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LES NÉVROSES DE L’ESTOMAC

La médecine d’observation est la seule qui soit éternelle.

( Barras , Traité sur les gastralgies et les entéralgies , ch. II. )

De toutes les maladies qui remplissent le cadre de la pathologie tant chirurgicale que médicale, ce sont surtout les maladies chroniques qui doivent attirer l’attention du praticien , qui doivent être le but de ses investigations. Tandis que , dans les maladies aiguës , il est presque toujours appelé à remplir le rôle passif d’observateur, à suivre plutôt qu’à guider les efforts de l’organisme , les affections chroniques , au contraire , lui rendent toute sa spontanéité, et demandent le développement et l’application de tous ses moyens thérapeutiques. Celles-ci amèneraient infailliblement une issue fatale , si l’on ne saisissait et ne remplissait avec promptitude les indications qui se présentent ; les autres augmentent souvent le nombre des succès de méthodes tout-à-fait différentes, peut-être même pourraient-elles guérir par les seuls efforts de la nature. Ce que nous venons de dire des affections chroniques en général , s’applique surtout à celles de l’estomac, sur lesquelles je désire appeler l’attention de mes Juges.

Recevant, d’une part, les dernières ramifications de la 10e et de la 11e paire, et de l’autre les nombreux filets émanés du centre nerveux épigastrique , l’estomac se trouve intimement lié aux principaux organes

de la vie de relation et aux nombreux viscères contenus dans les cavités thoracique et abdominale. Cette disposition anatomique explique suffisamment les nombreuses relations sympathiques qu’il entretient avec tous les autres organes, en santé comme en maladie, et l’influence qu’il exerce sur eux et qu’il en reçoit. Dans combien d’affections ne voit-on pas survenir des douleurs épigastriques et même des vomissements , sans que l’estomac soit le siège d’aucune altération essentielle, primitive ? Aussi peut-on dire que l’estomac est un des organes les plus importants de l’économie. Van- Helmont crut devoir y placer le siège de son arcbée ( pylorus rector ) , et en faire ainsi le centre et le foyer de la vitalité ; Wovard en a fait l’organe des sensations et de la pensée , et beaucoup d’autres physiologistes y ont placé le siège de différentes passions. Sans tomber dans ces exagérations théoriques, et sans lui reconnaître d’autre mérite que d’être le principal agent de la digestion , nous regardons son importance comme incontestable , et nous reconnaissons qu’en raison de ses connexions fonctionnelles ou sympathiques , il est , selon l'occasion , l’aboutissant ou le point de départ de phénomènes qu’il importe de bien apprécier.

Souvent les praticiens ont pris sa nosographie pour but de leurs recherches ; mais presque toujours leurs travaux se ressentirent des tendances systématiques et exclusives de leur époque , et n’embrassèrent qu’une des faces de la question, tantôt interprétant faussement, tantôt et le plus souvent dénaturant les faits qui semblaient s’élever contre leurs doctrines. Broussais ne voulut admettre que l’état inflammatoire de la muqueuse gastrique, et y trouva le germe de presque toutes les affections qui peuvent frapper l’organisme. Quelques années plus tard , Barras s’écriait :

« Tel est l’esprit des médecins , qu’il passe souvent d’une théorie exclusive à »une théorie opposée , sans s’arrêter à l’expérience , qui est pourtant l’ancre

»de salut des malades . » Et cependant lui aussi se laissait entraîner par

l’esprit de système , lorsque, niant presque absolument la phlogose de la muqueuse de l’estomac , il confondait les divers états maladifs de cet organe dans un seul genre d’altération, la névrose. Toutefois, cette théorie devait-elle être moins nuisible que celle de Broussais, car la thérapeutique qui en découlait était beaucoup plus douce. Quelle différence entre l’association des adoucissants aux toniques , conseillée par

