L. Ligam' Colo-Reno-Splénique, 5. Meso colon descendant
6, iransyerse,
b. Vaisseaux et hile de la rate.
L'artère qui nourrit la rate est l'artère splénique branche du tronc cœliaque. Sitôt son origine, elle se loge le long du bord supérieur du pancréas dans un sillon creusé à cet effet dans l'organe et y décrit de nombreuses flexuosités, Sappey dit que sur un adulte, il constata que la distance de l’origine de l’artère à son point d'arrivée était de douze centimètres, tandis qu'en suivant toutes les sinuosités ‘du vaisseau, sa longueur était de vingt et un centimètres.
Le long de son trajet, le long du pancréas l'artère donne des branches à cette glande et arrivée à son extrémité, elle se divise alors en un Certain nombre d'artères plus petites; une des plus importantes est l'artère gastro-epiploique gauche qui s'engage dans le ligament pancréatico-splénique pour se rendre à l'estomac ; de cette subdivision part quelquefois un petit rameau, qui se rend à la queue de la rate.
Les autres branches de divisions de l'artère sont d’ordinaire au nombre de trois ou qüatre, qui s’échelonnent sur toute la hauteur du ligament gastro-splénique pour se rendre à la rate. Des deux branches de division supérieures se détachent de petits vaisseaux grêles, assez longs, au nombre de quatre à six, qui se rendent à travers le ligament gastrosplénique à la grande courbure de l’estomac.
Les quatre branches qui vont à la rate se divisent encore à leur tour ordinairement en deux ramuscules terminaux ; cependant, il arrive souvent que la branche médiane reste
. . “ , , = unique jusque près de son entrée dans l'organe; par contre,
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les branches supérieures et surtout inférieures, peuvent
donner trois et même quatre subdivisions suivant la lobula-
tion plus ou moins accentuée des parties correspondantes de l'organe.
Les tros d'entrée des artères dans la rate sont situées en avant des tros de sortie des veines, Ces veines suivent absolument le même trajet que les artères dans le ligament et ne présentent rien de particulier. Elles se réunissent en un fronc commun, la veine splénique qui suit la face postérieure du pancréas enclavée dans un sillon et traversant cet organe obliquement de haut en bas, ce qui fait qu’elle s'écarte de plus en plus de l'artère à mesure qu’elle s'éloigne de la rate,
Ces vaisseaux sont d’un calibre très grand, comparé au volume de l'organe qu’ils irriguent; pourquoi ce fait? C’est là une question de physiologie que nous ne pouvons traiter. De même, je n’ai pas fait de recherches spéciales sur le mode de terminaison des artères dans la rate; question encore très discutée.
J’ai choisi trois rates, qui m'ont paru dans un état de conservation assez satisfaisant, et j'ai injecté une des branches de division de l'artère splénique. La rate était, au préalable, placée dans un bain d’eau à 40°, ce qui facilite la pénétration du liquide coloré ;-celui-ci était une solution de gélatine colorée en noir par de l'encre de Chine et filtrée soisneusement. L'injection était poussée lentement jusqu’à ce que le liquide revint par la veine correspondante. À ce moment on cessait, et après coagulation, jai toujours constaté que tout l’organe était injecté.
Des recherches faites par Assolant et Sappey semble-
f raient pourtant prouver qu'il y a dans la rate trois où quatre départements vasculaires absolument distincts.
Evidemment, mes trois expériences sur des sujets d’amphithéâtre ne prouvent rien; mais j'ai cependant voulu Îles rappeler.
Le hile de la rate est ce sillon que l’on voit sur la face interne et le long duquel sont échelonnés les orifices d’entrée des vaisseaux,
Ce sillon est situé d'ordinaire à l'union des deux tiers externes de la face interne avec son tiers interne ; il est situé dans le même axe que la rate d’une façon générale, mais décrit de légères sinuosités. Il envoie des diverticules dans tous les lobes supplémentaires ; aussi est-il souvent bi
et même trifurqué à ses extrémités.