‹ Essai sur l'appréciation de la fortune privée au moyen âge, relativement aux variations des valeurs monétaires et du pouvoir commercial de l'argent: suivi d'un examen critique des tables de prix du mare d'argent, depuis l'époque de saint LouisChapitre 37 sur 68 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

l'h) Ce prix de 0' 16' le marc est exactement conforme à celui que donnent les meilleures tables, et que j'ai pris pour base d'évaluation dans ce chapitre.

resde l'Université de Paris), pour avoir prisé certains livres que monseigneur le Duc Doriiens a achetés au mois de mars... , la somme de 48* pa- Fr. c. risis, ou 3' tournois [i) m 24' 0* 0'', au p. de. . . . 146 70

(i) Comme on ne peut supposer un grand nombre de livres, ce salaire serait niagnitiquc, s'il ne s'y joignait pas un droit fixe au profil de l'Université, dont ressortissait l'ancienne librairie française.

186 APPIIÉCIAÏION DK LA FORTUNE PRIVÉE

VALEURS NUMÉRAIRES DU XVIP SIÈCLE,

EPOQUE MOYENNE DE LA FORCE DE l'ARGENT DEPUIS FRANÇOIS PREMIER JUSQU'A NOS JOURS.

J'ai choisi quelques chifYres, entre beaucoup d'autres, sur le revenu public dans cette période, et ce n'est pas sans y avoir mûrement réfléchi. Néanmoins, et malgré la conscience que j'ai du mérite de cette préférence, je suis loin de supposer à mes chiffres une authenticité qui leur manque , une autorité dont tout esprit sérieux ne puisse appeler.

Je m'explique.

Il est plus que diflicile de poser le chiffre certain des revenus et des dépenses du royaume à une époque donnée de l'ancienne monarchie. Le défaut d'unité de l'administration des finances et de publicité annuelle de l'état des ressources et de leur emploi, avant la révolution de 1789, rendrait cette tâche à peu près impossible pour celui qui prétendrait y mettre une rigoureuse exacti-

AU MOVEX AGE. PUEMIÈRE PARTIE. 187

tude mathématique, et ne s'écarter du fait positif dans aucune de ses assertions. Mais, si Ton ne peut se flatter de rapprocher sans rien omettre, sans rien confondre, cette multitude de membres épars d'un corps monstrueux, ces branches variées à l'infini d'un arbre sans tronc saisissable, et de tirer d'un cahos de documents plus ou moins incomplets et douteux, un chiffre assez étudié pour s'élever au-dessus de toute contradiction fa); du moins est-il possible de répondre au besoin de l'esprit de calcul qui ne demanderait qu'un terme de comparaison ou un appui, de fournir une donnée utile à la science économique, qui n'arrive à la certitude que par la voie conjecturale, et, enfin, de satisfaire à ce mouvement de curiosité naturel qu'éveille l'incertitude même de l'état à reconnaître.

Les exemples suivants sont le résultat de produits conférés avec les documents imprimés qui méritent le plus de confiance, et, avant tout, vérifiés sur divers manuscrits de l'époque, notamment sur un mémoire de la main de Gilbert et signé de l'auteur, contenant un projet de finances soumis à Louis XIV, et dont la richesse

(a) V. note S.

188 APPRÉCIATION DE LA FOUI UNE PlUVÉli

calligraphique ne permet pas de douter de sa haute destination.

L'auteur de ce projet, conçu en 1G83 et produit quelques années plus tard , est De Lau- NAYE DU Plessis, hommc de calcul, qui avait la confiance du grand Colhert, et qui, dans celte circonstance, paraît n'avoir agi que par son ordre [6).

APERÇU DU REVENU PUBLIC, EN FRANCE, AU XVIl'' SIÈCLE.

Livres de compte Livres du XIX* siéclfl

Auteurs cités, et prix de luarc.

de l'époque. et francs actuels.

Page 1