I.a gloire ,1,. Leibnilz. aux v.mix ,1e AI ,1e lîi f„i r
., I |. ■ "-^ <"- ->i. ,11 i>ii.ui. lui ,1 av,)ir
établi sa pl.ilosopi.ie sur son lon,l,.n.,M,l véritable, lidé,. ,1e force. .Sans .loule. il ne sul pas toujours résisterau presti-e <>' ' .'SI'.-.! . e système, et à la tyrannie ,1,. la nécessité ogique ,1e la viennent ses plus graves erreurs, notau.menl son s,vsl,.me ,1e I larmoni,. préétablie. ,p,i est ,.„ o,.position s. evulenle av,.,. I,.. aperc..plioiis immédial.^s ,1e la conse-enee; mais sa ,lo,.tri„e tient de ses origines un grand
nombre.levéritéspsyebologi.pies.méeonnuesparDes^artes et .es ilisciples. Tan,lis ,p,e Spinoxa et I.o,.|<e partaient ,lu .eu.v„.me terme ,1.. r..ntl,ym,-.me ,|e noseartes, cesl-à-dire <le I i.lee ,1,. substance. I.,.ib„it. remontait au premier l..rm,. au cogilo ,pril interj.rétail plus exactement, mais sans en a|.e.revoir t,.ut..s les consé,,aences. C'est pomvp.oi M .le B-ran revient .le nouv.-au au même point. le .lépart, et se Sar.lanl, les erreurs eomnns..s par ses,levanciers. va selîorcer ,1e se maintenir dans la bonne voie.
1 Cousin, t m. o«.., .,^,,,,^,^,.„„ hnmMiale
i. C.iisiii, ,-,/.. iO-2t..lin'rceplh„ imméMule
S Cousin. I. IV. 311. Oocinne p/,ilosop,n,,„e ,1e Uil.,„-
IXTRODCCTIOX
(1. Caractère dominant de la philosophie de M. de Biran.
La philosopliie de M. de Biran a le double caractère de la pliilosopliie moderne, telle que Descartes l'a conçue ; c'est d une part lascience des principes ; comme telle, elle ne présui)pose aucune autre connaissance, et toute science au contraire la présuppose ; et d'autre part, c'est la science dû la^réalité ; elle se propose non de construire un'svstème bien lié. mais de c^uiai.txe ce qui esJ^t par consé([uent de résoudre le passante de la pensée à l'existence. Or, si l'existence n était pas liée immédiatement aux principes, en d'autres termes si ces principes étaient conventionnels, il laudrail renoncer à tout es])oir de la connaître jamais. La vérité qiii sert de fondement à la philosophie doit donc être tout à la fois primitive et intuitive, c'est une aperception unmédiatede la réalité; en elle s'identifient la pensée etTôtre. ^ \^'^dro de substance ne remplit pas cette double condition. Kn tant (p, elle est conçue comme une chose, comme un objet, elle suppose nécessairement un sujet qui la conçoit ou pour qui elle existe. 11 faut donc que ce sujet existe «l'abord pour lui-même, ri qu'il saisisse son être comme lorce, non comme substance, a Je pense » est identique pour Marne de Biran à . je veux » et comme l'exercice de la volonté est inséparable d'un effort musculaire à « je meus >, c'est-à-dire, je suis une force, une puissance d'ao-ir. Voilà dans l'ordre de la connaissance, la vérité première. Substance, modes, catégories de la pensée, pensée absolue n exjstent que pour une pensée qui se pense, et qui ne peut les penser qu'à cette condition. Or cette pensée, pour M. de Biran. est essentiellement volonté; car la volonté seule peut s apercevoir comme sujet, sans se transformer on objet ; vouloir et avoir conscience de soi ne font qu'un ; le moi identique à la volonté se connaît par lacté même où se manifeste son existence. Qu'on ne dise pas qu'avant d'exister, le moi était possible et que l'être indéterminé est
-f^VKimàtmmmakmm
LAMHROPOLOGIE DE MAINE DE BIRAX
«nléricur au moi. Le possible lui-même n existe comme tel fiueri tant (lue o le i)on«e oi „.,^ .
ponsc par cela même, ou que j'existe pour moi.
