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N. — Mais [le mois d'août est derechef marqué par une crise de démagogisme violent, doublé de patriotisme exalté]. |
Le 1} août « Eh bien soyons terribles, faisons la guerre en lions ».
Le 13, « Après la gloire de donner la liberté à
la France, après celle de vaincre ses ennemis, il n’en
est pas de plus grande que de préparer aux générations futures une éducation digne de la liberté... Après le pain, l'éducation est le premier besoin du peuple... Mais que doit faire le législateur ? Il doit concilier ce qui convient aux principes et ce qui convient aux circonstances... Sans doute il faut respecter la nature même dans ses écarts. Ne calomnions pas ceux qui les premiers ont fait plus que nous ».
Et le 5 septembre, « Attachez à la possession d’un fusil un prix tel que le citoyen préfère la mort à la perte de son arme.
Annoncez la ferme résolution d’avoir autant de fusils, et presque autant de canons, que de sans-culottes. ;
Il faut multiplier l’action du Tribunal Révolutionnaire, il faut qu'il soit divisé en un assez grand nombre de sections, pour que tous les jours, un aristocrate, un agent des puissances coalisées paye de sa tête, ses forfaits.
Que le peuple voie tomber ses ennemis, qu'il voie que la Convention s'occupe de ses besoins, que
s’ occupe a + son Sn Se ce Tous les dicours de cette période produisent alors une forte i impression, et le 6, on le juge de nou- | veau capable d'action, alors un député demande, 4 «que malgré lui, il soit adjoint au Comité ». | Après mure réflexion il répondra. «Je ne serai. d'aucun Comité mais l’éperon de tous». Ne Hélas, le jour où il prononce ces paroles, A disparait encore une fois. — Il n'y a plus d éperon, il
n'y a plus même de Danton SNS ee
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O. — Pendant plus de + mois, il déserte sa place
à la Conventioni, il est officiellement « malade ». De
__ quelle affection, on ne sait.
Il loue une maison à Choisy, et se rend aussi à
Sèvres chez les Charpentier.
Suberbielle raconte qu'à une visite qu’il lui fit, alors qu’il pensait haut : « Ah ! si j'étais Danton ! » — « Danton dort — gronda le tribun — oui, mais il se réveillera ».
Il se disait « saoul des hommes » et « avait besoin de fuir les hommes pour respirer ».
Pendant ce temps, il était vivement préoccupé
par le sort des Girondins, et celui de la reine qui ve-
nait d’être transférée à la Conciergerie — mais il ne tente rien pour les sauver.
Le 13 octobre (21 vendémiaire), il écrivait à la Convention : « Délivré d’une maladie grave, d’après l’avis des gens de l’art, j’ai besoin, pour abréger le temps de ma convalescence d’aller respirer l’air natal : je prie en conséquence la Convention de m’autoriser à me rendre à Arcis-sur-Aube. Il est inutile que je proteste que je reviendrai avec empressement à mon poste, aussitôt que mes forces m permettront de prendre part à ses travaux. »
Il semble que chez lui, son temps soit partagé entre la promenade, son jardin, ses terres, la chasse et la pêche. Il se rend aussi chez le notaire, acquiert des terrains pour arrondir son domaine.