‹ Essai statistique sur les bibliothèques de VienneChapitre 22 sur 37 · CHAPITRE Vm · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vm

Comparaison de la Bibliothèque Impériale

aveo les plas grandes Bibliothèques da Monde anciennes et modernes*

Le tableau que nous allons donner oflfre les plus grandes bibliothèques du monde actuellement exi« stantes. Connaissant avec assez d'exactitude le nombre de volumes qu'elles contenaient il y a quelques années, nous avons essayé d'estimer approximativement celui qu'elles contenaient à la fin de l'année 1833. Nous en avons exclu toutes les bibliothèques qui ne comptent pas 150,000 volumes, quelle que fût leur célébrité ou leur importance. Voilà pourquoi le lecteur ne doit pas y chercher ni les bibliothèques VaticanSj Laurentienne j Ambrosienne/ ni celles de Vlnstitut Hot/al de FrancCj de l'Académie des Sciences de St. Petershourg j des Universités de Bologne j de Turinj de Prague et de Leipzig^ de Glasgow j de Dublin J de Christiania etc. etc.; ni aucune de ces bibliothèques précieuses, que possèdent la HoU lande , la Belgique , la Suède , la Suisse , ainsi que plusieurs villes de la France, de l'Allemagne, de l'Italiei et quelques unes de l'Espagne , du Portugal et des' , Etats-Unis. Ces dernières, ordinairement très remar^ quables par le choix de leurs livres , sont bien loin de pouvoir être comparées aux bibliothèques de l'Eu* rope, même à celles du cinquième rang, sous le rapport du nombre de leurs volumes. Il n'en pouvut pas être autrement, tous ces établissemens au-delà de l'Atlantique étant d'une origine trop récente pouV

avdr pu rassembler un grand nombre de volmnes. Nous dirons même que nous ne connaissons aucune Inbliothèque de l'Amérique, qui compte plus de 50,000 volumes. Ce dernier nombre , que dans un autre ou^* vi-age, nous ayons accordé à la BibUothèque Impèrude de Rio -de- Janeiro j n'étant qu'approximatif, nous avons même des raisons .pour le crobe tant soit peu exagéré. Nous empruntons à notre travail encore manuscrit^ le tableau suivant, qui n'est qu'u^firagmenl; de la statistique des principales bibliothèques du Nouveau Mondé ; il offre les six bibliothèques les plus considérables de l'Union, calculées pour la fin de l'année . 1833. Une partie est empruntée à l'excellent ouvrage, «que Mr. Worcester publie tous les ans, en compagnie d'un autre savant estimable, sous le titré modeste ^ American Almanac ; nous devons le reste à l'amitié de Mr. de Nagy, qui, comme nous l'avons dit ailleurs , vient de les visiter.

TABIiBAU STATISTIQUE

des principales bibliothèques de FUnion.

NOMS DES NOMBRE Dfi$

T1I.I.SS BIBLIOXHi^TTES* TOLITXXS.

PpiLADELPHiB. Bibltothèque Longantan 42^000

Cambridge. BibL de V Universife'(Collége de Howard) 40,000 Boston. • • • Bibliothèque de VAtJj^énée ••••«•• 26,000 New -Tore. Bibliothèque de V Athénée " 25,000

Washington. • Bibltothèque Naiionnle, ou du Congrès • • 16,000 Gfi ARLESTON (Garol. Mérid.) * Bibliothèque de la Société 15,000