Barras, et les évacuations sanguines si copieuses et si fréquentes de l’Ecole physiologique ! Néanmoins, le Traité sur les gastralgies et les entéralgies vint ouvrir une nouvelle ère à l’histoire des affections de l’estomac; c’était un premier pas vers la vérité. — Ce que nous venons de dire de Barras, nous pourrions le répéter pour M. le professeur Andral. Dans son Cours de pathologie interne , professé et recueilli pendant l’année scolaire de 1830 à 1831 , ce savant professeur établissait pour les maladies de l’estomac une nouvelle classification , qui , quoique imparfaite , ne laissait pas que de prouver une observation déjà plus exacte , plus complète. Après avoir traité des affections aiguës du tube digestif, il passe aux affections chroniques qu’il appelle gastro - entéralgies j et à propos de celles de l’estomac, il pose d’abord cinq grandes divisions :

1° Modification de la faim ou de la soif;

2° Modification de la chymification , à laquelle il donne le nom de dyspepsie ;

3° Modification de la sécrétion de la muqueuse gastrique;

4° Vomissement étudié dans ses causes;

5° Susceptibilité nerveuse , ou gastralgie proprement dite.

Puis , reprenant son deuxième groupe d’affections , c’est-à-dire celles qui dépendent d’une modification de l’acte de la chymification , il le subdivise en cinq espèces :

1° Dyspepsie par inflammation de l’estomac ;

2° Dyspepsie par asthénie de l’estomac :

3° Dyspepsie par modification de la sécrétion stomacale, tant de la sécrétion gastrique proprement dite que de la sécrétion folliculaire ;

4° Dyspepsie par innervation modifiée ;

5° Dyspepsie par modification du sang.

Cette classification est très-confuse, mal digérée; des affections de toute nature s’y trouvent groupées sous le même titre de gastro-entéralgies, et cependant plusieurs d’entre elles ne dépendent en aucune façon d’une lésion du système nerveux. Malgré le peu de méthode qui y préside, on ne peut nier son importance , car on y trouve la trace de différents états pathologiques que n’avaient encore signalés ni Broussais , ni Barras. Un regret qu’on pourrait manifester, c’est que M. le professeur Andral n’en

ait pas tiré toutes les conclusions thérapeutiques qui en découlaient naturellement ; car il est évident qu’on ne devra pas traiter par les mêmes moyens une gastralgie, une faiblesse radicale de l’estomac, ou un état pathologique de cet organe qui ne sera entretenu que par un vice dans la composition du sang. C’est surtout cette dernière considération qui décida M. le docteur Roy, actuellement médecin titulaire de l’Hôtel-Dieu de Lyon , à diriger son attention vers cette intéressante branche de la pathologie médicale. Ses recherches le conduisirent à adopter la classification suivante , qu’il professe chaque année aux nombreux élèves qui assistent régulièrement à sa visite, et qu’il m’a permis , Messieurs, de vous soumettre aujourd’hui comme sujet de ma Thèse.

Avant d’entrer plus avant en matière, nous croyons devoir avertir que notre but n’est pas de faire l’histoire complète des différentes névroses de l’estomac, ce qui demanderait des travaux beaucoup plus longs que ceux que nous avons pu entreprendre jusqu’à ce jour, mais seulement de distinguer, de classer ces maladies, en insistant sur les causes qui les produisent , et en cherchant dans ces causes mêmes les indications thérapeutiques qui seules peuvent conduire le praticien à une médication sûre et raisonnable.

Parmi les maladies de l’estomac provenant d’une modification du système nerveux , il en est dans lesquelles la faim et la soif semblent avoir seules subi quelques changements; nous les étudierons d’abord , réservant pour la fin de notre Travail l’étude de celles qui véritablement méritent le nom de névroses gastriques.

I. Maladies nerveuses qui modifient spécialement la faim ou la soif.

La plupart des maladies qui rentrent dans ce groupe sont si rares, qu’on en compte à peine quelques exemples dans la science; d’autres affectent le plus souvent une marche rapide, et ne constituent pas alors de véritables maladies ; d’autres, enfin , ne sont, dans beaucoup de cas , que l’un des symptômes de maladies que nous aurons à traiter plus tard ; aussi , avons-nous cru pouvoir nous étendre moins longuement sur leur description , et n’en donner qu’une esquisse rapide.

