‹ Essai sur l'anthropologie de Maine de Biran [microform]Chapitre 27 sur 178 · Cousin, III. 25 i. Ib'ulem · texte numérisé non relu

Cousin, III. 25 i. Ib'ulem

2. Na ville, II. ;)6. Essai sur les fondements de la psycliolvffie.

LA VIE ANIMALE

qu. prédom>„c dans le sens de la vue el du louci.er L'in l".Uon c est lélément proprement intellectuel de la ; J an.malc .1 faut se .ar.ler de le confondre avec lacté seT t.el de I ,„te.ligence humaine : le Ju^.ement. LanLï „e pense pas. ma.s il se représente le milieu où il vit dTns h mesure Où cela lui est nécessaire pour vivre. Or li^tt û' c est....-d,re pour M. de Riran, toute représentation m d aie' o .m,no .atc d un objet étendu, est naturellement dis i c <ela(TecUon, c'est à-dire du plaisir ou do la douleur' Tan <l.s «lue I alTection est confuse par sa nature. I intuition' peut"

.^trplau-eenelie.nème,i„dépendammo,.tdetouteactiordu no land,s que I halntude a pour eflet d'émousser la sens" '.Ile pro,,ren,ent dite ou 1 élément affectif de nos scnsa I •oute sensaCon ,ui renferme une partie intuitive pré om ' "ante s eclauvit et se distingue parlarépétition.LÏc,"„ est absoIu,nent in<létermi„ée ; nos intuitions revéten la fo n.e de I espace : de là vient leur clarté propre C l e ntu. on v.suelle ou tactile de lespace nex rime qu „ .a, e d I .dée que nous nous en faisons, la partie sûperficel e ; ,1 entre dans notre idée de lespace un élément plus

t P' T """?'■""' '" """■'"^"' ''^ '••'^^ortmuscu e ou .h. I acfon motnce. Mais cet élément est inséparable de la onscence proprement dite : il apparaît donc à un é aÎ «le la v.e pensante, supérieur à la vie inconsciente

Ces dners états, alTection, détermination motrice inlui t.on. ..es évanouissent pas pour toujours lorsque le, ; "j osse d être présente et d'agir. Tous laissent apr\. ux ", tames traces qui se r'jnimnnt ^ i- ^^"

i\ . . ^ rannnent, en diverses circonstanrec:

tprouNons, sans en connaître la cause ou l'orio-ine oui se Pe.'d souvent dans la période obscure qui précède h i sju.e, ou dans les songes. « Ainsi le^d^de 1 ' ^t ï Mane Stuart, Jacques M, éprouva toute sa vie. à laspecl

l'anthropologie de malne de diuan

d'une épce nue, un tremblomont involontaire, sans qu'aucun effort de sa volonté put surmonter cette disposili^)n des organes, qui était la trace d'une forte affection de crainte sympathique, éprouvée dans le sein de sa mère'. » De même, certaines affections gaies ou mélancoliques qui se liaient aux images dominantes dans l'état de rêve, de délire ou de manie, ])ersistent souvent avec opiniâtreté, en l'absence de ces images. Kt « si nous sommes ou si nous devenons par exem])le, à tout âge, plus expansifs, plus aimants ou plus gais dans le printemps, comme plus concentrés ou plus mélancoliques en automne, c'est qii'indépendamment de toutes les circonstances extérieures et de toutes les idées associées, certaines révolutions organiques i[iù siirvieniient à ces époques dans certains organes internes y ^-éveillent des traces d'affections antérieurement assoupies, entraînent l'imagination dans le cercle des mêmes fantômes et donnenl des lois à cette faculté au lieu de recevoir les siemies - ».

«Comme les affections laissent après elles des appétits et des besoins, les mouvements produils par ces affections et qu'on peut ap{)eler mouvements affectifs ou sympathiques, laissent après eux des déterminations (pu" seraient aussi très bien nommées appétit ives\ » Ces mouvements peuvent renaître en dehors de toute excitation affective, par suite des habitudes contractées par le centre moteur, comme il arrive dans les mouvements spontanés.

Enfin les intuitions laissent à leur tour des images qui peuvent se réveiller spontanément, soitassociées entre elles dans Tordre successif ou simultané qu elles avaient dans le sens externe dont elles dérivent, soit cond)inées dans un ordre nouveau comme il arrive dans les songes

Ces divers éléments, primitifs et dérivés, de la vie animale ne se produisent pas isolément : ils forment un svs-

„ V^^aVi'''' "• ^*' '^'*"^"«'*«'' ^^"^ fondenienlsde la psycholoqle. Cousin III,

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