On nous opposera peut-être que la BibUothèqtM Royale de Stockholm ne contient pas moins de 250,000 volumes imprimés et 5,000 manuscrits selon les iVor tices Historiques sur les Bibliothèques anciennes et modernes publiées par Mr. Bailly en 1828.^ /et que ce savant bibliothécaire vient de reproduire dans

le Journal de la Société Française de Statùtiqmê UniverBette / que Mr. Huot^ dans la 2. édition dm Précis de Matte-Brunj ne donne à la Bibliothèque des Avocats à Edimbourg que 70,000 volumes , en y comprenant même ceux de la Bibliothèque desiVof aires et d'une troisième qu'il ne nomme j^; que niMr. Bailly, m. Mr. Villenaye, dans leurs StottsUques des 'principales Bibliothèques anciennes et modernes j tout en décrivant la célèbre Bibliothèque Ambrosienne^ ne citent seulement pas celle deBrera/ que si, par erreur nous avons été le premier en 1822 à accorder à cette dernière, contre l'opinion de tous les géographes et statisticiens , 140,000 volume, et si nous avons été suivi en cela par le savant Mr. de Malchns , il est absurde d'en porter le nombre au* jourd'hui à 170,000; que nonssonmies aussi le pre^ mier qui, par une impardonable exagération,, faisons monter au-delà de 430,000 les seuls volumes imprimés de la Bibliothèque Impériale de St. Petersbourg, lorsque un document officiel, reproduit par les journaux, n'évaluait en 1831 qu'à 273,776 le nombre de ses volumes imprimés ; qu'il est ridicule , pour ne pas dire absurde, d'assigner 150,000 volumes aux deux Bibliothèque de Jedo et de Miako j sur les* quelles on n^a aucun renseignement, et d'en accorder 280,000à la Bibliothèque Impériale de Pekinj lorsque les savantes recherches, faites par Mr. Vilienave sut ée sujet, n'ont abouti qu'à lui faire découvrir deux seules bibliothèques d'environ 30,000 volumes, qu'il regarde commeles plus considérables de toute la Chine; que l'on voit avec surprise que nous ne faisons aucune mention ni des grandes Bibliothèques de Constoftiinople, de Maroc et de FeZj pas même de h

Bibliothèque éthiopienne j conservée dans le monagière de Sie, Croix, flituë Nur le mont Amara en Abyssinie, dont la tradition fait remonter Torigine jusqu' à ]â reine Saba contemporaine de Salomon ; bibliothèque à laquelle , il n^y a pas trois siècles , on accordait dix fmlliona - cent mille t>olumes j tous , à ce qu'on assure , écrits sur parchemin et renfermes dans dee ëtuis de soie.

Quelques fortes que soient ces objections, nous ne sommes nullement embarrasse d'y répondre; car nous avons des faits positi/s et d'imposantes autoritës à leur opposer.

* La Bibliothèque Royale de Stockholm compte à peine le cinquième des livres imprimes que lui accorde le savant , qui est à la tète de la bibliothèque de la Ville à Paris. Sans l'abaisser aux 20,000 volumes, que lui donnait Peignot dans sou dictionnaire de Bibliolojgie , ou même la rëduire aux 40,000, que lui accordait le savant Ubert en 1823 , nous lui donnerons 50,000 Volumes imprimes et 3,000 manuscrits , diaprés les prëcieux renseignemens sur plusieurs branches de la statistique de la monarchie Norv^gieno-Suëdoise , que nous devons à la bienveil* lance de Mr. le comte de Lowenhielm, ambassadeur du roi de Suède à Paris en 1829. C'est dans ces mêmes notes que nous trouvons que la Bibliothèque de l'universitë d'Upsala, qui est la plus riche de tout le royaume, comptait à la même ëpoque 80,000 volumes et plusieurs milliers de manuscrits. Ces évaluations sont presque identiques à celles que nous avons reçues d'autres Su($dois très-distinguës , qui ont bien voulu nous aider de leurs lumières dans la rédaction de notre Abrégé de Géographie.

La BiblkfthhiiUê des Avocats k Edimbourg; est la première de l'Ecosse ; elle est très richement dotée ) et reçoit wi exemplaire de toutes les publica-» tiens qvi ont lieu dans le Royanme-Uni. Ces circonstances nons ont engage à adopter l'évaluation de Mr. Stark, auteur de l'intéressante description' pittoresque de cette ville, publiée en 1831 ; estimation qui ne diffère p^ beaucoup de celle de Ohamber, qui doit se rapporter à quelques années antérieures ; elle est presque identique à celle, qu'un observateur très* instruit et très-judicieux, Mr. de Nagy, vient de nous fournir. Devant des faits aussi positifs, les estimations approximatives et déjà surannées des compilateurs de géographies et de tableaux statistiques ne sont et ne peuvent être d'aucun poids.

