‹ Essai statistique sur les bibliothèques de VienneChapitre 25 sur 37 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Statistique des antres bibliothèques publiques et particulières de Vienne.

Mais il est temps que nous pariions d^autreg bi* bliothèques publiques et particulières , qui rendent $ii intéressant pour les savans le séjour de Vienne.

Nous les partagerons en deux classes, savoir:

1^. Bibliothèques ouvertes au public sans aucune distinction*

2^. Bibliothèques particulières.

Bibliothèques publiques.

Outre la Bibliothèque Impériale j Vienne ne possède qu'une autre seule bibliothèque qui soit entièrement publique; c'est celle de t Université.

Bibliothèque de l'Ukitersite. C'est surtout lors de la suppression des couvens sous Joseph II. que cette bibliothèque reçut le plus grande nombre de ses livres. l)ep'nis 1806 elle reçoit un exemplaire de tous les ouvrages imprimés dans le gouvernement He la Basse-Autriche. Les branches où elle est le plus riche sont la medicine, l'histoire naturelle et la théologie ancienne.' Nous remarquerons que c'est la plus fréquentée de toutes les bibliothèques de Vienne; car en été le nombre de ceux qui la visitent varie de 120 à 150 personnes par jour; ce nombre monte quel- ' quefois à 200 pendant l'hiver.

Bibliothèques particulières.

I Cette classe en offre une grand nombre. En coni' parant d'abord entr' eux les faits recueillis par MMr.

Bockh, Schmidl^ Pezzl, Blumenliiach el ^«chkichka, ensuite avec ceux que !nous avons ipii nous pj&eui^é^ de plusieurs savans auxquels nouS; nous ^omme» ^d^ dresse, nous trouvons qu'on pourrait jportei à 40 4e nombre de ces bibliothèques, en nie tenant pas bdmpte de plusieurs autres qui leur sont iÀfëriéurès, ^Oit^ pàile nombre de leur*^ volumes, soitr par le choix, la rareté etPimportance des ouyrages'ddnl elles se eom-^ posent. Mais avant d'en décrire les plus importantes, nous devons indiquer les trois catégories entre, lesquelles nous nous proposons de les classbr: Nous crè* yons donc qu'on pourrait y distinguer :!

1®, Les Bibliothèques particvlières oti spéciàtes apparu tenantes à des corporations religieuses ^^èi des sociétés Irfté^ w^aires, à des établîssemens d^ instruction ^ ou à d^s adjfiinistrattons publiques, /

2^. Les Bibliothèques particulier^^ âp^artenatites au sè^ fjérain régnant et |iux membres de son a^gufstfi fan^lUl^^ I • t

8^. Les Bibliothèques particulières proprement dîtes. Celles-ci appartiennent à dé simples particuliers dans toutes tes classes aisées de la société.

Parmi les bibliothèqfies appartenantes à la prer niière subdivision nous nous bornerons à donner quelques détails sur les suivantes :

Bibliothèque DES Feues SBftyiTEs(Serviten) . C'est la plus grande de celles qm appairtiennent à des coi> porations religieuses. Elle est riche surtout en ou* vrages de théologie , de droit canonique et d'histoire ; elle compte aussi quelques centaines cVincunables.

BiBLioTEQDB MIS AuGusTUi9 (Augustiner). C'est une des mieux composées parmi celles qui appartiennent à des corporations religieuses ; elle sert surtout a l'usage de l'Institut créé depuis quel(|ues années pour l'instruction supérieure des prêtres séculiers^ Outre

iei plus imporians ouvrages de théologie ancienne et moderne, et les meilleures éditions des Pères de PEglise , elle possède plusieurs manuscrits rares et plnsienis incunables

BiBUOTHliqUB SB L^ABBATB BBS BbBBDIGTIKS EcOSSAlS

(Schotten) • Ses livres sont assez bien choisis pour les études de ceux auxquels ils doivent servir. Cest la théologie et l'histoire qui en offrent le plus grand nombre.

Bibliotbe^ub BBS Abghivbs Militaibbs (Krieg^s- Archiv) • Elle forme une des trois divisions du magnifique et utile établissement créé en ISOl par l'Empereur défïmt, d'après le plan tracé par S. A. I. l'Archiduc Charles , dans le but de rassembler, de coordonner et de conserver dans un même local tout ce qui concerne les sigets militaires , afin de faciliter les recherches de ceux qui doivent écrire l'histoire des campagnes passées , tracer le plan de celles qu'on serait dans le cas de £iire , et conserver tout ce que l'art militaire ofire de plus remarquable.

La Btbliothèqtie j qui forme la première division, est très-bien choisie. Malgré son origine ré-i cente , elle ne compte pas moins de 6,626 ouvrages sur toutes les branches de l'art militaire et des sciences qui en dépendent; telles que les mathématiques, bi géographie, la statistique, l'histoire, les voyages, etc. Elle possède en outre une belle collection de journaux et un catalogue dressé scientifiquement en 20 gros volumes in-folio. 8a direction est confiée à un savant laborieux , à Mr. le major Scliels , justement rrnommë par plusieurs ouvrages et entre autres par I;i publication de t Histoire politique et miUlaire de VEmpire é^ Autriche en lOvolume», et par la rédac-

lion du Journal JMStitaire Autrichien (osterreichi- 8che militarlsche Zeitschrifi) . .

La seconde division est destinée aux C(tirfo^ itnprimées et manuscrites. Les premières monteijt à plusieurs milliers et composent près dp Sf^POO ouvrages différens , sans compter 73 Atli^ ^)k

La troisième division ne coiftiei|t qi^e les moitti** scrits et les actes relatifs aux coitnpagnesj parmi lesquels on trouve ^e précieux documens, entr^ autres

