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TISSERAND. I
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ments, se dôicrmine, elle se revêt d'une forme sensible, et se met sous Tétendue tactile qui lui sert de signe. Toute sensation de pression se trouvera désormais associée à l'idée d'une cause étran-vre^ « Ces deux rapports de causalité et d'extériorité fondus Tun dans l'autre et dans la sensation même ne i)araissent plus pouvoir en être séparés. C est de cette confusion que viennent les difficultés qu'il y a à distinguer les éléments de ces premiers composés de l'iiabilude et à rapporter chacun à sa source, diflicultés trop, bien prouvées par la lenteur des procédés de l'analyse philosophique à cet égard, comme par les théories et le langage des divers métaphysiciens, depuis Descartes jusqu'à Locke^ » Cette théorie sur lorigine de l'idée des objets extérieurs ne rend pas compte «le la distinction que nous établissons actuellement entre notre corps et les cx)rps étrangers, car l'objet (pii presse telle partie de notre corps peut être une autre partie de ce corps même. Condillac cpii avait spécialement étudié et a|)profondi ce problème plaçait le fondement de cette distinction a dans un sentiment (passif) qui se réplique à lui-même dans les parties du corps propre rencontrées par quelque chose de sensible, et qui est sans réplique dans le contact des corps étrangers. M. de Ihran accepte cette explication mais en l'adaptant à sa théorie propre sur l'origine de l idée de réalité, c'est-à-dire non
sans réserve.
« Comment, dit-il, se fait-il dans le premier cas, qu au lieu de se confondre, les sensations se distinguent et se répliquent, et dans le deuxième cas, comment le défaut de réplique du sentiment suflit-il à manifester l'extériorité, l'étrangeté de la sensation, le lieu de l'objet louché^'?
« 11 "faudrait d'abord expliquer ce caractère de redoublement intérieur qui fait la conscience oulidée de sensation,
1. Navillc, t. II, 110. Essai sur les fondements de la psychologie.