‹ Essai sur l'appréciation de la fortune privée au moyen âge, relativement aux variations des valeurs monétaires et du pouvoir commercial de l'argent: suivi d'un examen critique des tables de prix du mare d'argent, depuis l'époque de saint LouisChapitre 35 sur 68 · VALEURS D'ART · texte numérisé non relu

VALEURS D'ART

Les descriptions suivantes sont la reproduction partielle, mais textuelle, du compte d'Estienne de la Fontaine, argentier du roi Jean, un des plus riches en valeurs de luxe, et d'autres manuscrits non moins authentiques, déjà et plus d'une fois cités dans la première partie de cet ouvrage (a).

Année 1350. — Marc à 5" 18%

« Payé à Kaleloi la chapeliere pour chapel de bievre (loutre) fourré d'ermines, couvert pardessus dun rosier dont la tige estoit guipé dor de Chypre et les feuilles dor soudé, ouvré pardessus dor de Chypre, de grosses perles de compte et de garnaz (grenats) , et les roses faictes et ouvrées de grosses perles toutes de compte , et par les

(n) Voir les tables de la 1"' partie, auxquelles ces manuscrits ont déjà fourni un assez grand nombre de prix. Quelques-uns des articles ci-après y sont indiqués, mais seulement conime chiffres de valeurs, et sîins aucune dcfcriidini).

AU MOYEN AGE. — PREMIÈIIE l'AlUlE. ll)5

(( costes avoit deux grant comnmles (/;) feuilles dor soudé, semés de grosses perles, de garnaz et de pièces esmaillées; et pardessus ledit chapel en haut avoit un dauphin faict dor pourlraict au vif, tournant a viz sur un tuyau dargent ; lequel chapel garni de botons de perles rondettes et menues et orfroisiés de bisetle dor (c), d'esmaux et de grosses perles, commanda Mo'' le Dauphin (d) à largentier, et en chargea faire tel et dicelle devise pour donner à maistre Jehan le fol du roy^ si comme il appert par lettres donnés à Sainct- Christotle en halatle xiv jour de novembre. — Pour le bievre, orfrois, biselte dor, pièces esmaillés, façon et ouvraige de broudure du dict chapel, sans les perles et sans la fourrenre, xviij", » égalant, en poids d'argent, 167' 1(? du xix" siècle, et, en pouvoir, 1 ,006' 80^ Les perles et la fourrure étant supposées de pareille valeur, il en aura coûté à un roi plus de deux mille francs pour coiffer un fou.

[b) Sans doute pièce de rechange que l'on conservait ou supprimait à volonté.

(<•) Sorte de guipure.

(d) Cliarles, depuis Charles V, le premier fils aîné de roi de France qui ait porté le nom de Dauphin. Car il ne serait pas exact de répéter, comme la plupart de nos historiens , que ce fut le premier tils de France auquel on donna ce nom. Philippe , duc d'Orléans, fils de Philippe de Valois et frère puiné de Jean, l'avait rcgu avant Charles.

Année 1352. — Prix moyen du marc 1 1'.

« Payé à Jehan Brailler, orfèvre le (du) roy, pour la façon d'un faudesteuil (fauteuil) dargent et de cristal garni de pierrerie livré audict seigneur (roi), duquel le dict seigneur fit faire aud. orfèvre la cliarpenterie , et y mist et assis plusieurs cristaux, pièces denlumineures de pluseurs devises, perles et autres pièces de pierrerie, assavoir :

« Premièrement, pour la charpente dudict faudesteuil faict par M. Pierre de Vienne . xx' parisis, ou 25' tournois = 125' modernes, au pouvoir de 750 francs.

« Item pour ij'^xij (212) pièces denlumineures mis dessous les cristaux du dict faudesteuil dont y a XL armoiries des armes de France, Lxj à prophètes tenant rouleaux, et est le champ dor, et iiij grans histoires des jugements de Salemon et servent aux meyeu:x dudict faudesteuil, et feurent faicts parla main Guill. Chaslange. vj" l. par., ou150'tour.=75(y mod., au pouvoir de 4,500 fr.

(( Item pour xij cristaux pour ledict faudesteuil dont il y avoit v creux pour les bastons, vj plats et un ronc plat par le meyeu, et feurent faict par

la main Pierre Cloet iiij"xvj' par. (96'),

ou 120' tour == 600' mod., au pouvoir de 3,600 fr.

AC MOYKN AGE. — l'REMlÈFŒ PARTIE. iGl

« Item pour cent et demy de garnaz (grenats) et iiij"ij (82) gros que premes que esmeraudes (e)

pour ledict faudesteuil xLviiij' par.,

ou 61' 5^ tour. = 306' 5' mod., an pouvoir de 1837 fr. 50 c.

