‹ Essai statistique sur les bibliothèques de Vienne précédé de la statistique de la Bibliothèque impériale comparée aux plus grands établissements de ce genre anciens et modernes et suivi d'un appendiceChapitre 42 sur 61 · III. Modèles · texte numérisé non relu

III. Modèles

L Collection des matières brutes*

Elle embrasse toutes les matières premières entièrement brutes on en partie seulement travaillées, qui servent aux fabriques et aux manufactures indigènes, par conséquent elles comprend aussi quelques articles qui sont importés dans l'Empire et qui sont indispensables à ses manufacturiers et à ses fabricans. Le nombre complcssif des articles dont elle se compose s'élève à environ 3,500. Us sont partagés selon les trois règnes de la nature. On y remarque les bois, le lin, le chanvre bruts et préparés de tous les pays de l'Empire à côté des matières qu'on a proposé pour les remplacer; le coton de toutes les qualités , la laine et tous les poils des animaux employés dansjes manufactures, les métaux, les terres , les pierres etc. etc.

//. Collection des matières travaillées.

Elle ne se compose jusqu'à présent que des seuls produits de l'industrie indigène, mais on nous assure que dans F avenir elle embrassera ceux aussi des l'industrie des autres Etats Le nombre d'articles qu'elle comprend s'élevait au commencement de 1835 après de 38,000. Voici ses subdivisions les plus remarquables :

Peaux, depuis les cuirs tout à fait bruts,' en usage dans l'Istrie et les Confins Militaires, jusqu'aux peaux îles plus fines, offrant dans leur longue série une foule d'articles variés.

Fils de lin, de chanvre, de soie, de coton et de laine, soit filés à la main , soit par les machines. On doit ; mentionner surtout le fil pour la dentelle travai lée enj Bohème.

Toiles. Elles sont un des principaux produits de la Monarchie ; on voit toutes les espèces et les qualités qui entrent dans le commerce, depuis le tissus grossier dont on fait les sacs jusqu'à la batiste la plus fine, non blanchie , blanchie , teinte et imprimée.

Les étoffes de coton. Travaillées dans plusieurs pays de la Monarchie, on les voit ici dans toutes les nuances possibles , que l'art et la mode sont parvenus à leur donner ; l'arrangement chronologique qu'on a donné aux échantillons indique les progrès de l'une ainsi que la'îmarche de l'autre.

Les draps et les soieries. On y remarque sensiblement les progrès qu'a fait leur fabrication. Les shawls et leurs bordures se distinguent par leur beauté et par leur bas prix. Les tapis aussi méritent une mention particulière.

La PASSBMENTERiE. Ses articles forment plusieurs subdivisions , dont la plus nombreuse est celle des rubans de soie ; les cordons, les lacets sont d'une beauté remarquable.

Les tresses et les tissus en paille et en ÉcorcE de plusieurs parties de l'Empire. Ceux faits à la mécanique surpas-

sent en beauté et en bas prix tous les produits correspondons faits à la main. On ne doit pas oublier les ouvrages fait» de Poa pratensis.

Les Papiers. Cette nombreuse subdivision offre les produits de toutes les principales papeteries de l'Empire. On y trouve le papier sans - fin , le papier de paille et de tourbe, ainsique les papiers de tenture, les papiers peints et imprimes et les cartes à jouer.

La verrerie. C'est une des subdivisions les plus riches et les plus belles ; elle offre des pièces qu'on peut ranger parmi les chefs - d'oeuvre de l'art du verrier. Les produits des verreries de la Bohême surtout forment une nombreuse suite d'articles remarquables par la variété et surtout par l'élégance des formes et par la bonté de la matière ; ils donnent une haute idée de. l'état de perfection auquel est parvenue cette industrie dans ce royaume. Toutes les nouvelles inventions y sont représentées par des pièces correspondant tes ; on doit mentionner surtout la collection de verres taillés. Outre les vases en verre proprement dit, cette subdivision embrasse encore . la peinture sur verre , les verres optiques, les produits artistiques du verrier, les perles en verre, les pierres précieuses artificielles, les masses de composition et les pièces pour la mosaïque en verre , les masses pour l'émail , les glaces et une roule d'autres articles.

Les métaux. C'est encore une des subdivisions , qui comprend le plus d'articles manufacturés. Le cuivre, le laiton et le tombac en feuilles et en fil, et les ouvrages en fer et en acier, rangés d'après les divisions légales existantes dans la Monarchie Autrichienne, offrent un nombre prodigieux d'articles, dont plusieurs sont remarquables par la manière avec laquelle ils sont travaillés. Plusieurs s ont dans leur grandeur naturelle ; un grand nombre dans des proportions beaucoup moindres.

La poterie. C'est ici qu'on trouve toute l'innombrable série des vases inventés jusqu'à présent pour satisfaire

aux besoins de la vie et aux caprices de la mode, depuis les pots les plus communs jusqu'aux pièces de porcelaine de la plus grande richesse et du travail le plus exquis.

Les plus petites subdivisions ne sont pas moins intéressantes ; on y trouve une foule d'objets tels que les outrages en boii, en canne, en os et encorne; les ouvrage* du cordonnier, du tailleur, les toiles cirées, les taffetas cirés, les fleurs artificielles, les produits du plumassier y le sucre , le tabac et un grand nombre d'autres.

Le tableau suivant, que nous avons été assez heureux de nous procurer, peut être regardé comme la statistique de cette collection, car il offre le nombre d'articles compris dans chacune de ses principales subdivisions, fl forme le complément des courtes indications que nous venons de donner sur celles, qui nous paraissent offrir le plus grand intérêt. Les seuls articles compris dans le tableau dépassent le somme de 30,000. •

TABLEAU STATISTIQUE

des articles contenus dans les principales subdivisions.

Page 1