}) Nous ne pouvons mentionner cette riche collection sans penser involontairement aux deux Bureaux Topogra» phtques de VEUtt il/nr/or, dirigé par Thabile et savant lieutenant général comte Rot]ikirch, existans l'un à Vienne ot Vautre à Milan, I^es cartes, qui sortent de leurs atteliers, rivalisent par l'exactitude des détails, parla beauté du dessin et par le fini de la gravure avec tout ce que la France et l'Angleterre ont produit do plus beau et ^e plus parfait en ce genre. C'est avec une liaison parfaite entre les réseaux trigonometriques do tous le pays limitrophes, que Tîm* mense travail du cadastre prQcéde Urgemcnt, qu'il s'étend successivement sur tous lés pays de la j\(onaircbie Autrichienne, et qu'on en publie sur une grande échelle des réductions basées sur les nouvelles méthodes. Le public est déjà en possession des superbes cartes de l'Autriche , du Tyrol , de la Styrie , tandis que le grand Atlas de la mer Adriatique et la ^lagnifique carte de la Lombardie , pu.bliécs récemment à Milan sous la direction du généval Campana, son|; regardés pan les gens de T^rt oomqie de vérirablcs modèles de gravure topographique. Des juges tréscompétcus ont déjà hautement proclamé le mérite des Bureaux Toppgraphiques de Vienne et de Milan entre autre U Jltblioihèques Universelle de Genève et le Mémorial du Dépôt de la guerre. Le jugement de ce dernier a d'autant plus de poids , que c'est un recueil précieux , rédigé depuis plusieurs années par Télite des géographes français, où sont consignés régulièrement les préceptes et les méthodes les plus propres à diriger les opéeàHons des officiers en campagne et le résultat des grandes opérations c/Tçcluccs.

des manuscrits des célèbres capitaines Montecaccoli et prince Eugène de Savoie.

IBiBLioràkqvE de l^Acadbmib TniaEsiBNBiB (Theresianische) . L'histoire, la géographie, l'histoire natnreOe et la littëratore classique sont les branches les plus riches. Elle compte près de 700 incunables, dont quelques uns sont ranges parmi les plus rares. Mais les ouvrages modernes y sont en petit nombre.

BiBUOTHÈqiJB DE L*Ih8T1TUT PoLTTECHHiqi7B. Elle

forme une des principales collections qui ornent ce magnifique établissement, fonde en 1815 par l'Empereur dëfijnt pour faciliter les progrès et le perfectionnement du commerce 9 de l'industrie et de l'art de l'ingënieur civil. Bien qu'elle ne compte que quelques années d'existence , elle possède dëjà 3,410 ouvrages^ tous trèfikbien choisis et offrant tout ce qui a été publie de plus important dans les principales langues de' l'Europe, sur la physique, la chimie, les mathënuUiques pures et appliquées, la mécanique, l'architecture, la technologie dans toutes ses branches, la connaissance des marchandises et la science du commerce. Elle possède aussi les principaux journaux publies sur les sciences et les arts enseignés dans l'établissement. En 1834 elle en comptait 106, dont 60 en allemand , 20 en français , 20 en anglais et 6 en italien. Le savant Mr. Prechtl , qui est à la tête de cet établissement , dont il a dirigé l'organisation, est aussi le rédacteur principal du célèbre journal pu^blié sons le titre df Annales de VlnstittU Pohfteeh' nique et auteur de VEncyclopédie Technologique qu'on publie a Stuttgart.

BlBLlOTHÈqUB DK h" XçAPhMUA JoftBPHIlKB. QuoiqUe

peu nombreuse, elle est remarquable par le choix

de ses ouvrages qui offrent les principales pttbiications rdiatives àla médecine, à la chirurgîe,''à Panatomie, àla botanique et à 'l'histoire naturelle.

BlBLIOTHÈqTiE DE L^AfeADÉiilIB 11 ES LANGUE JS ORIENTALES.

Maigre le petit nombre de siés volumes, c'est Une des plus remarquables ][>ar s'a spécialité et par l'époque de sa fondation, qui remonté à l'année 1754, lorsque Marie Thérèse créa cet institut.destiné à former douze jeune-gens dans la connaissance des langues de l'Orient et même à apprendre là plupart de celles qu'on parle en Europe. Les noms de Thùgut, Revizky et Jenisch figurent avec honneur parmi ceux de ises élèves. La bibliothèque se compose de 800 volumes appartenant à dés ouvrages orientant, 2,000 volumes dn différentes langues , 442 manuscrits originaux , 103 copies et 15,000 documens, lettres, divani etô.

Bibliothèque bë la Socnfts I. R. D'AcfRicvLTURB. C'est encore une collection précieuse et bien choisie, malgré le petit nombre dé ses Volumes. Elle compte 1,160 ouvrages di^éréns, dont 590soilt des dissertations^ ou des mémoires èV 60 des jourfaanx. Elle forme partie des intéressantes collections appartenantes à cette réunion de zélés patriotes, qui ont tant contribué an perfectibimement et aux prpgrès de l'agriculture et de l'éducation du bétail dans l'Empire d'Autriche, surtout dans lés pays compris dans la Confédération Germanique.'

Bibliothèque de l'Observatoire annexé à l'Université. QttOTquë fondé en 1753 par Marie Thérèse, on peut regarder cet établissement comme une création du ^ défunt Empereur , à cause dés nouvelles constructions et de l'achat des nouveaux instrumens ordonnés. en 1825 par ce Monarque^ amateur pas-

sionnë et cuUvateur lui-même de cette science. La dotation amiuelle assignée à cet établissement et les ^ subventions ont mis en état l'astronome célèbre qui ^ en est le directeur , M. Littrow, de décupler le nom- ^ bre insignifiant de volumes qui formaient la bibliothèque recueillie par son prédécesseur.

, BiBLIOTHEqUB SB L\ SoGIETE PHILHAEMONiqUB «■ ,

l^Empirb d' Autrighb (Gesellschaft der Musikfreunde) . ^ Fondée en 1814> elle se compose dc^a de 1,551 ouvrages , parmi lesquels en doit mentionner un fac simile du célèbre antiphotiaire du Pape Grégoire le Grand , dont l'original se trouve dans la bibliothèque de St. Gall, et qui remonte vers l'année 780; le Tmcfer : Terminorum ftiusice deffmitariumj regardé par Ferkel comme le premier ouvrage de musique que l'on ait imprimé, et dont l'impression est portée par Burney à l'année 1474. Une grande partie des ouvrages de cette bibliothèque provient du legs que lui a fait S* A. I. l'archiduc « cardinal Budolphe, mort en 1831. On y voit aussi une collection de 42 volumes in 4. contenant la copie de plusieurs passages importans relatifs à la musique y dispersés dans un grand nombre d'ouvrages très -volumineux et d'un grand prix; elle a été rédigée par le secrétaire de la Société , M. de Sonnleithner. Les partitions de musique, au nombre plus de 8,000, forment une partie considérable de la bibliotlièque , qui sous ce rapport doit être regardée comme une de plus rares qui existent. La belle collection de portraits peints ou gravés des principaux artistes et compositeurs et celle des in- , strumeus en sont aussi des dépendances. ^

