V. siècle , publiées par Montfaucon et Maflei
Urt rouleau de hiéroglyphes ntejcicains ; c'est un monument des anciens Mexicains, consistant en une longue peau couverte de hiéroglyphes peints en couleurs, publié dernièrement par lord Kingsborough dans ses Antiquities of Mexico, dont il forme la pièce la plus considérable.
Des livres de prières, -ornés de miniatures , des manuscrits provenant de la bibliothèque de Mathias Corvinus, richement montés et dont le plus orné est le Philostrate , traduit du grèc par Bonfinius. Au reste les manuscrits copiés pour Corvinus sont plus beaux que bons.
2°* L e s Manuscrits.
On en compte 16,016, dont 2,789 sur parchemin et2,63£ sur papier avant l'invention de l'imprimerie. Parmi les manuscrits postérieurs à cette découverte me-
morable, 8,523 sont sur papier., On compte en outre 985 manuscrits grecs , 85 hébraïques , 1,000 orientaux. C'est parmi les manuscrits qu'on a classé les 723 livres chinois et indiens.
Parmi les manuscrits les plus rares , nous noua bornerons à citer au -moins les suivans, outre ceux qu'on a dû mentionner parmi tes rarete's.
Parmi le» Manuscrits Grecs nous nommerons au moins;
Le Diosïàride; c'est par ordre de la princesse Juliana, Anicia, fille unique de l'empereur Olybrhis, qu'il a été écrit, au V. siècle, en lettres onciales et avec des peintures offrant ' des plantes médicinales. A la fin il y a desfragmena inédits do Gratévas médecin. Itfr. JFeigel, savant médecin de Dresde, en a pris des variantes et des copies. C'est à Busbecke , ambassadeur autrichien à Constantinople vers 1550 que la bibliothèque est redevable de cette importante acquisition avec plus de 300 autres manuscrits grecs. Ce n'est que long- temps après que les Français et ensuite les Anglais ont puisé à cette mémé source.
Un autre Dioscoride, semblable etpresqu' aussi ancien, apporté de Naples.
Nicephori CaUisti ht st. eccl. du X. siècle ; c'est un manuscrit unique, qui a servi à la première édition de cet ouvrage.
Fragmens de la Genèse , en lettres onciales d'argent sur parchemin pourpré , orné de belles images ; les dernières ont été publiées d'abord par' Lambécius dans son catalogue et nouvellement par Dibdin dans son voyage bibliographique.
Un fragment sur pàpyrus du III. Concile de Constantinople de l'année 680 681.
Nouveau Testament en grec, du XIII. siècle j Erasme l'a consulté pour sa seconde édition du Nouveau Testament, et il a noté de sa main l'usage, auquel ce manuscrit a servi.
Nous ajouterons que plusieurs autres précieux manuscrits grecs de la Bibliothèque Impériale ont servi à la publication des premières éditions de plus d'un ouvrage, tels que le P/otinus, le Chrysostôme de Savilîus, le Demosthènes de Taylor, etc.
Parmi les Manuscrits Allemands nous citerons : Paraphrase des Pseaumes par Notker, moine bénédictin, du X. siècle , le meilleur prosateur ancien
Ottfridi Messins , ouvrage envers sur les Evangiles, du IX. siècle. M. Graff \\ent de le publier de nouveau à Berlin d'après ce manuscrit, sous le titre du Krisl. " ' Codex claihratus. Ce sont des fragmens de la plus ancienne traduction allemande de l'Evangile de St. Matthieu du commencement du 8. siècle, provenant des chiffons d'anciennes re« liures. Les bibliothécaires se sont empressés de les publier, en comblant ainsi les voeux du grand grammairien Grimra.
Hible Allemande , écrite dans le 14. siècle pour Tempe* reur Wenceslas , ornée de superbes miniatures. Elle forme 6 vol. in folio.
Un manuscrit sur papier in folio, avec 2*5 gravures en r bois, de lions JSurgmaier, sous le titre du îPeifss KJm- ■-niff, contenant l'histoire de la vie de l'empereur Frédéric III. (V.) et de son hls Maximilien I.j un autre manuscrit, écrit dans l'année 1512 sur papier, in, folio, contenant plusieurs particularités de la vie de l'empereur Maximilien I. etc.
Parmi les Manuscrits Français nous citerons seulement : de vieux romans avec miniatures , dont celui de Gérard de Roussillon est le plus curieux; ensuite un bréviaire d'amour, ou des poésies en langue provençale. Un manuscrit en parch emin in folio , écrit en lettres rondes et selon l'ancienne orthographe, avec des miniatures très -ornées dans le goût gothique , contenant l'histoire du chevalier Tristan ou Tristram de In table ronde; il n'a pas de date assurée* mais certainement il remonte du moins au 14. siècle.
3°/ Les Incunables.