La faim et la soif peuvent être augmentées, et nous aurons la polyorexie ou la polydipsie ; elles peuvent être diminuées et donner lieu à Y anorexie ou à Yadipsie ; enfin , elles peuvent être altérées, et nous aurons ces désordres fonctionnels si étranges, ces appétits si bizarres , qu’on a appelés pica , malade, dtla , etc., et qu’on pourrait ranger sous les noms de allotriorexie (oiïlorpioç, étranger , contraire) et de allotriodipsie.

a. POLYOREXIE.

La faim est le besoin plus ou moins impérieux de prendre des aliments. Cet état est naturel , physiologique , lorsqu’il reste dans des limites convenables; mais il arrive, dans quelques circonstances , que ce besoin se répète si souvent , et exige l’introduction dans l’estomac d’une quantité d’aliments si considérable, qu’il constitue une véritable maladie: c’est la polyorexie.

Les personnes atteintes de cette affection sont tourmentées par une faim insatiable ; plus elles prennent d’aliments, plus elles désirent manger ; et leur estomac étant surchargé par l’énorme quantité de substances ingérées, on les voir tomber en défaillance , vomir tout ce qu’elles ont pris , ou rendre les aliments à demi digérés par des selles analogues à de la bouillie grisâtre et accompagnées de vives tranchées.

Cette maladie a reçu divers noms, ou plutôt des auteurs , à mon avis un peu trop minutieux , ont voulu lui donner autant de dénominations qu’ils lui trouvaient de complications différentes. Ainsi , ils appelaient polyphagie une faim insatiable qui porte à manger une quantité prodigieuse d’aliments, de quelque nature qu’ils soient , sans que leur abondance nuise à la santé ; la boulimie était une faim accompagnée de défaillances et de douleurs à la région épigastrique; la cynorexie , une faim accompagnée de vomissements après le repas. Cette distinction nous paraît de peu de valeur ; aussi n’étudierons-nous pas en particulier chacune de ces formes d’une même affection , qui probablement coexistent dans la majorité des cas.

La polyorexie accompagne ou suit presque toujours d’autres maladies : ainsi , on l’a observée dans quelques Bèvres intermittentes , dans des affections vermineuses (surtout celles qui sont dues à la présence du

lœnia) , à la suite de maladies aiguës qui ont épuisé tout-à-coup les forces du malade. Plus tard , nous la verrons liée à des névroses essentielles ou sympathiques de l’estomac.

Dans certains cas , cependant, le désir et le besoin extrême des aliments paraissent dépendre d’une conformation particulière de l’estomac , qui digère avec une grande promptitude les substances qui y sont introduites.

En même temps que la faim est augmentée , elle peut être altérée ; aussi voit-on dans ces cas les malades , ne trouvant pas dans les substances alimentaires qu’ils peuvent se procurer de quoi assouvir leur faim , se jeter avec avidité sur des objets de toute nature, et les engloutir avec voracité. Qui ne connaît l’histoire du fameux Tarrare , des environs de Lyon, qui mourut à Versailles en 1799 , à l’âge de 26 ans? Percy , qui l’a pris pour sujet d’un Mémoire fort intéressant, s’exprime ainsi: « Qu on » imagine tout ce que les animaux domestiques et sauvages les plus immondes »et les plus avides sont capables de dévorer , et l'on aura Vidée des goûts » ainsi que des besoins de Tarrare. »

