‹ Essai sur l'anatomie pathologique en général, et sur les transformations et productions organiques en particulier;Chapitre 3 sur 38 · XVI · texte numérisé non relu

XVI

iîîàtîon du poumon ^ de la plèvre , dii péricarde , du péritoine , de l'intestin qui les a provoqués ; si on évacue les premières voies infectées de saburres gastriques ; en un mot ^ si on agît sur le point de départ ; lesquels persisteront si j mettant dans sa conduite cette ataxie dont il accuse la maladie , le médecin alimente, attise celle-ci par des toniques, des stirriulans, etc. ; tandis que . les seuls anti-spasmodiques convenables eussent été la saignée , l'émétîque.

Toutes les fois donc que nous voyons de la fièvre ,j cherchons Forgane malade ; si nous n^en trouvons pas , à la bonne heure ^ accusons une fièvre essentielle 5 mais n'oublions jamais qu'il est une multitude de phlegmasies latentes (i) 5 de pleurésies , de pneumo-

(i) Ceux qui ont suivi la clinique de M. Réca^ tnier savent combien ce médecin célèbre est en garde contre les phlegmasies latentes , celles du pouinon surtout. M, Jadelot a , depuis long-temps aassi^

XVllj PRÉFACE.

îiîes . entérites , péritonites qui ne sont accompagnées d'aucune douleur ; qu'il existe mille degrés entre ces plilegmasies aiguës que tout le monde peut reconnoître au premier coup d'œil , et ces phlegmasies chroniques qui condui»

sent leurs victimes à la mort d'une manière insensible ; que les fièvres symptomatiques des phlegmasies revêtent tous les caractères des fièvres essentielles inflammatoires , bilieuses , adynamiques j ataxiques, en sorte qu'à une certaine époque , faisant abstraction de la phlegmasie ^ on pourroit aisément s'y méprendre ; et nous serons infailliblement conduits à cette vérité capitale que M. Broussais a le premier établie ,

fixé son attention sur les phlegmasies latentes cher les enfans : des saignées locales et générales , des adoucissans, des topiques émolliens, des dérivatifs font tomber la fièvre qui , au premier coup-d'œit, paroissoit essentielle. L'activité dont jouit le système capillaire chez les enfans explique la fréquence iies inflammations à celte époque de la vie , soit comme maladie principale , soit comme complication.

Page 1