On appelle ainsi les livres imprimés dans le XV. siècle; la Bibliothèque n'en possède pas moins de 12,000, y compris plus de 3,000 doubles; ils sont placés dans la salle dite des Incunables. Parmi les plus remarquables nous citerons :
Ajmleji Opéra. Romae, Conr. Schweynheym et Arn. Pannartz. 1469. fol. in membrana.
Àuli Gcllii, JVoctes Atticae. Homae, Schweynheym et Pannartz ; 1469, fol. - in membrana.
Sancti Hier onymi Epi stoiac , 2 vol. in folio; Homae, Schweynheym et Pannartz , 1468,
Julii Caesnris Cenmeniarli , un vol. in folio ; Romae, 1469. Nous ferons observer qu'il ne manque que le Tite-Live do Sykes, existant à Londres, pour compléter les cinq
incunables uniques sur parchemin imprimés par
Pannartz à Rome.
Psalmorum Codex. Mog. Joh. Fust. et Petrus Schoiffer de Gernsheim. 1457 in vig. assumpt. fol. goth. in membrana. Duranti (Guilielrai) Rationale di vinorutn officiorum. Mog. Joh.
Fust et Petrus Schoiffer do Oernsheiin. 1459, sexta
die Octobrisj fol. goth. in membrana.
Cleinentis Papae T\ Constiiutionum Coder, una cum appamtu
Domini Joa. Ândr. Episcopi Aleriensis. Mog. Joft.
Fust et Petrus Schoiffer de Gernsheira ; 1460, X\V.
die mensis Junii , fol. goth. in membrana.
Biblia laiina. Mognntiae , Joh. Fust. et Petrus Schoiffer de
Gernsheim., 1462 ; in vigilia assumptionis, fol. Gotb.
in membrana.
DecretaJium liber VI. Bonifacii Vllï. Papae, cum apparatu.
Mog. Joan. Fust et Petrus Schoiffer de Gernsheim j 1465 , die XVII. mensis Decembris , fol. goth ; in membrana.
LactantU Firmiani opéra, inmonasterio Sublacensi. Schweynheyra et Pannartij 1465 die antepenultima mensis Octobris ; fol.
Aquinatis (Thotnae) II. Pars 1 I. Partis summae theot. Moguntiae. Petrus Schoiffer de Gernsheim. 1467.* die sexta mensis Marcii, in fol. in membrana.
Aquinatis (Thomae) Opus quart! script i. Moguntiae, Petrus Schoiffer 1469. XIII. Junii, fol. Goth. in membrana.
Justiniani Institutions , cum apparatu Joann. Andreae. Mog, Petrus Schoiffer de G. 1438 ; vigesimaquarta die mensis maii ; fol. goth. in membrana. *
Plittit Caec. Secundi Wsloria nuiuralis. Venet. Vindelin de Spira, 1469; fol, in membrana.
Petrarca. Opère. Venet. Vindciinus de Spira j 1470. 4,
Jlfartialis epigrammata. Venet. Vendelin de Spira , c. 1470, 4.
Plinii Caec. libri XXXVH. Venet. Nie. Jensoitj 1472; fol j in membrana.
DecretaJiwn Grcporii Papae IX. nova conipilatio c.Glossa ordinaria Domini Bernhardi. Mog. Petrus Schoiffer de G. 1473, IX. haï. dec. fol. goth. in membranis et in charla.
BullaAurea, germanice,Ulm. Leonhardi Holbein; 1484 fol. goth. in membrana.
Il pourra paraître curieux de trouver ici quelques exemples du prix excessif, auquel les éditions priiiceps ont été' portées de nos jours. Nous les emprunterons au savant ouvrage de Mr. Petit -Badei.
i mines La Bible dite sans da4e,Z vol. ia folio, a été payée ■ • 2,499 Les Commentaires de César, édition de 1469 j 1 vol. in fol. 1,862 Le Dante , imprimé à Foligno en 1472 ; 1 vol. in 4. ... 799 Les Florus, imprimé en Sorbonne vers 1470; 1 vol. in 8. 801 JJAulugelle , imprimé à Rome en 1469; 1 vol. in folio • 1,760 Le Martial, imprimé à Venise en 1470 j 1 vol. in 8. 1,274 Le Pline , imprimé à Venise en 1469 ; 1 vol. in folio • . 8,000
; ' Somme 11,495
«Une Bibliothèque ainsi composée, dit Mr. Petit- Radel, de sept volumes seulement coûterait donc au moins, car ces prix croissent toujours, 11,4:95 francs. Que serait-ce, si l'on y ajoutait seulement un volume tel que le Psautier daté de 1*57, dont Louis XVIII. a fait l'acquisition pour la bibliothèque publique , et qui est monté au prix de 12,000 francs ?» Nous ajouterons que le Décamerone du Boccaccio, imprimé par Valdarfer à Venise, a été vendu à Londres en 1812 pour 2,260 livres sterling , équivalentes à 56,500 francs ! ce livre a été revendu en 1819 pour 918 ou 22,950 francs. On peut induire de là , mais suivant une progression décroissante-, pour beaucoup d'éditions plus conynunes, à quelles sommes peut s'élever la magnifique collection des 12,000 incunables , qui forment cette partie de la Bibliothèque Impériale. Il faut cependant avouer que depuis quelques années la bibliomanie s'est un peu refroidie, et que le prix'des éditions princeps a beaucoup baissé ; mais il se conserve toujours assez haut pour que ces 12,000 volumes représentent une somme énorme.
