‹ Essai sur Albert MockelChapitre 3 sur 3 · APPENDICES · texte numérisé non relu

APPENDICES

Fragment de Charles Van Lerberghe

publié clans le n" spécial de La Roulotte qui lui fut consacré

(('éc. 1904) et relatif à son séjour à Torre del Gallo, près de Florence,

en 1901, en compagnie d'Albert Mockel.

Un d'eux (un des poèmes de Clartés), s'inspire directement de noti'e vie commune. C'est celui intitulé : Mai juvénile. C'est un poème admirable, d'un art qui n'a pcut-ôtre qu'un déf.iut : celui d'être tellement raffiné qu'il échappe à bien des lecteurs. Mockel y dit, sous une forme voilée et symbolique, ce qui nous unissait comme artistes, et ce qui nous séparai L Je voyais mieux qaf3 lui toutes choses ; lui, les entendait mieux :

Vois, disait-il. — Ecoute, disais-je.

La dissemblance était réelle et frappante. Lui, Wallon, avait l'âme du musicien qui est en tout Wallon de race ; moi, l'âme du peintre qu'est, de son côté, tout artiste flamand. Tous mes poèmes, comme l'ont dit Maeterlinck et d'autres, sont des tableaux. Ma Chanson d'Eve est peinte autant que chantée. C'est très juste.

N'est-ce pas intéressant et beau, cette fraternité de poètes ? Et qu'on ne nous reproche pas d'avoir subi, nous aussi, quelque involontaire mais heureuse influence réciproque. Nos vers se ressemblent si peu ! Mais il y a une féminéité qui, venant de Botticelli, — et du paradis d'Eve, (1 ) — a peut-être passé par moi. De même qu'il y a en mes chansons une musique ingénue que je n'aurais peut-être pas ouïe sans le poète de la Chante-

(1) Le Jardin de Torre del Gallo.

fable un peu naïve. C'est véritablement Mockel qui m'a converti au vers libre, après que j'eus longtemps résisté...

C'est auprès de Mockel que mon Eve apprit à dire sans pose et sans lyrisme affecté certaines de ses chansons, où, naïvement, elle est le mieux elle-même (1).

(Signé) Charles Van Lerberghe.

A propos de ce séjour en Italie, M. G. Rency, dans la Vie Intellectuelle {Bruxelles^ 15 avril 1908), afin de prouver sa thèse du byzantisme laborieux de Mockel, rapporte que notre poète montrait à son ami des manuscrits tout couverts de ratures, les fragments de Clartés. Est-ce que ce fait nous expliquerait le raffinement de cette poésie, dont parlent Van Lerberghe, et, aussi, M. Wilmotte? {La Culture française en Belgique, p. 255 &q.).

Paul Champagne.

(1) Le poème Mai juvénile, de Mockel, fut écrit en 1897. Le recueil dont il fait partie (Clartés) était achevé à l'époque dont il s'a&it (été 1901).

A la Librairie E. CHAMPION

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BAYOT (A.) Gormont et Isembart. Fragment de chans de geste du XIP siècle. In-8\ 4

GHARLIER (Gustave). Un amour de Ronsard. « Astrée 1920, in-8, avec portrait. ^ 6

CHATEAUBRIAND. Amouf et Vieillesse. Reproduction manuscrit autographe avec une étude par Vie Oiraud. 1922. Grand in-8 avec 16 planches. 20

DELATTE (A.) Etudes sup la littérature Pythagoricien 1915, in-8. 12

DOUTREPONT (G.). La littérature française à la cour < ducs de Bourgogne. 1909, in-8. Couronné par l'Aca* mie des Inscriptions. 18

FRANGOTTE (Henri). Formation des Villes, des Etats, < Confédérations et des ligues dans la Grèce ancien In-8*. 3

— L'administration financière des cités grecques. In-8''. 3

GERARD-GAILLY. Un académicien grand seigneur et Mb tin au XVir^ siècle : Bussy-Rabutin. In-8. 9

GERARD DE NERVAL. Œuvres complètes. 15 volumes en ron in-8 avec planches (modèle et conditions < œuvres complètes de Stendhal).

JAMMES (Francis). — Le poète et l'inspiration. In-12 Hollande. 22

LIGNE (Prince de). — Œuvres, 8 volume in-16. (En co

de publication) .

WILMOTTE (M.). — Sainte-Beuve et ses derniers cri ques. 1920, in-8. 2

Id. Etudes critiques sur la tradition littéraire en Fran

In-12. 6

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