« Item pour vj onces dor parti (divisé) pour envoirer (/')les pièces d'orfaverie dudict faudesteuil, xij' par., ou 15' tour. = 75' mod., au pouvoir de 450 fr.

i< Item pour xij marcs vi onces et xvi estellins dargent mis de croissance audict faudesteuil , à VI escus 7i (g) le marc, iiij"' par., ou 100' tour. = 500' mod., au pouvoir de . . . 3,000 fr.

(( Item pour or à dorer toutes les pièces dorfa-

(e) Tant primes d'éraerandes ou demi-transparentes , qu'émeraudes pures.

(fi Envoirer, c'est-à-dire , exécuter une sorte d'ornement d'orfèvrerie dont l'élément principal éiait le verre , en roman, voirre ou voire. L'enioiremeni consistait à enchâsser ou monter, avec des lames ou des filets d'or, deux verres collés ensemble au moyen d'une gomme résineuse qui leur communirjiiait sa couleur, et leur donnait l'apparence et l'éclat des pierreries. Ce genre d'ornement est désigné sous la dénomination de doublé de voirrines, dans les staiuls des orfèvres confirmés parle roi Jean.

(g) L'orfèvre compte ici Técu pour 1 livre , ce qui porterait à 8' le marc de cet argent de croissance, ou ajouté à d'autre pour compléter la quantité nécessaire. A cette époque de luxe et de gêne , le titre des monnaies d'or et d'argent, toujours plus ou moins altérées, et conséquemment le prix du marc, variait d'un mois et même d'une semaine à l'autre. C'est le prix moyen de il' qui fait la base des présentes évaluations.

108 APPIŒCIATION DK LA FOKTLNK l'ilivi:!-:

veric audict faudesleuil , en iiij'"'xviii (98) florins (le Florence, ex' par., ou 137' K)' tournois = 687' iO' mod., au pouvoir de . . . . 4, )25fr.

« Item pour la façon de ladicte orfaverie appartenant aud. faudesteuil, laquelle ledict orfeve fist tout de neuf : cest asscavoir facer et forger v''xxxv chattons, viiij viroles à bestelettes (Ji) etxviij pignons à feuilles et à bestelettes enlevées, et un ronc pour le moieu du meyeu de la façon des pignons j et feurent toutes ces pièces déperciés à jor (jour) et envoirrés dor brunit, et xxiij piliers tortis en l'euvre (en relief); toutes les autres pièces dudict faudesteuil fut par led. orfeve lavées, nettoiees, redreciees, rebrunies, redorées et mise sus (en bon état) : pour façon de rechief et peine de toutes ces choses . . ij'L* (250) par., ou 312' 10' tournois. = 1562' 10' modernes, au pouvoir de 9,375 fr.

u Item, j)our (i) xxvij' parisis, ou 46'

5* tournois = 231' 5' modernes, au pouvoir de 1,387 fr. 50 c.

« Somme (tolalej. . . . vij'^Lxxiiij' par.,

(h) Bisielettcs diminutif de 1jc'>cs, petits animaux. Ces pièces rcpiésentaicnl apiiarenimcnt des insecte» ou des icpliles, comme on en voit dans les miniatures de cel âge.

(0 Ligne presqu'entièremenl elïacée dont on ne peut decliitlier que le prix.

AU MOVKN AGI'. l'HFJIltUE PAUIIE. 100

OU 0G7' 10' tour. = 4,837' 10' du xix siècle, au pouvoir de 29,025 francs actuels {k).

Année 1 422 — marc à 7',

« Une Tuitre d'esvesque toute semée de perles garnies d'or tout autour et de plusieurs torches de perles et de pierreries, et eu chascune de lez devant et darriere à x fermaulx (l) dor garnie, assçavoir, les viij , chascun de iij troclies de perles, de iij saphirs et de iij balays, et les ij aultres, de iij troches, i saphir et i balay, et de xiv rosettes dor et une perle ou raeyeu (au milieu), et contiennent les diamants Iviiij en nombre, et y a avec Ix.... (mot effacé), mais en a esté perdu vij, comme !en (on) dist, la fesle des nopces du roy d' Angel terre (jn). Prix 9' (1000') »

1000' =r 7,857' 2^ iO" } du xix siècle, au pouvoir de 47,142 fr. 85 c.

(k) Compte d'Eslienne de La Fontaine.

(/) Fermaux , pluriel de fermai , ne signifie pas exclusivement fermoirs , agrafes. Ce nom est commun à divers autres objets de parure et d'ornement d'orfèvrerie,.

(m) Le mariage de Henri V avec Catherine de France , lille de Charles Yl et d'isabcau de Bavière , en vertu du traité de Troyes du 21 mai 1420. C'est vraisemblablement pour cette cérémonie que la mitre fut faite. Et , en elfct , la description ci-dessus est tirée d'un Compte MS. deRe'jnauld Doriac, de la lin dc l'année 1422, époque de

\ 70 APPRÉCIATION I)K LA FORTINK PHIVÉE

Même compte — même date — même prix du marc.