Bibliothèque uu Cabinbt d'Histoieb natorbllb (Xaturaliencabinet) . Elle à été fondée en 1796 avec

le Cabinet zoologiqne et botanique , «a^d elle appartient. Les ouTrages dont elle se compose ^te traitent que d'histoire naturelle et des sciences qui s'y réfèrent. Tous les manuek , tous les systèmes de classification et-'tous tes ouvrages principaux publiés sur cette branche des connaissances humaines s'y trouvent à côte des voyages les plus importans et des journaux les plus , célèbres, relatifs à ces sciences. Lia bibliothèque est destinée à l'usage des profes* seurs et des employés de ce bel établissement ; elle compta déjà 4,200 ouvrages. ^

Bibliothèque du Cabinbt Numismatique. Bile forme partie du beau Cabinet des Médailles et des Antiques (Mvnz- und Antikencabinet) . Elle consiste en 2,400 ouvrages et 2,200 dissertations distribuées en plus de 120 cartons. Ses livres, très-bien choisis, ne traitent que de l'histoire , des antiquités , de l'archéologie et de la numismatique de toutes les' époques et de toutes les nations. Le catalogue alphabétique par auteurs et celui par matières très -bien rédigé par M. Bergmann, un des cbnservateurs , faci- , litent l'usage de cette bibliothèque , où l'on conserve le manuscrit de la dùctrina tmmmorum veterum du célèbre Eckhel , le Linné de la numismatique. '

BiBLioTREquB BE LA Chambke AuLiquE (Hofkam^ mer) . Cette belle collection de livres , tous très-bien choisis , est destinée à l'usage des employés. On y trouve les meilleurs ouvrages de géographie , de statistique , d'économie politique et tout ce qui a été publié de plus important sur le^ branches qui regardent l'administration.

BîBLioTHE^iVB DES Archiveb Impéeiales. Elle dépend du Ministère des Affaires Étrangères et . forme

partie des Archives Impëriales. Ces dernières remplissent plusieures pièces et contiennent une foule de docwnens précieux, dont plusieurs sont très anciens. On y trouve entre autres la collection de tous les traités de paix qui regardent les pays compris dans l'Empire d'Autriche et la partie diplomatique la plus importante des Archives de Venise, ainsi que le grand ouvrage historique original de Marin Sanudo en 56 volumes in-folio, ouvrage qui n'a pas été connu par ])aru lorsqu' il écrivait l'histoire de cette célèbre republique. La bibliothèque proprement dite est trèspeu nombreuse , mais très-bien choisie , pour le but qu'on s'est proposé dans sa création ; elle se compose surtout de livres de diplomatie , d'histoire et de .diplomatique. Elle sert à l'usage des employée aux Archives et des étrangers qui sont autorisés à. y trar vaiUer.

Voici les principales bibliothèques appartenantes à la seconde subdivision :

Bibliothèque paeticduèrb de feu l'Expkebub Feauçois 1. C'est peut-être la plus belle et la mieux choisie de toutes les bibliothèques particuUères des souverains régnans de l'Europe. C'est l'Empereur lui-même qui l'a commencée dans sa jeunesse, en y rassembhmt tout ce que la littérature et les sciences, dont il en possédait plusieurs, offrent de plus remarquable. Il prenait un soin tout particulier à son augmentation , et pendant son long et mémorable règne ^ il dépensa annuellement de très -fortes sommes de son patrimoine pour l'achat des ouvrages qu'elle renferme, achat presque toujours ordonné par luimême. Elle occupe un local en deux étages , contign à celui qu' habitait ce monarque. Il se composts de

trois salles .aÀsfiz gfnndêtkM^ pu petit fi^bipsti^.ipjb, dans de beaux casiers, sont ranges, en bel .ordriS^,|pfi$ les livres imprimés et lesijwuiiiscrits. L'^t^g^. ^supérieur coftsisterca démit; grandes; ](ahi|mbre«^f^t}fi|A«^ c% biael^/ il > est . destiné à là . rcolleatim . des^j/est^i^pi^^ g|

dètl. certes géoghiphi^piJSij» i'^ii- -^ -k' ; ♦;; :>ir'\i ». ;:♦

r t » La bibliothè^e» île A^saptfpm m^n^tîi^2$,Siil^ ewmgtfi:; . outi»* ;plusieiiiB ) «E^^ifii ^ de. ;dii^fp^aw^ 'de brocbui^s et antrss^^pètitsJtVnreA..) hf^ .^fsftfv^nf Mnig^àqéi^alementjilagnifiqiifiS' et ^d^ la pluf^a^j^ 4i4r gance;.p]JBsqttè^tôutefti9nt;ëtië'ex0€uté^,pa^.)e^.i9^«|l]^ leurs artistes de Vienne. Sous c^jàeam^inMop^ çfp

dcdianshtioRiM^; ljej»iig)i^qo«oiitr9geiP^M^q^4 ^ Sa IMbyestë eiî 16(18 i l'oco^sîtfiif <de soq. d^^fnjifii; UçiWf^

sràs le titres On^ggio dtgUeJPfmmm. I^fl9e^*qf}'fi^^ uaTolume in^Alio, yëri^Uedhef-4^^euyce>pil>ç^^fnvf!^ La philolog^be ) la littérature ^lassiquei ][e£f|yi)}rjE^ ges, rhistooie^ la g^Ogfraplui^, ^ti.smto|d^,f|^,(hQt9nique ^ là izeolo^e et ks arts^ d'imitojynii;^ guent pat le nombre et; le ; obo^ <lest oriiviîf^gj^^yjl les concernent. Les. lii^es • de ^^mÂsprudejii)^} (eV ^fi^^ f^^i^lîfis àrhistoired'AUeopgiia^oitt re^ rune grandq aug- Hientaiipn par la t'émiiopiid^'la bifiliotb^Wb'.^ iifff^ sdUer auUiioè fbacf n de Ftmlt^ . que 8a Miyles^; flf^b^ alla iÉe«v6;dé^itef4ayaiili}ma^p^hit|' jm#irt'ien :^|i^t i;i '»i ,Fanfav.lieS(«^tiQM)rara6 çtde J(wfl^i4o||^«WAt^ InblieÉhàquè esl si : lâche ^i ob doit ii^wti^t^er» 714 inoiHiables^ideux copies^b grahd ouy^ragQ,|»iir l'l%^& m exemplaire du ^magnifique ouirrage swr4^s -4^^ quittes of Mexico . publié r par lord Kin^bo^ong]^, laMéfi^o^f Cftôr^ imprimée ' ea çan^ctères d'ôr i liOndres enilSlff^ et un oui^nige chitiois 'Wi tHjjOJf^mes^ iii «^fidtoiv ^eprësenfant av'éc la>ipltis .gpw^^} i«(ij|-

ctitude leé usages , les habîUemens , les métiers et les etercices des Chinois.