La polyorexie est toujours redoutable à cause des suites funestes qu’elle entraîne : la fièvre hectique, le marasme , la phthisie , les obstructions intestinales, l’bydropisie, etc., sont autant de maladies auxquelles elle peut donner naissance ; aussi , doit-on la combattre de bonne heure par l’usage des moyens propres à détruire les causes qui l’entretiennent. Les anthelmintiques, dans le cas d’une affection vermineuse ; les calmants et les antispasmodiques, dans le cas d’une maladie convulsive , etc , tels sont les

moyens auxquels on aura recours. Mais si la polyorexie est survenue à la suite d’une fièvre aiguë, ou de toute autre maladie grave qui a miné les forces du malade , la méthode la plus sûre pour y remédier est de diriger convenablement le régime , de le proportionner avec l’exercice que fait l’individu , et surtout de n’introduire dans l’estomac que les aliments dont il pourra opérer l’élaboration ; sans quoi, loin de procurer la guérison radicale et de relever les forces , on finirait par déterminer une diarrhée qui bientôt amènerait le marasme et la mort. D’ailleurs, dans ce cas-là, la maladie est généralement de courte durée , et l’estomac ne tarde pas à reprendre l’exercice normal de ses fonctions , surtout si l’on a pris les précautions précitées.

Si l’on avait à soigner un sujet comme celui qu’a observé Percy , nous pensons que le médecin devrait surtout mettre le malade dans l’impossibilité d’introduire dans l’estomac aucun objet capable d’y séjourner et d’y déterminer des acccidents inflammatoires , et en second lieu , essayer de le ramener progressivement, lentement, à une alimentation moins abondante.

a'. POLYDIPSIE.

La soif extrême , et reproduite aussitôt qu’apaisée , constitue la polydipsie. La soif en effet , indépendamment d’aucune privation de boissons et même au milieu de leur abondance , peut se convertir en désir insatiable, en besoin impérieux de boire, et se montrer, quoique rarement à la vérité, avec les caractères d’une affection essentielle: c’est même dans ces conditions que ce sentiment se manifeste quelquefois isolément avec la plus cruelle énergie.

Nous ne parlerons pas de la polyd ipsie passagère et peu inquiétante , qui résulte souvent d’écarts de régime , de l’insolation , de cris prolongés, de veilles, etc....; mais, comme nous l’avons dit, quelques exemples montrent la soif avec des caractères beaucoup plus graves. Dans une thèse soutenue à Paris en 1815, M. Marchai a publié une observation de la plus cruelle polydipsie. Un militaire fut pris de choléra-morbus ; à la suite , il lui survint une soif inextinguible , accompagnée de chaleur et de rougeur à la gorge. Il entra à l’hôpital de Metz , où on le voyait, allant assez bien du reste , parcourant les cours , se désaltérant à toutes les fontaines , et pouvant à peine transporter chaque soir auprès de son lit son énorme provision d’eau pour la nuit. Il sortit de cet hôpital après trois mois d’un traitement infructueux , et il rejoignit son corps, portant dans son sein le feu dévorant d’une soif que rien ne put éteindre, et qui finit par le consumer.

Heuermann fait aussi mention d’une soif très-vive , provoquée subitement par l’ingestion d’une boisson froide pendant un paroxysme fébrile , et qui se prolongea sans autre accident pendant toute une année , après quoi elle disparut.

Dans les cas que je viens de citer , la polydipsie existait seule ; mais la soif démesurée peut encore exister comme symptôme : ainsi , dans les

hydropisies , dans le diabète, d’où la dénomination de soif diabétique consacrée par quelques auteurs. On la retrouve encore dans la plupart des phiegmasies chroniques, des fontes purulentes des organes, et dans le dernier degré des dégénérescences tuberculeuses ou cancéreuses : la soif fait alors jusqu’à la mort le cruel tourment des malades.

Essentielle ou symptomatique, la polydipsie est toujours grave, quand elle est de longue durée , ainsi que le prouve l’observation de M. Marchai. Mayer ( 1722) établit ainsi le pronostic de la soif dans les hydropisies : « Sitis nunquàm ferè lœtum prœbet signum in affeclibus hydropicis ; ità magis »aucta , majus eliam portendit periculum. »

Ce que nous avons dit pour le traitement de la polyorexie , nous le répéterons pour celui de la polydipsie : combattre les causes probables , habituer peu à peu le sujet à satisfaire la soif moins fréquemment; telle est la double indication qui s’offre au praticien.

b. ANOREXIE.

