QUATRIÈME SECTION
DE L INFLUENCE DE LA GROSSESSE SUR L ACCOUCHEMENT PHYSIOLOGIQUE , ET DES SOINS QUELLE RÉCLAME.
§ 1. — Le développement du produit et la conservation de la mère sont les vues de la nature et de Fart, comme nous l'avons dit. Ce double but, quand on s'y prend avec intelligence, est plus facilement atteint qu'on ne croit ; car ce qui favorise l'un favorise l'autre, ce qui est utile à lasanté en général est utile à la grossesse, et ce qui conduit à une bonne grossesse conduit aussi à un accouchement physiologique pour la mère et pour l'enfant.
De même que toutes ces modifications se lient et sont la con séquence les unes des autres, les conditions contraires vont en sens inverse etconduisent à l'accouchement pathologique.
Nous avons déjà parlé des soins qu'il faudrait apporter à l'éducation des jeunes filles ; mais cette éducation se fait loin de nos yeux,etcommenous l'avons vu, elle offre pour les classes pauvres des villes surtout, de grands désavantages. Si l'obstétrique ne peut être responsable des suites de la mauvaise éducation des jeunes filles, elle est au moins chargée de corriger ce qu'il peut y avoir d'anormal dans le cours de la grossesse. Nous allons essayer d'arriver à ce résultat en apportant notre contingent à tout ce qui a été fait jusqu'ici , sans cependant prétendre remplir cette tâche d'une manière complète.
Nous aurons à étudier ici de plus près les procédés que suit la nature pendant la grossesse, afin de les faciliter dans leur accomplissement, ou d'y suppléer par l'artlorsqu'ils manquent. Pour cela, nous considérerons séparément ce qui concerne le fœtus et ce qui concerne la mère; nous verrons quels sont les
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phénomènes qui accompagnent les derniers temps de la grossesse, et de cette manière nous serons insensiblement conduit jusqu'au moment même de l'accouchement.