: La collection d'estampes et de dessins à main te compose de 776 portefeoilles , dont 646 renfer-^ ment près de 70,000 portraits. C'est la mieutdioisie et peatétre la plus grande qui existe en ce genres Oh fl<M 7" ^jouter 22,065 -antres feuilles conservëès en 887 >ÂMon8 *gt^Ads* ei petits; ce sont. la plupart des portraits ^v& ont serrià-Lavater pour composer son èàTî^ë' 4tar les physionomies humaines'; pIusiewB iflfrent eh marge des ^ remarques ëcrites de la main 'de beisâèbre kuteur.

La collection de cartes géographiques et des plans montes sUr toile, se compose de 3,400 pièces, sans "eonipter 108 àtlaS relies. U y a aussr un exemplaire de toutes les mappes de là partie achevée du cada» Être de l'Empire d'Autriche ^ ce superbe exenq[>laire se compose de plusieurs milliers de cahiers.

Des catalogues très -détaillés et très-bien fidts^ celui surtout des. livrés imprimés et manuscrits, lé^ digé par Yoimg, l'avant- dernier bibliothécaire, fiici* ntent les recherches de tout genre. M. Kloyber, ëa^ Tant distingué, qui lui a succédé, se propose de icontinuer le beau travail de son prédécesseur reste inachevé. Trois employés sont attachée à cette nuir gniflqué bibliothèque, dont deux pour les livres, les cartes géographiques et les portraits, le troisième pour les estampes et les dessins à nudn^ Personne n'y est admis sans en avoir obtenu l'autorisation spé^ dale de Sa M^esté FEmpereur. . ^

BlBLtOTHiqUB »B S. M. LE JTBUNB Roi l^B HoiTUaia^

aujourd'hui S. M. l'Empereur Ferdinand I. La petite bibliothèque de feue l'Ipiperatrice Marie Louise, et

forme le fondl Véritable indieatear des gpoAto^ ^ de -ce monarque pendant sa jennesise, elle oîfrë leitf Ineilleurs ouvrages publiés derhièrement sur k KtterRtuf è classique, les sciendes naturelles, Phistoirë^ -la gee^ graphie et suilout la technologie. Kfous^ t>bservéron« même que la magnifique collection des jprodttits dès toutes les branches d^îndlistrîe exercëè dtmsl^Emplre d'Autriche , que ce prince est parvenu à fOrtnér en peu d'années, et qui ne comEpte pas moina de 3^,000 pièces ; peut être considérée tolnhiie la pàHîe pi'liliYfafe des ouvragés tecfaiiologiques contenus danfft éa bibli^ ihèque. C'est saiis contï'edit la collection là plw^ beliiB et la plus complète qu'on ait encore réuiiié déhs ce genre ^) . La bibliothèque possède déjà ptès de 65OOO ouvrages, outre plusieurs milliers d'estamj^es gravées OH lithographiées.

Bibliothèque db S. Axt. Imf» L'ARcmbvc OttAkhEB. On peut dire qu'elle n^offre xfae des livres d'un choix parfait et les plus bdlès éditions , soit en grand, soit en petit formata On y trouve tous les chéfs^'oeuvre de la littérature classique de toutes le» nattotis^ et tous les ouvrages les plus remarquables publiés sur PUir stoire , la géographie , les voyages , Péeonomi^- peilitique, l'agriculture, l'histoire naturelle V^^ antiquités, les art9 d'imitation, et^ comme ondôit i^y attei^ dre de la part d'un illustre capitaine qui e^t en même temps un des plus célèbres auteurs de stratégie ^},

^) Voyez rAppendice^ où nous en avons donné la statistique.

^ Voici le titre des deux ouvrages les plus remarquables, qni ont trouvé l'aoùeil le plus flatteur de la part des personnes qui s'occupent de ces sujets difficiles. Le premier a déjà été traduit en français par M. le général Jomini et en espagnol par M. Ramonet; il en à parti aussi une tra-

une collection pariaitemeni choisie de tons les iivref qui traitent fie l'art militaire. Mr. Sengel, savant estimable, prépose à la conservation de ces trésors littéraires) profitant de l'avantage que loi offre sa place, travaille depuis quelques annëes à une intéressante histoire des beaux - arts , en consultant les superbes collections de ce magnifique établissement

Une des plus belles collections d'estampes et de dessins originaux qui existent, et une riche collection de cartes géographique, peuvent être regardées conuùe deux magnifiques accessoires de cette bibliothèque. La première a été formée par le duc Albert de Saxe- Tésdhen en dépensant des sonmies énoimes; elle continue à s'enrichir considérablement, ainsi que les deux autres , par les achats considérables faits tous Içs ans par son auguste possesseur avec autant de ^oûtque de profond savoir*

La collection des ^avures se compose de plus de 160,000 pièces. Elles commencent au berceau de l'art vers la moitié du 15^ siècle,, et viennent jusqu'à nos jours. On y admife un grand nombre d'estampes les plus rares , et. parmi ces dernières plusieurs de celles qui appartiennent aux plus anciens artistes allemands et italiens, les ouvrages de tous les grands graveurs tirés avec un soin et une netteté remarquables^ ainsi qu'une collection de dairs-obscurs (mezza tinta) aussi nombreuse que bien choisie.

duction italienne à Naples, et nous apprenons qu^on s'occupe d^en publier une autre en anglais.

I. Grvndsftize lier Stvaieffie, erlàuteri tlurch die Har- 8ieïlung dûs Feldzvges van 17S6 m Teutschland* Wiea 1818*

II. Geschîchie des Feldzuges v<m 1799 fn Tetsischland und im der Schweîz » vom Vevfaaaer den, Grundêâize der Stratégie. Wien 1819.

* Le recueil de dessins originaux faits à la main est peut-être le plus considérable qui existe; il se compose de presque ISyOOO feuilles. Le grand nombre de dessins , soit achevés j soit seulement ébauchés , ' des peintres le plus célèbres de toutes les écoles, offre le moyen d'étudier là manière de peindre, qui formé leur caractère distinctif.

La collection des cartes géographiques comprend près de 6,000 feuilles, parmi lesquelles on trouve tout ce que cette partie de lia. géographie offre de plus important et de plus remarquable, ainsi que un grand nombre de plans d'opérations militaires.