L’anorexie s’observe assez fréquemment, mais à différents degrés ; elle peut être de longue durée et essentielle, ou momentanée et symptomatique ; elle peut porter sur toute espèce d’aliments ou seulement sur quelques-uns. Que de malades , surtout du sexe féminin , éprouvent de l’inappétence, du dégoût pour les nourritures animales !

Il est à peu près établi que l’anorexie et même l’abstinence complète sont des états plus particuliers à la femme ; tandis que la polyorexie et la polyphagie se retrouvent plus souvent chez l’homme.

Les exemples d’une abstinence long-temps prolongée sont les seuls qui doivent nous occuper ; on en trouve un assez grand nombre , qui nous ont été transmis par des observateurs si habiles , qu’il n’e*st guère permis de les révoquer en doute. Presque toujours ils ont trouvé cette maladie chez des femmes atteintes d’une lésion particulière du système nerveux , et chez lesquelles les fonctions de décomposition étaient dans une inertie pour ainsi dire absolue, ainsi que le prouvaient la sécheresse de la peau, l’absence des évacuations intestinales, de toutes les sécrétions muqueuses, de la menstruation , celle même de la sécrétion urinaire. Dans quelques cas où celte sécrétion persistait, elle ne consistait qu’en un liquide limpide,

sans couleur, odeur ni saveur, dans lequel on ne pouvait trouver aucune trace sensible de matière animale. On conçoit donc que dans cet état remarquable du corps, où il ne se faisait aucune déperdition, la réparation cessait d’être nécessaire. Au reste, ne voit-on pas les animaux hibernants plongés pendant six et sept mois dans le sommeil, et privés pendant ce temps de toute espèce d’aliments?

Une des observations les plus extraordinaires de ces longues abstinences , est celle d’une fille de Confolens , publiée en 1621 par Citois , médecin de Poitiers. Cette fille a passé trois ans entiers, depuis l’âge de 11 ans jusqu’à 14, sans prendre aucun aliment. — Les Mémoires de l’Académie des sciences de l’année 1761 contiennent un cas d’abstinence qui dura quatre ans, chez une fille des environs de Beaune de dix ans et demi, à la suite d’une maladie très-grave.

Ce qui est surtout remarquable dans ces deux observations, c’est que l’abstinence a eu lieu à une des époques de la vie où le corps prend le plus d’accroissement.

En 1684, un fou qui croyait être le Messie , voulant surpasser le jeûne miraculeux de Jésus-Christ , s’abstint pendant 71 jours de tout aliment; il ne but même pas d’eau , il ne fit que fumer et se laver la bouche; pendant cette longue abstinence , sa santé ne sembla éprouver aucune altération ; il ne rendit aucun excrément. L’auteur qui rapporte ce fait cite celui d’un potier de terre de Londres, qui dormit 15 jours de suite sans avoir été affaibli par le défaut de nourriture : il lui semblait n’avoir dormi qu’une nuit.

Comment expliquer de pareils faits? Quelle conduite doit tenir le médecin ?

b'. ADIPSIE.

La soif peut aussi être diminuée ou complètement nulle.

M. Bouffart, dans sa Thèse soutenue à Paris en 1804 , rapporte l’observation d’une demoiselle de 22 ans, qui passait des mois entiers sans boire, se portant bien du reste. Dans d’autres exemples, 1 ’adipsie se trouvait réunie avec l’inappétence des aliments. — Lorsqu’elle survient dans le cours des maladies chroniques , la cessation complète de la soif indique assez constamment leur longueur et leur opiniâtreté.

Dans ces cas encore , le médecin doil-il agir ou laisser la nature se charger seule de rétablir l’équilibre des fonctions modifiées?

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