* 4°. Les Livres Imprimés depuis le commencement du XVI, siècle jusqu" 4
nos Jours.
Leur nombre exact n'est pas connu. D'après les recherches que l'on vient de faire, et dont nous devons
la communication à la bienveillance de Mr. le comte de Dietrichstein, il paraît s'élever à près de 230,000- Dans ce nombre on a compté 30,000 dissertations, 30,000 brochures et pièces fugitives, et 6,000 cahiers d'ouvrages qui ne sont pas encore acheve's , formant un total de 66,000 pièces , qui , comme nous le verrons plus bas , pourraient être comptés pour 10,000 volumes. Nous ferons observer que dans les 230,000 volumes il y a plus de 40,000 ouvrages, qui, se trouvant reliés avec d'autres dans les mêmes volumes, formeraient , s'ils en étaient séparés , comme ils le spnt dans la plupart des bibliothèques, 40,000 autres volumes à ajouter aux 230,000. On peut donc, sans aucune exagération, porter à 270,000 la totalité des volumes imprimés depuis le commencement du seizième siècle.
5°. La Collection des Estampes.
.C'est une des plus riches et des plus importances qui existent. Elle se compose de 473 volumes in grand folio, 510 volumes de différens formats, 14 portefeuilles et"245 cartons in folio. On y trouve les ouvrages de tous les célèbres calcographes italiens, allemands, belges, hollandais , français , anglais et le grand Atlas de Le BleaUj exemplaire unique par 302 dessins originaux des maîtres néerlandais les plus renommés. C'est le prince Eugène de Savoye qui a commencé cette collection ; elle lui a coûté 500,000 écus de France. En 1818 elle formait les cinq sixièmes de toute la collection existante à la Bibliothèque Impériale. Le savant Bartsch , qui en était le directeur, l'estimait alors à 3,000,000 de florins en argent, équivalant à 7,500,000 francs. Son calcul était basé
6ur le prix primitif de la collection du prince Eugène et sur l'augmentation de valeur que depuis lors ont éprouvé les estampes. La nature de ce travail ne nous permet pas d'en indiquer seulement les pièces les plus remarquables. Nous nous bornerons à [dire que l'on estime à 300,000 le nombre des pièces, dont se compose cette superbe collection. Voici quelques données numériques, qui aideront le lecteur à lui assigner une place parmi les collections publiques les plus considérables de l'Europe. Les chiffres, que nous avons admis dans le petit tableau ci -dessous, ne sont et ne peuvent être qu' approximatifs , et nous sommes bien loin d'en pouvoir garantir l'exactitude ; tant nous avons trouvé de différence entre les estimations que les voyageurs et les iconographes en ont donné :
TABLEAU COMPARATIF
des principales collections publiques d'estampes.
KO*B DBS COUKCHOBS BOHIBK »K> P1*CK»
Paris (au Cabinet des Estampes), • . . . plus de 1,400,000
Mcwich plus de 800,000
Vienne environ 300,000
Dbesde environ 250,000
Londres (au Musée Britannique), . • - environ 100,000
Copenhague environ 80,000
Amstebdam p r ès de 70,000
6°. La Collection de Musique.
Cette superbe collection se compose de plus de 6,000 volumes d'ouvrages théoriques et pratiques. Parmi les premiers se trouvent plusieurs rares incunables. Parmi les seconds figurent les compositions des maîtres les plus célèbres du XV. siècle jusqu'à nos jours. Nous mentionnerons, comme des curiosités, plusieurs compositions des empereurs Ferdinand 1U., LeopoldL et Charles VI.
7°. La Collection des Autographes.
Quoique cette collection n'ait été commencée que depuis quelques années, comme nous l'avons indiqué à la page 9 , elle compte déjà près de 8,000 pièces. Elle est divisée en cinq classes principales , savoir : Monarques et princes ; Ministres et hommes d'état; Généraux et grands capitaines ; savans j poètes et littérateurs; artistes.
Résumé statistique de la Bibliothèque Impériale.
En résumant ce que nous venons de dire sur les différentes parties qui composent les richesses littéraires de cet établissement, on voit que la Bibliothèque Impériale compte actuellement.
270,000 volumes imprimés depuis 1,500; 12,000 volumes d'incunables; 16,016 manuscrits; 1,8*2 volumes , portefeuilles et cartons , formant la collection des estampes;
Total 299,258, ou en nombres ronds 300,000 volumes