Bibliothèque de S. A. Imp, l'Akchiduc Jean.

Pour la faire connaître au lecteur, il faudrait décrire tout ce que la Bibliothèque du Johanneum de Gtatz possède de plus remarquable; car ce prince, qui a tant fait pour le développement de l'industrie et de la civilisation de la Styrie , devenue depuis quelques années son séjour ordinaire, en a fait présent en 1826 à cet institut qu'il fonda dans sa capitale , et • que les 'états de cette province ont si richement doté. Elle consistait en 8,000 volumes, composés exclusivement des principaux ouvrages sur les sciences que ce prince cultive avec autant de zèle que de succès; c'est a dire qu'on y trouverait tout ce qu'on a publié de plus important sur l'art militaire , l'histoire , la géographie, les voyages et toutes les branches de l'histoire na« turelle. Nous ne parlerons pas de s^es précieuses cbl^ lectioHS de minéralogie, de botanique et de machines , parceque elles sont étrangères an sujet qui nous oc« cupe. Mais nous ajouterons que Id passion de c^e. prince pour les sciences naturelles , pclur la chimie et la technolo^ejui a déjà fait former une nouvelle

bibliothèque d'environ deux -milles volumes à Vùrderribergj gros village de la Styrie, où S. Alt. Im. possède des mines de fer et des usines , et où elle passe une grande partie de l'année.

BiBLioTHÈqrE »B FEU S. Alt. Imp. l'Archiduc Ak- T<oiNE. C'est la plus grande collection particulière qu'on ait encore formée surtout ce qui concerne l'histoire et la géographie de l'Autriche ; elle compte en outre plusieurs importans manuscrits, et les plus beaux ouvrages qu'on ait publiés sur la botanique ^ science que ce prince , qui vient de mourir , cultivait avec passion , et aux progrès de laquelle dans l'Empire d'Autriche il a puissamment contribué, ainsi que leurs Altesses Impériales les Archiducs Reinier et Jean.

BiBLiOTHÈquE DE S. Alt. Ikp. l'Archiduc Reinier. Cette bibliothèque se trouve à Milan dans le palais qu' habite le Vice -Roi. Ce sont surtout les livres de géographie, d'histoire, de voyages et des sciences naturelles , surtout de botanique , qui y sont le pins nombreux à cause de la prédilection de son auguste possesseur pour ces branches intéressantes des con^ naissances humaines.

Nous voici aux bibliothèques particulières proprement dites. Notre cadre ne nous permettant pas de les décrire toutes , nous nous bornerons à donner on court aperçu sur les douze suivantes, que nos recherches et celles des savans qui ont bien voulu nous aider de leurs conseils nous autorisent à regarder pomme les plus importantes sous différens rapports.

BlBLlOTHÈqtE DU pRINCE DE MeTTERHICH. Enl816

s. A. M. le Prince de Mettemich fit faire un triage de la bibliothèque de la d -devant abbaye d'Ocbsenhausen

en Souabe , dont son père était devc^nu pf opri^lMûi^^. par les stipulations du Recès de TEmpire en 1803. Huit mille volumes provenant de cette bibliothèque , réunis aux nombreux livres qui servaient à sop usage particulier, et aux restes sauvés de l'ancienne Mblio-- . thèque que la famille Metternich avait établie dans^ Sa résidence à Coblence, formèrent le premier noyau de la bibliothèque, que ce célèbre homme d'état établit dans sa magnifique demeure Depuis ce temps le prince n'a négligé aucune occasion de l'enrichir, sôit par des achats considérables de livres rares dans les ventes publiques, soit par l'acquisition de tout ce que la littérature moderne a produit de plus intéressante ' La bibliothèque compte actuellement plus de2)2,OOQ volumes reliés, et près de 6,000 pièces fugitives* Elle, se distingue autant par le choix dfss livres que par la beauté des exemplairei^ et L' élégance des xfh-, liures. Elle embrasse toutes les branches des connaissances ; mais , comme on doit s'y attendre, les goûts dominans de son illustre propriétaire contribuèrent à enrichir surtout les parties relatives aux sciences historiques et politiques , à la philologie , à l'histoire naturelle , aux beaux - arts , aux antiquités^ Parmi seo raretés bibliographiques et littéraire!^ on doit mei^ tionner 400 volumes incunables et 75 manuscrits , dont quelques - uns sur velin sont ornés d'élégantes miniatures. Le cabinet ou ' le prince travaille forma une partie de cette bibliothèque, dont les casiers sont en bois d'accajou et d'un travail parfait.

Pour compléter l'indication des trésors littérait res que possède M. le prince de Metternich on de* vrait mentionner la belle collection de livres numis^ matiques qui se trouve dans son château deKûnigi^

UHurth en Bokême. Elle fonne partie do lieati mé-

dailler qu'on j ciMiserre.

Bnuomà^r» ad puscb de Libcutkhstb». Elle se distingue antent par la beauté du local que par le quantité de ses libres. Les ourrages le pins nombreux sont ceux qui traitent de philologie , de la littérature classique, d'histoire, de Fart militaire et des beaux-ail<. Plusieurs se distinguent parla beauté de leurs éditions.

BiBUOTHÈQiTB au PEnccB EsTBKHAST. Commentée ^n 1791 par le prince Nicolas en réunissant tons les liTres de ses ancêtres et de son frère, dispersés dans les différens châteaux de sa famille « elle s'est tellement agrandie en peu d^annécs par les achats considérables fiiits depuis, que dès Tannée 1822 M. Bockh estimait à 20,000 le nombre de ses volumes. L'histfMre naturelle , les Tojages , la philologie et les antiquités sont les branches qui comptent le plus d^ouvrages. La magnifique collection d'estantes contenue dans dnq-cent portefeuilles environ, placés à plat dans des casiers à hauteur d'appui qui occupent trois' pièces , peut être regardée comme une dépendance de cette bibliothèque; M. Duchesne aîné lui accorde le troisième rang paitai les collections de ce genre que possède Vienne.