Ce n'est, ni d'après les descriptions de Milan faites par des touristes j ni d'après celles qu'on trouve dans des vieux guides des voyageurs, ^ue dès l'année 1822 noué avions porté le premier à 14^0,000 le nombre de volumes de la Bibliothèque de Breraj entièrement oubliée ou à peine mentionnée dans les tableaux statistiques ; mais, c'est d'après des informations que nous^ avons prises nous même lors de notre séjour dans- cette capitale. Maintenant nous les portons à 170,000 d'après les renseignemens positifs, que son savant bibliothécaire , Mr. le conseiller Gironi, vieitt de nous fournir par l'intermédiaire de notre «stinwble ami Mr. le colonel Vacani, le célèbre hi-

^torien des Campagnes des Italiens en Espagne ^ •

*) Cet ouvrage, 'dont la presse périodique de France, d'Allemagne et d'Italie a fait les plus grands éloges , a valu a Mr. Vacani des bagues de diamans^ des médailles dW et

Le cèle infiitigable et les connaissances variées de Mr. Gironi , qui depuis plusieurs annëes est à la tête de ce magnifique établissement, une des créations de Marie Thérèse , l'ont rendu la première bibliothèque

des distinctions flatteuses de la part de presque tous les souverains de TEurope. Sa Majesté l'Empereur François L9 informé par un rapport de S. Exe. Mr.. le comte de KoIlowrat, ministre dîStat et des Gonfôrences, de la position difficile à laquelle sa publication avait réduit l'auteur, vint à son secours avec un trait de munificence vraiement impériale. Non seulement il lui fit présent d^uno bague superbe de diamans ornée de son cbifFre, mais en ordonnant qu^on lui payât immédiatement la somme de 93,220 francs , valeur de tous les exemplaires restans de Tédition, il délivra ainsi d'un coup le savant auteur des poursuites de ses inexorables créanciers, en le dédommageant en même temps des pertes considérables que lui avaient causées les contrefaçons do Florence.

Nous saisissons avec empressèrent cette occasion pour payer le tribut de notre reconnaissance à la mémoire de Pauguste Monarque qui vient de descendre dans le tombeau , et nous le faisons d'autant plus volontiers , que ce qu*il a fait pour nous otpourM. Vacani, démontre combien sont dans Terreur ceux qui lui reprochent de n'avoir rien fait pour les sciences et pour ceux qui les cultivent. A la suite de deux rapports faits par Mr. le prince de Metternich et par S. Ex. Mr. le comte de KolloTvrat sur nos ouvrages et sur la position gênée où nous nous trou vione après vîi^gt-cinq ans de travaux scientifiques les plus assidus et honorés des suifrages unanimes des savans et du publie, ce Monarque nous fit payer les arrérages d'une pension , auxquels nous n'avions pas droit de prétendre à cause de notre séjour prolongé hors do l'Empire d'Autriche, nous appela A Vienne avec le titre de conseiller impérial et, en nous accordant une solde convenable et en nous laissant dis* poser de tout notre temps, il nous mit à même, non seulement de remplir les engagemens que nous avions contractés avec les libraires de Paris, mais il nous mit en état d*exécuter d'autres importans travaux scientifiques que nous nous étions proposé d'entreprendre , et qu^il nous aurait été impossible de faire avec les moyens bornés, dont nous aurions pu disposer en vivant en Italie.

