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gna-e du sens commun'. » Selon M. de Biran. l'idée d'extériorité qu'enveloppe noire perception des objets n'est pas une simple croyance, c'est une connaissance certame, dont il explique ainsi l'origine.
Sui.posons d abord le toucher isolé de tout autre sens et que l'individu réduit à la locomotion volontaire ne puisse pas faire un mouvement sans rencontrer un obstacle. L'individu sent bien que sa volonté n est pas cause de l'arrêt de ses mouvements. Mais comment saura-t-il que cette cause est étrangère à son corps propre et ne lient pas au contraire à létatde ses organes, comme aune paralysie par exemple? Le résultat serait le même si nous supposions qu'un corps d'un certain poids est appliqué sur notre main ouverte et immobile et qu'il la pousse en bas en la pressant. L individu sentira comme un surcroît de l'inertie propre de son corps, mais comment saura-t-il que ce surcroît d inertie est dû à l'action d'un corps étranger ?
Ce que ni la sensation de mouvement et ni la sensation de pression et de poids ne peut donner séparément, résulte de la réunion de ces deux éléments.
La pression faite sur telle partie mobile et sensible de notre corps, comme la main, se trouve toujours accompa- ..née d'un surcroît de résistance ou d'inertie organique. « Si ^près avoir agi d'abord contre lobstaclc, l'individu suspend son effort et qu'il continue à sentir en même temps la pression en répétant cette expérience il sera conduit nécessairement à attribuer la résistance à la cause qui presse sa main, et celte force non moi, indéterminée comme cause d'une impression passive, sera déterminée comme force de résistance absolue K » La pression tactile est objective, comme occupant une certaine surface de notre corps ; en contractant une liaison intime avec elle, l'idée ou le concept premier de la cause inconnue, capable d'arrêter nos mouve-
de métaphysique el demomle (a» 3 bis], 14» année, p. 458.