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adolescents de deux à vingt ans, nous aurions donné les
Jimites de matité aux différents âges; nous ne pouvons le
faire que pour la première année et nous n’osons espérer qu'elles seront utiles. Nous savons qu’à cette époque la rate
occupe un espace intercostal (le dixième le plus souvent)
.S'étendant de la colonne vertébrale à la ligne axillaire, sur
une hauteur de 2 à 3 centimètres. La percussion d'une rate normale ne doit donc pas être très facile; mais, il faut dire que dès l'instant que l’on trouve une matité assez nette et un peu étendue, on peut présumer qu'il y a quelque chose d'anormal.
C’est surtout le chirurgien qui pourra s'inspirer le-plus de l'anatomie topographique.
Dans les plaies traumatiques de la rate, par exemple, lorsqu'une plaie de l’hypochondre gauche s'accompagne d’hémorrhagie abondante, que le chirurgien a tout lieu de croire
que le sang vient de la rate, un moyen très pratique de faire
l'hémostase est de pincerou de lier Le pédicule vasculaire dela
rate; pour ce, il faut évidemment un procédé sûr et rapide. Or, étant donné ce que nous savons de la position du hile et des vaisseaux, 1l est évident qu'avec une ouverture faite immédiatement sous le rebord des fausses côtes au niveau de la 9et 10° côtes on arrivera directement sur l'artère splénique, en ayant bien soin de récliner en bas l’anse colique gauche, en dedans la grande courbure de l'estomac; on arrive alors directement sur les ligaments gastro-splénique et pancreatico-splénique qui sont liés et pincés.
Le champ des applications médico-chirurgicales est d’ail-
leurs très vaste, et nous ne pouvons nous étendre trop lon-
guement sur ce Chapitre. Notre but est surtout de montrer
le parti qu'on peut tirer des données anatomiques et non de prendre, point par point, toute la pathologie de la rate et d'envisager pour chaque question, les indications spéciales découlant de l’anatomie de l'organe.
Nous terminerons en disant quelques mots du manuel opératoire de la splénectomie.
Le tracé de la ligne d'opération a évidemment une grande importance ; certains chirurgiens préfèrent la ligne médiane, d’autres ouvrent le ventre le long du bord gauche du muscle grand droit de l'abdomen ; enfin Ruggi (de Boloone), en 1891, a proposé l’incision parallèle au rebord des fausses côtes.
A première vue, cette incision parait préférable et l’est, croyons-nous, en réalité ; la section des muscles en travers
ne peut faire rejeter cette méthode, et s’il est vrai que la
rate souvent hypertrophiée arrive à toucher la ligne médiane dans les cas pathologiques, 1l n’en est pas moins vrai qu'il doit être extrêmement difficile avec une incision mé diane d'aller chercher le lhigament suspenseur, et de détacher les nombreuses adhérences-avec la paroi qui sont de règles dans ces cas.
De plus, quand existe le ligament colo-reno splénique, si l’on n'a pas dans le champ opératoire ou à proximité son point. d'attache sur la rate, qui sait si des tractions aveugles ne déchireront pas cette partie du gros intestin.
Ici s’arrêéteront ces quelques considérations qui suflisent à mettre en relief les avantages réels d’une connaissance exacte de l’anatomie de la rate pour le médecin et le chi-
rurgien,