de l'Italie , non seulement pour le nombre de ses ro* Imnes, mais aussi par leur judicieux choisi^; car Mr. Gironi, dans toutes les acquisitions, s'est toujours propose d'acheter de •préférence tous les lÎTres les plus utiles, et particulièrement ces coûteux ouvrages, dont l'achat est au-dessus des moyens des professeurs et des simples particuliers. C'est sous ce rapport, conime aussi sous celui d'être parfaitement au courant de tout ce qui concerne les sciences et les arts, et d'avoir un double catalogue par auteurs et par matières parfaitement rédigé, qu'on doit la placer si haut, non seulement parmi les bibliothèques de l'Italie, mais aussi pamli les plus grands établissemens de ce genre que possède l'Europe. Nous rappellerons que si l'on voulait réunir à la bibliothèque de Brera la Bibliothèque annexe au cabinet des médailles^ celle qui appartient à V Académie des Beaux -arts et celle de V Institut Impérial et Royal des sciences^ bibliothèques toutes établies dans le même édifice et regardées conmie formant des parties de la grande bibliothèque publique., ce dernier établissement ne compterait pas moins de 200,000 volumes; ce qui explique le grande différence existante entre l'évalua- " tion donnée par Mr. Gironi et celle de Mr. Rampoldi, que nous avons mentionnée à la page 38.

Si nous sommes le seul qui portons si haut le nombre de volumes de la Bibliothèque Impériale de St. Petersbourg^ c'est, qu'on nous a assuré ,* que la grande bibliothèque de Varsovie et une partie de celle du prince Czartorinsky , naguère existante à Pulawy, venaient d'y être réunies. En effet si on ^oute ces deux masses de livres aux 278,262 volumes que cet établissement possédait eh 1832 9 selon l'extrait du

rapport olHciel du Ministère de Plnstrnctionpublique, dont nous devons la communication à l'obligeance de Mr. Klaproth, on aura une somme qui sera plutôt an-dessus qu'au dessous du nombre que nous lui avons assise dans le tableau à la page 71.

Il y a au Japon, nous écrit le savant et consciencieux Mr. Siebold, qui en est revenu riche d'une foule de faits, nouveaux et de précieuses collections, en répondant aux questions que nous lui avons adressées il y a au Japon beaucoup et de riches bibliothèques. Elles appartiennent aux princes , aux grands et aux monastères. Outre les ouvrages imprimés dans l'empire , elles contiennent un grand nombre d'ouvrages chinois anciens et modernes, et même des manuscrits japonais et chinois très-rares, des cartes géographiques, des plans topographiques et des dessins d'histoire na- . turelle. Quelques amateurs possèdent même des collections remarquables d'ouvrages européens , principalement hollandais , concernant l'anatomie , la médecine, les voyages, l'histoire naturelle, et une foule de dictionnaires scientifiques et de langues. Le commerce de la librairie joue un rôle important dans cet empire. On peut dire qu'à Miako, Jedo, Oosakà, et Oowari , où se trouvent les plus grands établissemens xilographiques, on imprime annuellement près de cinq à huit mille petits volumes , planches , cartes géographiques, etc. Les Bibliothèques les plus célèbres sont celle AviSjogùun ou de l'Empereur civil, à Jedo et celle du Mikado ou de l'Empereur eccle* siastique , à Miàko. Les princes de Safsuma et de Kiisju possèdent en outre de grandes collections dé livres ; celle du dernier renferme entre autres un ouvrage manuscrit moderne sur l'histoire naturelle

de tout l'Empire , tellement d^taillëe, que 1^ seules planches qui en dépendent fonnent 800 volumes in -8.; elles représentent une infinité d'objets différons, sont coloriées et ont été exécutées par les meilleurs artistes du Japon. Malgré Faccumulation de tant de richesses bibliographiques et la grande activité de la presse, qui tend à les augmenter tous les ans, le voj^ageur célèbre, auquel nous devons ces intéressantes communications, n'a pas osé assigner a aucun de ces grands établissemens un nombre de volumes même approximatif. Tout en louant sa réserve, qui mériterait d'être imitée par bien des voyageurs et des géographes , qui par des assertions hasardées traorchent sur les questions les plus diflficiles , auxquelles parfois ils sont complètement ëtnmgers, nous n' hésitons pas à estimer à près de 150,000 le nombre de volumes de chacune des deux Bibliothèques Impériales de Jedo et de Miako. Ce que nous venons de dire rend ces évaluations extrêmement probables, et nous ne connaissons rien qui pourrait raisonnablement leur être opposé.