« Une longue chayenne dor (chaîne) à chaynnons bellens (polis), àiij fil plat tors et à feuille, de la devise du feu roy nostre seigneur, ou est escript James, et plumes de paon, et de cosses de genest (n), laquelle le roy d'Angletere donna audict feu seigneur et lui fist présenter au siège devant Melun par M. de la Motte de Sylly, poisant viij marc vi onxes et demy. Prisiév*'xxxvij' xi' ii]"*. 537' 1 j^ 3" = 4,290' lœ modernes, au pouvoir de 25,282 fr. 4 c.

Année 1431 . — marc à 8'.

La taille, la richesse et le prix du chapelet dont la description suit, font de cet instrument de dévotion un objet de vanité assez remarquable pour mériterde figurer ici.

({ Guilliaume Parent, marchant pierrier, demourant à Paris, confesse avoir eu et reçu de hault et puissant prince monseigneur le duc de Bet-

l'estimation; mais on y voit que la mitre parut au mariage , puisqu'elle y perdit de ses pierreries.

(n) Telle était donc alors la devise de Charles VI, sur laquelle les chroniqueurs ne s'accordent point, et qui a pu varier.

AU MOYEN AGE. — PREMIÈRE rAUTIE. 171

fort fo), par les mains de bonourable homme et saige maistre Gilles Ferrieres, son secrétaire et garde de ses privés cofYres, la somme de quarenle nobles d^or, à quarante solz par pièce, qui deuz lui estoient à cause dune patenostres à signeaux dor et dambre musquet, environ autant de lun que de lautre, longues de quatre aulnes [\U pieds 8 pouces) de Ion g (sic) ou près; et y a ung bouton dor au boni garni de quinze perles dun karat la pièce lune parmy laultre, poisant icellui bouton avec lesdittes perles, une once deux esterlins, et poisent tout ensemble lesdictes patenostres vu onces X esterlins ou environ, vendues et livrées à mon dict seigneur le dix-neuf jour de ce mois, en son bostel de Bourbon, pour le pris dessus dict; de laquelle somme de xl nobles dessus dicts ledict Guilliaume Parent se tient pour content et en quitte ledict M. le duc, son dict secrétaire et tous

aultres Fait lan mil quatre cent trente ung,

le dimenche vingt et trois décembre (p).

40 nobles à 40' chacun, ou 80' =z 550' de nos jours, au pouvoir de. . . . 3,300 fr.

(o) Jean, duc de Bedfoid , troisième fils de Henri IV, roi d'Angleterre, alors régent du royaume de France, au nom de son neveu Henri VI.

(p) Quittance originale sur parchemin.

172 APPKliCIATlUN DE LA FOHTUNE PUIVÉK

Année 1392 — marc à G' 15'.

Un compte de Charles Poupart, argentier de Charles YI, pour Tannée 1392, a révélé au père Ménestrier, ce fait curieux (q); savoir, que trois jeux de caries à or et diverses couleurs . de -plusieurs devises, furent exécutés par le peintre Jacquemin Grimjonneur, pour l'amusement du roi, et payés 56' parisis.

La coïncidence de ce fait avec l'époque à laquelle se déclara la maladie du roi, donna lieu de supposer que le jeu de cartes avait été un des moyens de distraction inventés pour calmer l'esprit de ce malheureux prince; mais c'est une opinion qu'il n'est plus possible de partager en présence de la preuve acquise de l'existence des cartes en Europe à une époque beaucoup plus ancienne.

il s'agira donc ici de l'appréciation, non point de la valeur relative d'une invention curieuse de l'an 1392, mais seulement du prix d'exécution de petites gouaches d'environ sept pouces de hauteur sur une largeur de trois pouces neuf lignes, dont le nombre n'est pas connu (r).

{q) Bibliothèque curieuse el instructiie de divers oucrayes , par C. Meneslrier, t. ii, p. 175.

(r) Ce nombre ne pouvait guère descendre au-dessous de 22 ; ni

Les 56 sousparisis, ou 3' 10' tournois payés à Ciringonneur pour ses trois jeux de cartes, égalaient, en poids d'argent, 28' 10' de nos jours, et en pouvoir 171 fr.

Chaque jeu revenait à 1 ' 3' 4^* = 9M 0' de nos jours, au pouvoir de 57 francs.

Année 1453 — marc à 9'.

