‹ Essai sur l'adaptation des bactéries aux antiseptiquesChapitre 34 sur 51 · PE6E · texte numérisé non relu

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d'adaptation ne saurait franchir une limite déterminée. C’est un phénomène très net de résistance spécifique à la variation.

Les courbes d’accoutumance du Bacillus subtilis n'offrent pas la régularité des précédentes. Il en est de même pour le Bacillus anthracis pour lequel la dose infertili-

sante maxima ne se fixe qu'après des fluctuations assez complexes.

Nous verrons plus loin comment on peut tenter d’expliquer ces irrégularités. Il apparait néanmoins que le phénomène de laccoutumance obéit à la même loi générale que nous avons énoncée à propos du Bacillus pyocyaneus, en ce sens qu'une régression plus ou moins accentuée se manifeste toujours après le maximum de résistance.

Ici encore, le caractère physiologique acquis disparait pour un retour au type normal.

Enfin ce retour au type normal est toujours la règle quand on transporte les bactéries du milieu nocif en milieu normal, quel que soit le degré d'adaptation qu’elles aient atteint. On peut donc dire qu’en aucun cas l’accoutumance

aux antiseptiques ne se maintient; elle est toujours temporaire.

L'examen des courbes des tableaux 1, IT et IT, appelle d’autres observations. Comme nous l’avons fait remarquer plus haut, la régression de l’accoutumance aux antiseptiques se traduit par une sensibilité plus grande de la bactérie.

Nous avons mis en regard, dans le tableau ci-dessous, les doses infertilisantes qui correspondent aux ensemencements de la bactérie neuve et de la bactérie ayant subi toutes les phases de laccoutumance, au moins dans les limites du temps de l'expérience :

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