Nous respectons les résultats des savantes recherche^ de Mr. Villenave sur la richesse des principales bibliothèques de la Chine ; mais nous persistons à donner encore au^moins 280,000 volumes à la Bibliothèque Impériale de Pékin y cette estimation ,. que nous devons au célèbre orientaliste Abel Remusat, enlevé trop4ôt à ses nombreaux amis et aux sciences historiques , dont il promettait de reculer les bornes, se trouve consignée dans notre Abrégé de Créographie et a déjà reçu la sanction du premier cinologue vivant, de Mr. Klaproih, qui a revu toute la description de l'Asie contenue dans cet ouvrage^

où en nombres ronds on l'a estimëe à SOO^OOO volumes, tnaanmui^Jies nombres-Hmites (28O9OOO et 300,060) fixes par Abel Remusat.

Un illnstre orientaliste, Mr. de Hammer, qu'on trouve toiqours' au premier rang lorsqu'il est question de ce qui concerne l'Empire Ottoman , viemt de résumer en chiffres toutes les richesses bibliographiques de Constantinople , qui ont été si étrangement exar gérées. Dans la première édition de son Histoire de cet empire , Mr. de Hammer nomme les 40 bibliothèques que possède actuellement sa capitale, en enumère les richesses, et fait observer que la plupart ne comptent que 2,000 volumes, quelques-unes 2,500; et que la somme de toutes leurs richesses bibliographiques n'en offrirait pas pins de cent mille. •

Que dirons nous de la grande Bibliothèque de Fez y de celle de Maroc et de la merveilleuse Bihlio^ thèque abyssinienne^ A l'égard des deux premières, nous engageons le lecteur à lire le Voyage éfAH - Bey et sur tout le Specchio geografico-statistico deW Imper o diMarocco que Mr. Graeberg deHemso vient de publier; ouvrage dans lequel ce savant célèbre a fait justice de toutes les absurdités que les géographes^ et les littérateurs débitent encore sur des trésors littéraires , qui depuis des siècles ont été dispersés. Malgré le grand nom de Kircher , nous reléguerons dans les Contes des Mille et une Nuits tout ce que Ton deTbite de merveilleux sur la Bibliothèque du couvent de St. Croix et sur ses dix millions-cent mille volumes.

Quant à ji' évaluation des deux plus grandes bibliothèques d^ Alexandrie j de VUlpienne à Rome m de la Bibliothèque des Kadis à Tripoli de Syrie,

et de celles des KhaUfs au Caire et à CordaUBj nous prions le lecteur de méditer sur ce que nous dirons plus bas en parlant des plus grandes bibliothèques de l'antiquité.

Mais on ne peut parler de ces vastes collections de manuscrits,' sans penser inyolontairement à la plus grande masse de papier écrit qui ait été encore rassemblée dans un seul édifice. Nous voulons parler des Archivée générales de Venise j réunies depuis quelques années par ordre de l'empereur François I. dans le ci-devant couvent des Frarij avec une dépense de près de SOO^OOO francs. Ce superbe établissement, unique dans son genre, se compose de 1,890 archives différentes^ déposées en 298 salles, salons et corridors, et ne compte pas moins de 8,664,709 volumes ou cahiers , contenant environ 693,200,000 feuilles. Si on voulait les réduire à volumes de deuxcent feuilles chacun, afin de pouvoir les comparer sous ce rapport matériel aux plus grandes bibliothèques du monde, ou trouverait que ces archives n'en auraient pas moins de 3,466,000 ^) !

1) Vojcz dans l'Appendice la Statiatique dos ces ArcbÎTes.

TABI^BAU COnPAAATIF

ûes plus grandes Bibliothèques da Globe ^arnoieniies et

modernes.

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