‹ Essai sur l'abolition de la contrainte par corpsChapitre 16 sur 39 · XXXIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXXIV PRÉFACE

Cette saillie plus ou moins heureuse, échappée au célèbre magistrat, fut avec empressement et non sans aggravation répétée dans un ouvrage de junsprudenee usuelle fort répandu, et dont la publication, en cette partie, date de dix-sept ans à peine. « Il importa, « publia-t-on dans cet ouvrage, de réfuter, de nouer veau, par un mot, les motifs erronés et didan»' c toires sur lesquels s'appuient les adversaires de la « contrainte par corps, et les raisons invoquées dans <tr le décret de 1848. Ce décret a la nctiveti de croire « et de déclarer (comme le fait la loi qui, depuis trois « ans, s'exécute) que la fraude et la mauvaise foi, « ayant leur répression dans la loi pénale, la ooa- <r trainte par corps devient inutile pour en prévenir t( les dangers!... Quel est donc le jurisconsulte qui <r soit plongé assez avant dans les ténèbres cimmé- « riennes pour ignorer qu'il y a un dol civil que les ^ lois pénales n'atteignent pas, et dont il faut purger « soit les contrats, soit l'exécution des contrats?... « Désarmer les créanciers, c'est paralyser la circula- «c tion des capitaux et arrêter le mouvement commer- « cial, c'est-à-Klire la vie des nations modernes. »

Hésiter à ériger le maintien de la contrainte par corps en un dogme social, c'était, dans Topinion du même jurisconsulte, faire cause commune avec « les « destructeurs de barrières, si protectrices qu'elles « soient, de la prospérité nationale, j» C'était, tout au moins, encourir une improbation du genre de celle dont le célèbre Saumaise ne se fit pas faute, — en latin, il est vrai, — à l'endroit d'une opinion qu'il réfutait ^ C'était, en tout cas, attirer sur sa tête quel-

1 Fàlsissua , écriyaît-il , et omnino cum tibUU exei^endm.

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