On lit dans un compte municipal delà ville d'Amiens, du mois d'octobre 1453 au même mois de l'année suivante :

(( A Simonnet Marimon, painctre . payé la somme de dix-neufs livres quatre solz pour sa paine et salaire davoir painct et ouvré ung tableau ou est figurée la représentacion de Nostre Seigneur Jhesus, Nostre Dame, saine t Jehan et autres personnaiges de ouvraige dor dazur et dautres fines painclures, pour ledit tablel mettre et assir au plaidoir des Cloquiers dicelle ville au lieu du viez (vieux) qui y estoit, où len ne veoit plus quelque figure ou représentacion dont len puist faire serremens sur iceluy tablel, comme par mandement du xxviii jour de juing oudict an cy

excéder 78 pièces, ou , tout au plus , 97. On conserve au cabinet roynl des Estampes 17 pièces de cette nature, qui peuvent ne pas être des cartes de Gringonneur , mais qui sont très certainement de son temps.

rendu appert, pour ce par quictanee sur ce, la dicte somme de xix' iiij solz »

(f A Hue Bouton sergent a vergue de la compaignie monseigneur le maieur d'Amiens, pour une vergue de fer, une courtine de bourgren pers et les franges et aneaux pour mettre au devant de la paincture d'un tableau estant au plaidoir des Cloquiers len (là où) est la représentacion de Nostre Saulveur Jhésus, payé par mandement cy rendu, xvi solz (s).»

Le tableau a donc coûté 19' 4' = WT 17* 8"* de nos jours, au pouvoir de. . . . 704 fr.

Et la courtine de bougran, 16 sous =4' 17' S** l, au pouvoir de 29 fr. 33 cent.

frais de jeux isccniqnes à rentrée d'une reine de france.

Année 1515 — marc à 1 2' 4 5'.

« Payé à Jehan Marchand, charpentier et Pierre Gringoire, historien et facteur, demeurant en cette ville de Paris, la somme de cent quinze livres parisis à eux ordonnée par les trésoriers de France, par leur lettre du quatprze novembre 1514, pour avoir, suivant la bonne et louable coutume, et

(s) Bulletin de la Société des Antiquaires de Picardie , an, 1842, n. 2.

« qu'il est décent faire aux entrées des rois, reines et enfants de France en cette ville de Paris, à l'honneur et louange et exaltation de leurs personnes et décoration de ladite ville, fait faire les échafaux, composé les mystères, habits des personnages, loué tapisseries et salarié les chantres, menestriers et autres personnes, pour servir aux mystères qu'il a convenu faire à l'entrée de la reine (() faite eu cette ville le cinq de ce présent mois, au devant du portail du Chastelet de Paris, qui est le principal siège de la jurisdiction ordinaire, lequel mystère a esté bien et honnestement fait et accompli, et le grand nombre de personnages faisant ledit mystère qu'il a convenu audit marchand et à Gringoire salarier, les vestir et accoustrer selon la qualité des personnes qu'ils représentoient (w). »

115' parisis, ou 143' 15* tournois, égalant, en poids d'argent, 622' 18' 4*^ de nos jours, et en pouvoir 3,737 fr. 50 cent.

On remarquera que ce payement ne s'applique qu'aux frais du mystère représenté devant le

(0 La reine Marie d'Angleterre, troisième femme de Louis XH.qui fit cette entrée à Paris le lundi 6 novembre lo94. — En ce qui concerne l'objet de la dépense ci dessus, V. note R.

(c) Compte de l'ordinaire de la Précoslé de Paris, partie des preures des recherches de Sauvai.

I*7(i Ari'Ri::Cl\T10N DF. l\ FOini'NE I'HIVEE

portail du Châtelet; et, dans la description originale de l'entrée de la reine Marie, on ne compte pas moins de sept représentations de la même nature (x), savoir :

r A l'entrée de la ville,

2" A la fontaine du Ponceau,

3° Devant l'église de la Trinité,

4" A la porte aux Peintres,

5° Devant Saint-Innocent,

6" Au Châtelet (celle de Gringoire),

7° Et à la porte Royale.

Si l'on suppose que ces représentations ont coulé, l'une dans l'autre, 115', prix de celle du Châtelet, la dépense totale des jeux scéniques se serait élevée à 805 livres de l'an 1 51 5, équivalant à 26,1 62 fr. de 1840.

On n'obtiendrait pas aujourd'hui la même somme d'éléments matériels, d'industrie, de travail et d'intelligence à ce prix — V. la note R.

(a) L'entrée de très excellente princesse dame Marie d'Angleterre, royne de France, en la noble ville cité et université de Paris,... pet. in-8,, golh. , du temps.

Qu'on juge des frais de parure par celle-ci :

« I-adite dame royne estoit assise en une licliere si sumptueuse- « ment et richement acoustrée et vestue d'une robe dor coverle et « bordée de pierreries, et de fines pierres précieuses en ses dois, un « carcant au col que homme vivant ne saurait nombrer ne priser . .

« ;iil)( sup )

AU MltyRN Ar.K. — r'I'.KMJKPJ'. PAÎITIF,. 177

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