‹ Essai pratique sur la force du fer coulé et d'autres métauxChapitre 21 sur 75 · Je me propose maintenant de décrire les · texte numérisé non relu

Je me propose maintenant de décrire les

expériences directes que j’ui faites pour obtenir les multiplicateurs constans dont j’ai fait usage dans cet ouvrage. J’appelle expériences directes celles dans lesquelles on emploie des poids connus pour exercer une force de pression , sans l’intervention des moyens mécaniques , sans perte d’effet par des frottemens, ou sans courir le danger de commettre des erreurs dans l’estimation de la quantité de force; celles enfin où le dérangement des supports ne peut pas afTecter la mesure de l’inflexion , et où cette mesure peut être prise avec précision.

Le fer dont je me suis servi était de la fonte grise et douce; elle cédait aisément à la lime, et s’étendait un peu sous le marteau , avant de devenir fragile et de se rompre (1).

La première expérience a été faite avec un barreau d’un pouce d’équarrissage, fondu par MM. Dowson , de Londres ; les appuis étaient éloignés de trente-quatre pouces; les poids étaient placés dans un plateau de balances suspendu au

(i) Un degré considérable de malléabilité est une bonne qualité dans la fonte destinée à soutenir des charges, parce que le danger des fractures subites se trouve moins grand. Le fer employé était un mélange de deux parties de l’espccc dite fer de Butterly , et d’une partie de vieux fer.

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DE LA FOKTE.

milieu Je lu longueur. On augmentait la charge de dix livres chaque fois , et chaque fois on mesurait la courbure au moyen d’un iudex qui en grossissait les parties. Cette expérience a duré près de quatre heures , et , pendant qu’on l’a faite , le thermomètre n’a varié que de 65° à 66° ( i4%i5 — i5°R. ). Ou n’a porté dans le tableau ci-dessous que la moitié des observations ; on aurait dù ajouter aux poids celui du plateau , qui était de huit livres.

Il résulte de cette expérience que les flèches de courbure de la fonte sont exactement proportionnelles à la charge, jusqu’à ce que l’effort parvienne à une certaine étendue , et que ,

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alors elles deviennent irrégulières; et que celte force ou à peu près cette force occasionne une alteration permanente dans la structure du fer, et lui fait perdre une partie de sa force élastique. La même chose a lieu dans les expériences sur les autres métaux. J’en ai fait sur le fer forgé , l’étain , le zinc , le plomb , et sur des alliages d’étain et de plomb, dont l’objet était de mesurer leurs forces élastiques , et l’effort Sbus lequel ces métaux éprouvent une altération permanente.

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