‹ Essai sur l'accouchement physiologiqueChapitre 78 sur 84 · C. do · texte numérisé non relu

C. do

{*) Elle a commencé et fini aux reins.

(**) Il est curieux que chez cette femme la douleur commence par le sommet de l'utérus pour descendre ensuite aux reins et au bas-ventre. La femme se promène. On ne peut pas pénétrer dans Torifice externe ; mais il est presque effacé. La douleur du fond de l'utérus est plus à droite qu'à gauche, et couchée elle souffre moins des reins."

(***) Elle se trouve mieux dans cette position.

(****) Cette douleur est forte.

(*****) Elle se lève pour uriner.

(******) Pas de douleur, et elle se tourne sur le dos.

Depuis plusieurs minutes elle se tourne sur le côté droit et les douleurs ne reparaissent pas ; sil y en a quelques-unes, elles se font sans contractions sensibles à la main sur l'utérus. Nous avons touché de nouveau celte femme, et nous avons trouvé la tète haut placée et pas engagée, le col mou et peu saillant, mais gros comme une auréole sans mamelon, comme le dit l'élève sage-femme, et lorifice externe imperméable au doigt. Nous laissons la malade a une heure moins un quart après minuit. Il est curieux d'avoir vu queles douleurs, qui semblaient se fairedeplus en plus fortes lorsqu'elle était couchée sur le côié droit, aient cessé aussitôt et d'une manière complète lorsqu'elle s'est couchée sur le côté gauche.

Quant au faux travail qu'elle a eu , il faut savoir que, dans la journée du 1 9, elle a eu la visite de sa sœur, qui lui a apporté des fruits ; ils peuvent en être la cause. Le iO au malin, pas de douleurs; bien.

Les 21 , 22, 23, 24 et 25, fatigue, malaise, et des douleurs allant tantôt

aux reins el tantôt au bas-ventre, le col mou; mais on dirait que la tête s'est rapprochée, l'épaisseur du segment inférieur de la matrice a diminué. Le col, presque entièrement effacé, est toujours fermé et froncé au point de ne pas permettre l'entrée du doigt; déjà on sent qu'il n'est pas tranchant, il est pulpeux et à bords arrondis. La tête est toujours mobile au toucher et au ballottement. Cette femme a eu les pieds gonflés les premiers jours de son entrée à l'hôpital jusqu'aux jours que nous avons cités, et depuis le 21 septembre ils sont restés désenfles; le droit était toujours plus gonflé que le gauche. Pas de varices.

La version s'est très bien maintenue. Le 30, elle a quelques frissons et de la toux. Le l^' octobre, elle a une petite réaction fébrile avec forte toux et sentiment de chaleur derrière le sternum. Tisanes chaudes, sirop de gomme. Le soir et la nuit elle transpire; le 2 au matin, elle commence à cracher; apyrexie. Elle se lève, elle a un peu de diarrhée. Le 3 et le 4, tisane de riz, riz pour potages.

Vers quatre heures de l'après-midi, elle a commencé à avoir quelques douleurs légères allant des reins au bas-ventre, mais rares, et à huit heures passées on m'a fait prévenir. L'élève, mademoiselle Rigail, arrivée avant moi, a pratiqué le toucher et a trouvé le col en arrière presque eff'acé, laissant à peine pénétrer le bout du doigt. Qui sait si ce n'est pas encore un faux travail causé par la diarrhée et la toux? C'est aussi vers quatre heures après midi qu'elle a vu un peu de sang.

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