BnuoTHÈ^cB au pmnccB sb Dibteichstbin. Cesl surtout depuis trente ans que son savant et spirituel propriâaire s'est plu à l'enrichir. Les ouvrages historiques , ceux de géographie , des vovages , ainsi que les mémoires relafife à l'histoire de nos jours sont les branches où die est le mieux fournie. Elle sera Ineiiiht placée ésns laHbelIe salle, que le prince a fiut cmistmire tout exprès dans le nouveau palais qu'on bttit dans un des foubouigs*

Bibliothèque du prince Razoumoffsiily. La partie principale est placée dans une salle reniarquable par .sa beauté et par sou élégance. Les plus beaux ouvra* ges de botanique, les voyages les plus important) les classiques anglais et français forment la partip principale de cette bibliothèque , que i^on savant propriétaire accroît tous les jours avec les plus importantes, publications qui ont lieu en France, en Russiei en AUeinagne et en Angleterre. On y trouve aussi une collection de cartes géographiques et d'estajpip§S| ainsi que plusieurs diessins ei pjans. ....

BlBLlOTHÈqUB DU COMTE DE SoHÔNQORN. (f eSt ,U}1j8

collection de livres bien choisie , et riche surtout en voyages, économie politique et histoire. Il y a ausi^i quelques incunables et manuscrits précieux.

Bibliothèque du gobite Fuchs. Parmi les chose"!» le plus remarquables de cette bibliothèque nous nous bornerons à indiquer la collection d'ouvrages de mUr sique à cause de sa richesse , et la collection de tous les monumens funéraires de la ville de Vienne et da ses environs gravés et peints par des artistes nationaux , réunis dans un ouvrage publié il y a quelques années aux frais de J\f. le Comte.

BlBUOTHÈqUB DU COMTE ]|E HaKKACH. C'eSt UUO

des plus reiparquables par le choix des livres. Une magnifique collection d'estampes en forme partie.

Bibliothèque pu baron de Bretfeld - Chlum-.

czANSKY. EUe s'est beaucoup augmentée depuis quelr ques années par la réunion de celle que feu le père du baron avait formée à Prague. C'est surtout dans la numismatique et dans l'histoire qu'elle est le plus riche. La collection de documens relatifs aux conclu-» sions des Diètes (Landtagsschlusse) dç; la Bohême ^

celle des ouvrages historiques sur ce pays et la superbe collection d'ouvrages numismatiques , sont les parties les plus remarquables de cette bibliothèque, où l'on trouve aussi plusieurs autres collections que nous ne nommerons pas, ëtant étrangères au sujet qui nous occupe.

BiBLIOTHEquS DU GHEVALIEE BE KeSAER. Malgré

lé petit nombre de ses volumes , nous n'hésitons pas à la ranger parmi les plus remarquables par le choix de ses livres, par la beauté des éditions, leur parfaite conservation et leurs belles reliures. La partie la plus importante consiste dans la belle collection d'éditions originales des poètes et prosateurs allemands depuis le XI. siècle , époque de Minnesin^er , jusqu'à Martin Opiz, restaurateur de la poésie allemande dans le XVn. siècle ; en y comprenant d'autres ouvrages allemands qui s'y réfèrent et des livres écrits en langue gothique , anglo - saxonne et islandaise , elle ne compte pas moins de 640 ouvrages. Les autres bran* ches les plus riches sont la philologie, l'histoire, les belles - lettres.

BiBLioTuÈquB DE M. DE Hammer. Cette bibliothèque , sur laquelle tous les meilleurs Guides de Vienne gardent le silence , n'en est pas moins une des plus remarquables par le nombre , et surtout par le choix de ses livres. C'est peut - être la collection d'ouvrages manuscrits et imprimés, relatifs aux contrées qui forment l'Empire Ottoman , la plus complète que l'on ait encore réunie. Elle a servi à son célèbre propriétaire à présenter sous un nouveau jour les faits de l'histoire ottomane qu'il est après à publier. Malgré la cession qu'il a faite à la bibliothèque impériale d'une grande partie de ses manuscrits historiques sur

l'Empire Ottoman , M. de Hammer en possède éfi« core trois-cents dans d'autres branches de la littérature orientale. Nous ajouterons que cet illustre orieur taliste possède depuis peu' un autre bibliothèque presque aussi nombreuse que la précédente ; elle se trouve en Styrie dstns le château de Hainfeld, que la comtesse de Purgstall , née Cranstoun d'if ne famille illustre de la Grand -Bretagne, vient de lui léguer. Bibliothèque de Mr. Postolaka. Malgré le petit nombre de ses volumes, elle mérite une place distinguée parmi les bibliothèques particulières de Vienne , à cause de sa spécialité , du choix des éditions, de leur parfaite conservation et de la beauté des reliures. Mr. Postolaka, qui en a rédigé le catalogue en grec, enrichi de savantes notes philologiques et bi-^ bliographiques, s'est borné à rassembler tous les auteurs ou traducteurs grecs anciens et modernes , sacrés et profanes qui juissent d'une certaine célébrité. On y trouve aussi quelques ouvrages en langues étrangères relatifs à la littérature grecque.

Nous ne mentionnerons pas la riche bibliothèque du cornée de Pries ^ ni celle du baron Stefaneo, parceque après la mort de leurs possesseurs elles ont été dispersées. Mais nous dirons^ quelques mots sur deux collections, qu'on ne saurait passer sous silence à cause de leur importance; ce sont:

La Collection historique de Mr. Raltenbaeck.

Elle se compose d'environ 4,000 documens imprimés relatifs à l'histoire de l'Autriche.«Son savant propriétaire est le rédacteur d'un journal justement estimé , publié sous le titre de Historische Zeîtschrift. La collection dramatique 'be Mr. Castblli.

C'est une des plus considérables de l'Empire. Elle se

cdmpose déplus de lO^OCM) pièces allemandes imprimées, dont plusieurs sont des traductions ; d'environ 500 manuscrits ; d'une collection de ^lus de 400 portraits d'acteurs et d'actrices et de 300 auteurs de composHions théâtrales de toutes les nations ; enfin d'une collection d'annonces théâtrales depuis l'année 1600- Nous rappellerons que M. Castelli est un auteur dramatique très -estimé et renommé aussi par ses poésies dans le patois autrichien.