es ^ '.ir, " I '1'"'" ''•^'"^'•^'^''''''" ''" "-'• -Ç" comme force e.s donc e terme où ,loi( nécessairement s'arrêter la rellcx.on, dans sa réj,M-ession aux principes- c'esl h véri î prem,6re, le principe ,1e la philosophie Mais cette vérité primitive est en même temps un fait
' " -M. <le B.ran n a pas seulement une existence formelle e PU.S avo.r e sentiment ,1e mon existence en ,lehors e
.t e.xerc,ce ,les sens et de l'imagination. 11 suffit pour •.
ne ens.on volontaire ,1e mes muscles ,lans les tén.'.l
t le sdence. S, l'on ,lit ,p.e la conscience est ,lu mo t ou
am:TrT "" 7'"''"' ""■^-■'•"^ '^ •" ^'- '" -
eu le, "'• l« conteste pas , mais autre ,hose
et vvre et savo.r ,,ue l'on vit ; .-e qui le prouve, c'est que
pa l que la conscience ,1e soi et le sens vilal ou or.n,ni„ue on des caractères opposés : la conscience est d'aula I
nette que le sentiment est moins in.ense ; ils ont ci ' on, hfons , hfférentes. Bref, l'opposition ,lu sujet à l 'ôb t nest pas dans la ,loctrine ,1e .M de Hir... r. 'ogique de la forme et .le la n^ati.'.e ';!::., rrT ::" : ^« f "^^ '•■■""-' Cest un fait; c'est le ait^ , que tous les autres supposent, p„isq„ ils n'existent I nous qu'A la condition ,1'étre connus, '.'est-à.li;!' apport au moi .p.i les connait. Kn tant qu'elle se prop" é .leterm.nat.on précise ,lun fait, ou plus exactement '" d pnnn ,f on peut ,lire que la philosophie ,1e M. ,1e bI ..ne p dosophie ,1e l'expérience, et , uelle se .lis inCe „e toment par ce caractère, des plulosoplu'es svstémaï^.uel construdes de toutes pièces, par l'esprR, sur u ^ '
rislTctl'" ' "'""'^'""'^ "^ ''^^•^''^■•'■^^-'' '»«- -" '^nsmc , cari en,p,r,sn.e est lui-mén,e une hypothèse philoso-
l.NTnODl-CÏION
pluque. non une science véritable. Condillac et Hume réduisent à priori re.vpérience à lor.lre habituel de nos senstlions. J)e là. ils préten.lent <léduire toutes les opérations d toutes les formes de la pensée; ils fout rentrer de force dans les cadres qu'ils se sont <lonné à l'avance toute expérience possible ; c'est une prison où désormais toute pensée se trouve captive. Tout ce que Ion obtiendra en procédant ainsi, c'est de construire un système cohérent, dont on .pourra admirer la valeur logique, ou l'ordonnance harmonieuse, mais on n'atteimlra pas le but proposé, c'est-à-dire I explication des faits. Cette idée de construire l'expérience est vraiment étrange '. Rst-ce que l'expérience n'est pas essentiellement le primitif, le donné? Or la sen.sation n'est pas le fait primitif; elle n'est que pour celui qui l'éprouve et qui se distingue d elle en l'éprouvant. Au lieu d imagin,>r à I avance une forme ,léterminée et exclusive d'expérience il faut rechercher le fait primitif ; et la connaissance de ce fait servira en «pielque sorte de modèle à l'expérience
Taiue reproche à M. de Biran, ,lans son livre sur les philosophes français ,lu xix' si.'.cle, d habiter dans l'abstraction pure, à « oOOi.ie,ls au-,lc>ssus ,1e la terre » à moins que ce ne soit au-dessous, car une page plus haut, il fait dire à Cousin « 1 assez Messieurs, dans larri.'.n-cave, c'est le domicile ,1e M. de Biran, un bien grand philosoi.he' ». Mais ce «^proche c est précisément celui que M. ,1e Biran fait aux philosophes qui 1 ont précé,lé, et en particulier aux empiristes, à l'école desquels se rattache Taine. Ces faits sensibles ,,ue Taine consnière comme le monde réel, ce sont en réalité ,les représentations. Or ces représentations n'existent pas en e es-mômes, et comme suspendues dans le vide; elles sont attribuées parun sujet à un objet. Isoler ces représentations comme le fait Taine, ,1e leurs conditions réelles d'existence c est donc réaliser des abstractions. Que l'on nenvisa-,' dans le monde, comme le font les savants, que les phéno-