‹ Essai sur l'adaptation des bactéries aux antiseptiquesChapitre 33 sur 51 · Ne le · texte numérisé non relu

Ne le

Bacillus \ Acide salicyliquel1.0210.74/0.74/1.00[1 »f1 »l1 »

anthracis | Sulfate de cuivrelo.5310.6310.6310.6310.7910.79l0.25{0.05

SUDIIMÉ --ee-r .10.0310.0310.03/0.0310.0310.03l —

Résorcine........13.4513.9713.9714.9812.9812.9812.98 Bacillus |Acide salicylique|1.20|1.44|1.44|1.44|1.7110.6910.6910.69 pyocyaneus | Suliate de cuivre|2.01/2.2712.2712.27|2.01|1.48|1.48|1.48

| Résorcine........ 0.53

SUHIIME 0 0.3610.6410.6410.9310.5110.5110.18l0.18

NCIS

Il est plus instructif encore de tracer les graphiques correspondants pour comparer entre elles, les courbes obtenues. C’est ce que nous avons réalisé dans les tableaux I, IT, III, qui, pour chacune des trois espèces de bactéries mises en expérience montrent simultanément les courbes représentatives des valeurs que prend la dose infertilisante des antiseptiques employés

Comme cette dose infertilisante peut être regardée comme une mesure de l’accoutumance de la bactérie aux antiseptiques, la courbe figure les phases parcourues par l'adaptation. La lecture en est facile: la colonne des chiffres exprime le titre du milieu en grammes d? antiseptique par litre, les lettres indiquent és races successives, la lettre N désignant la race normale.

C’est avec le Bacillus pyocyaneus que nous observons la plus grande constance dans les phénomènes d’accoutumance ; le parallélisme des courbes se maintient pour chaque antiseptique avec la régularité compatible avec les inévitables erreurs d’expérimentation. On voit que la bactérie en s’adaptant progressivement à des doses nocives de plus en plus élevées atteint un degré de résistance qu’elle ne peut dépasser et qui est suivi d’une chute assez rapide. La bactérie perd la faculté de résistance qu’elle avait acquise et parait même acquérir une sensibilité plus grande que celle qui caractérisait son état initial.

On voit en effet que la courbe d'adaptation tombe, après la régression, au-dessous du niveau de la première dose infertilisante. Toutefois la différence est faible, et les deux niveaux tendent à se confondre. On peut exprimer les faits qui précèdent en disant que l’accoutumance a été temporaire et qu’au bout d’un certain temps la bactérie - tend à reprendre sa résistance normale.

Cette constatation est intéressante : elle montre que la bactérie, tout en manifestant une certaine plasticité

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