Nous croirions commettre une omission impardonabie dans l'indication des principales bibliothèques particulières de Vienne , si nous ne parlions pas de quelques-unes, qui à la vérité ne s'y trouvent pas,, mais qm , appartenant à des personnes dont cette capitale est le séjour ordinaire , nous paraissent devoir être mentionnées dans la statistique que nous esquissons. Voici lés principales bibliothèques que nous rangeons dans cette catégorie. ,

La BIBLIOTHÈQUE BU COMTE DE KoLowRAT (Ministre d'État et des Conférences) • On peut la regarder comme une création de son illustre possesseur , tant il a contribué à son augmentation. L'histoire, les voyages , la littérature classique , • l'économie politique et les sciences qui s'y rapportent le plus, sont les branches qui comptent le plus grand nombre d'ouvrages. Elle occupe six chambres du^château de Reichbkau dans le cercle, de Konigingratz en Bohême, royaume dont les rapides progrès faits dans ces derniers temps par la population et l'agriculture, ainsi que le développement extraordinaire qu'y ont pris l'industrie, le commerce et la civilisation y sont en grande partie le résultat de la sage et longue administration de ce uoble seigneur pendant qu'il en était le ^raud-baur^

grave (Gouverneur civîl-géneral) , et dç celle df3 Tadministrateur habile , M. le comte de Chotek , qui lui a succédé et qui suit Texample donné par son illustre prédécesseur.

La BIBLIOTHÈQUE de la maison des princes hb LoBKowiTz, aujourd'hui en possession du pringb Fbs- DiNAND , chef de cette famille^ C'est la plus grande de toutes les bibliothèques particulières que nous connaissons^). Elle remplit cinq grandes salk$ du château de Raudnitz en Bohème dans le cercle de Rakonitjs, et sa fondation remonte vers la fin du 15. siècle. Bohuslaw de Lobkowitz, connu par plusieurs écrits et par ses voyages en Grèce et en Orient, en fut le fondateur. Elle embrasse toutes les branches des connaissances humaines ; l'histoire et la littérature I elassique grecque et latine offrent le plus grand nombre \ d'ouvrages. On y trouve un manuscrit sur parchemin contenant les oeuvres de Platon; on le regarde comme I le plus complet qui soit coniiu ; Bohuslaw en fit l'ac- I quisition pendant ses voyages en Orient, moyennant / la somme de 29OOO ducats , correspondante aujour- ! d'hui à plus de 10,000 ! Cette bibliothèque est aussi remarquable par un grand nombre d'incunable^ sor-^ tîs des plus fameuses typographies du 15 siècle.

*) Les 800,000 volumes , rassemblés à Paris par M.Bonlnrd, ont été rendus au commerce et aux amateurs quelque temps après sa mort D'ailleurs c'était plutôt un dépôt quVne bibliothèque^ Nous la signalons aux bibliographes comme la plus nombreuse qui. ait été réunie par un particulier sans aucun but mercantilç. Un asàez grand nombre d'ouvrages 7, était à plusieurs exemplaires ; c'étaient ordinairement des raretés bibliographiques. On sait encore que la bienfaisance contribua autant que le goût à l'acqui* sition de cette masse énorme de volumes.

Pliifflears sont encore in albisj c'est-à-dire non découpas, comme le prouvent les catalogues autographes de Bohuslaw que Ton y conserve.

La BIBLIOTMÈQVB DU PRIKCB AuOUSTB DB LiOBKO-

▼iTs y Président de la Chambre Aulique des Mines et Monnaies. Elle est à Prague dans Thotel Lobko witz ; la collection du fameux comte de Slawata , ministre de l'empereur Ferdinand II. en forme le noyeau ; elle s'est accn^e successivement par l'acquisition des bel* les bibliothèques du comte Czemin , du jurisconsulte Putzlacher et une grande partie de celle du comte François de Stemberg ^) . Son noble possesseur actuel, profondément verse dans plusieurs branches et sur tout dans les sciences naturelles et dans l'histoire, continue à l'augmenter par de nouveaux achats. Riche en tout genre , elle se distingue surtout par sa collection de tous les ouvrages relatifs à l'histoire , de la Bohême proprement dite et des pays qui en j ont dépendu autrefois. On y trouve aussi le codex j epistolaris ou la collection des minutes des lettres | autographes du roi Georges Podîebrad , la collection la plus complète des actes des diètes de Bohème tant imprimés que manuscrits et presque tous les ouvrages publiés en Bohème ou écrits par des auteurs nationaux.

La BIBLIOTUEQUB DU GOMTB DB ClAM - MaBTIIIITS,

général aide-de camp de S. M. l'Empereur régnant.

^) Nous rappellerons à propos de cette dernière, qne l'autre partie a été achetée pat* M. le comte de Klebelsberg , et • que la précieuse bibliodiéque d'un illustre naturaliste , de | M. If! comte Gaspar de Sternberg , frère du précédent, a été donnée par lui , ainsi que ses riches collections d'lii« ! stoire naturelle, en Musée de Prague, dont il est le pré> sident.

EDe est à Prague dans le palais de te seigneur. Elle embrasse presque toutes les branches des connaissances et possède tout ce qui a paru de mieux dans chacune. Outre un grand nombre cVincunables prëcienx, elle est riche surtout en ouvrages sur l'histoire de Bohème , de littérature classique et de droit public. Parmi ses manuscrits il y en a dix du plus haut intérêt; ils traitent de la guerre de trente ans et de b révolte de Bohème.

La BiBLioTHÈquB DU COMTE OE Klebelsberg , ministre des finances en retraite. Elle est à Prague dans son hôtel. Elle se distingue surtout par, de beaux incunables et de nombreux ouvrages sur les beaux -arts. ' •

La BIBLIOTHEQUE BU PRINCE DE KiNSXY 9 COnScillér

à la chancellerie de Cour. Elle est à Prague ; elle est surtout ricl^e en incunables, en livres d'histoire naturelle , de voyages et de beaux - arts.

La BIBLIOTHEQUE DU PRINCE DE DiETRICHSTElN. Elle

est placée à Nikolsbu rg en Moravie , dans le palais du prince, qui est aussi le propriétaire de celle de Vienne. Sa fondation remonte au 17. siècle. Les ouvrages les plus nombreux sont ceux qui traitent de théologie et de philologie ; elle a souffert de grandes pertes pendant la guerre des trente -ans.

La BIBLIOTHEQUE DU PRINCE DE ScHWARZENBERCt.

Après avoir été long-temps à Vienne, elle vient d'être transportée presque entièrement à Krumau en Bohème. Ses branches les plus riches sont leç littéraHiures classiques grecque et latine et la littérature moderne , le droit allemand, le droit civil et canonique, Phistoire des pays compris dans l'empire d'Autriche, l'histoire naturelle , les voyages et l'économie politique.

La BiBuoTHÈi^uE DU COMTE BK S^LM. Les ouYTages les plus nombreux sont ceux qui traitent de chimie^ de physique, d^économîe politique et d^agronomie, sciences que possède son propriétaire , si justement renommé par ses efforts philantropiques pour les progrès de Fagriculture et de Tindustrie dans les contrées allemandes de TEmpire dMutriche. Elle occupa une partie du château de Raitz en Moravie dans le ' cercle de Brfinn, non loin des forges et des usines que Mr. le comte a établies à Blansko.

