laissait pas aussi aisément entamer par la lime ; elle était régulière et d’un grain fin.
Cette barre uniforme avait de pouce d’équarrissage ; ses appuis étaient distans de trois pieds, et la charge était placée au milieu, entre les supports.
Poids en livres.
Couibure
Remarques.
Poids en livres.
Courbure
Remarques.
en pouces.
en pouces.
Déchargé «Je 180
livres, le barreau a
Go
repris sa forme pre-
IOO
inicre ; rechargé , la courbure a été la même, et n'a pas aug-
3 oo
Ce poids étant reste 10 minutes sur le
mente prodant *3 heures qu'on a laissé
barreau , la courbure s'est trouvée de
iGo
l.i rhargr;maisquanil
0,3a pouces-
iSo
on l'a retirée , on a observe que le bar-
rca u avait pris une
4oo
courbure permaneu-
te de 0,0a de pouce.
nn * 1
L’inde* ayant été replacé sur n, les
Et au bout d’une
poids ont produit la
heure, 0 , 58 .
meme courbure qu'en premier lieu ; ou a
ensuite continué à
charger le barreau ,
vfc* *v
ainsi qu'on le voit
dans le tableau.
DE LA FONTE
'Quaml on eut retiré les poids, la pièce conserva une courbure permanente de 0,075 de pouce ; niais elle fut plusieurs heures à revenir à cette courbure. Je 11c fis pas rompre le barreau d’essai , n’ayant pas à ma disposition une quantité suffisante de poids; d’ailleurs, cela 11’aurait pas donné une mesure bien juste de la force du fer, après les essais que j’ai rapportés ; mais j’espère que le résultat de ces expériences convaincra le lecteur de la nécessité de ne pas hasarder de charge qui dépasse les limites de la force élastique de la substance employée.
D’après cette expérience ,
4 oBD 3 r£ 4 ° X 9 f X 0,21
WL‘ 200 X 27
Comparaison des expériences précédentes.
53 . Si l’on prend la valeur moyenne des expériences, depuis l’article ^2 jusqu’à l’article 5 a , on aura a = 0,0010446. On s’est servi pour calculer la première table, art. 5 , du nombre 0,001 , approximation suffisante , et qui a l’avantage de beaucoup de simplicité.
Expériences 7 , 8 et 9.