La BiàiLioTHÈQUB DU co^TK Louis DE Karolt. Par<r faitement choisie et composée de tout ce que Ton a publié dernièrement déplus intéressant dans les sciences et dans la littérature française , anglaise et allemande^* cette bibliothèque , qui augmente rapidement par les sommes considérables que son propriétaire y consacra tous les ans , compte déjà 6,800 ouvrages. Les plus nombreux sont ceux qui traitent d^histoire , de gép*"' graphie et des voyages. Une petite collection d'estam*^ pes , très-bien choisie , en fait partie. Elle est pla dans le château du comfe à Toth-MegteR) gi*os lage , dans les environs de Neutre en Hongrie. Noitfr' ajouterons que M. le cofnfe Gearge Karolifj^ frère du comte Louis, possède aussi une petite bibliothèque» 1composée de livres choisis dans les principales littéra-i^ tures de l'Europe, partie du monde qu'il a parcourue, « ^insi que quelques contrées de F Asie et de l'Afrique. ]|

Nous ne rangerons pas dans cette catégorie les ^ riches bibliothèques des comtes Telbxt , Ossolutskt,'^ et Appojnt , quoique des Guides de Vienne récemment S publiés les décrivent encore comme existantes danM cette capitale , parce que depuis quelques années .^ elles ont été dejfinitivçment établies dans d'aiitres^

villes. En effet la prienilère esiii Maros- Vcisarheli) en Transylvanie , où son propriétaire Ta ouverte* an public; le (Seconde a été léguée en 1826 par le comte Ossolinsky à la Ville de Lemherg j avec un beau local et une riche dotation pour son entretien ; celle du' comte d'Appony, qui depuis pluéi^rs années résidév à Paris comme ambassadeur d'Auftiche, se trouve aussi depuis long -^ temps à Preshourg dan^im bel édifice, que ce noble seigneur y a fait cônstrmfe toutexprès pour la comodité du public et des personnes studieuses qui veulent la fréquenter.

Nous allpns maintenant offrir au lecteur le tableau statistique de toutes le bibliothèques de Vienne, SOT les quelles nous venonis de donner qudiqueis détails. Nos estimations ne sont pas prises au hasard dans les Guides imprimés de cette ville , mais eÛes sont le résultat de longues ' recherches et des communications que nous devons à l'obligeance de MM. Veit^ Sckelsj Bergmanuj Klot/berj Sengelj Ke- ^aetj Gros j Strauss et Nagyj qui sont à la tête des bibUothèques de VUnwersîté^ des Archives Mi" tUaires J du Cabinet Numismatique j de la bibliothèque particulière de feu l'empereur François !.,* de celles de V Archiduc Charles j du prince de Meé-' temichj du prince Rasoumoffsky ^ au comte de Schônbàm et du coînte de Karoly. Nous devons Fappréciation de plusieurs autres à MM. Frechtl j directeur dq l'Institut Polytechnique , Antoine de KrauSj conseiller aulique, le chevalier de JSC^^^^ conservateur et directeur de la collection technologique du jeune Roi de Hongrie et auteur de plusieurs ouvrages , Bartsch savant géologue , auteur de plusieurs dis^sertations intéressantes et conservateur an

Cabinet d'histoire naturelle % LMrow professeur d'astronomie et directeur de l'Observatoire de l'Université, Sahhruckner naturaliste très - distingué et secrétaire particulier de l'Archiduc Jean, Csaplovies, auteur de plusieurs ouvrages statistiques et littéraires sur la Hongrie justement estimés, Groeffar un des rédacteurs de l' Oesterreichische National' Encjfclopàdie. Nous saisissons avec empressement cette occasion pour remercier Messieurs les bibliothécaires et Messieurs les conservateurs des diflférens établis^ semons que nous avons visités de la bonté et des complaisances qu'ils ont eu pour nous y et sans lesquelles il nous aurait été impossible d'atteindre le but que nous nous proposions en entreprenant un tnir vail aussi difficile. Nous devons aussi des remercia mens à d'autres savàns déjà nommés , qui ont bien voulu nous aider de leurs lumières et de leurs coaseils , et en particulier à l'illustre M. de Hatmner e| à un philologue et littérateur très - distingué , qui eiA en même temps un des premiers slavistes et poljT'r glottes yivans , à M. Kopitar ^ . qui a bien voulu rej* voir tout notre ouvrage et résoudre nos doutes siu(^ tout ce qui concerne les parties étrangères à la sphèf6[| de nos études spéciales. i

Occupé de travaux littéraires d'un autre genre i^ pour remplir nos promesses envers le public et pomr satisfaire aux engagemens contractés avec l'éditeur de notre Abrégé de Géographie j nous n'avons pas eu assez de loisir pour étendre nos recherches à ton», tes les bibliothèques classées dans le tableau. Nout* avons pensé de compléter notre travail en profitant: des ouvrages de MM. Bockh, Pezzl, Tschischka e^' de celui, qu'un statisticien distingué, M. Blumenbachi

vient de publier sous le titre deNeueste Landeskunde von Oesterreick unter dm Ens, Pqiu: lA^re les lecteurs en état de distinguer tOc; qui nçus^apparitient de ce qui est tiré de ces ouvrages, nous avons mis un astérisque C^) devant le nom des bibliothèques, dont le nombre de volumes avait été estimé^par un des auteurs que nous venons de nommer. ,

Notre cadre se refuge à F exposition dé toutei» les observations que nous aurions à faire .^l'f^ppui des chiffres auxquels nous nous sommes arrété.Nouspourions dresser, par exemple, relativement au nombre des volumes de ces bibliothèques un tableau aulssi piquant que celui que nous avons donné aux pages 35 u 45. Mais nous nous bornerons à prier le lecteur dé ypuloir bien se rappeler de ce que nous avons dît en calculant les richesses littéraires de la Biblièthèqué Impériale à Vienne et de la Royale à Paris. Lés informations positives, que nous avons prises sur la bihliofhètfue de V académie des Beaux- Arts^ noué ont engagé à ne pas lui assigner une place dans le tableau, malgré les milliers de volumes que les meilleures descriptions de Vienne lui assignent; nous savons de bonne source qu'elle n'en compte que quelques cen* taines.

' «ABUB&U 8TATI8TIQUB

deS' ^iàcip>I«B brUiotb^aes de Vienne.

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