‹ Essai sur l'armée royale au temps de Philippe AugusteChapitre 17 sur 201 · Cf. Giry, ibiit., p · texte numérisé non relu

Cf. Giry, ibiit., p

d'Andely n'y ligure pas. Les huit communes ad consuetudines Rothomagi ont été ajoutées en 1204 à la fin de la liste sur le Registre de Gautier le Chambrier1. D'autre part la liste, sous sa forme première, a dû être rédigée après 1199, puisque la commune d'Etampes, qui fut supprimée à cette date, n'y figure pas. C'est sans doute Gautier le Chambrier qui la rédigea et l'inséra dans son registre commencé en 1200. Il est à remarquer qu'elle comprend les noms d'Arras, de Tournay, de Bapaume, de Lens, de Hesdin, ainsi que ceux de Saint- Jean-de-Laon (Crandelain, etc.) et de Villeneuve-en-Beauvaisis, et que le nom de Tournay est suivi des mots : IIIe servientes-. Il y a là une allusion manifeste à la Prisia servientum. Ne serait-ce pas un indice que les noms de ces communes ont été ajoutés sur la Prisia servientum en 1200 par Gautier le Chambrier, qui l'avait transcrite sur son registre ?

II. — Etat analogue à la « Prisia servientum », renfermé dans le (Compte général de 1202

Il convient de comparer à la Prisia servientum un document du même genre, que renferme le Compte général des renenus du roy pendant l'année 1202, publié par BrusseR L'original n'existe plus : nous ne connaissons cet état que par l'édition qu'en a donnée Brussel en 1727. Nous croyons utile de le publier de nouveau, afin

1. Sur le Registre A, les huit dernières lignes sont d'une autre écriture que le reste, ce qui indique que le copiste avait d'abord omis ces huit derniers noms, qui devaient être à part sur l'original.

2. L'édition que Giry, Documents, p. 137, donne de cette liste, porte à tort : ///' servitia.

3. Xounel examen de l'Usage général des fiefs en France, t. II, p. CXI. VIII,

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d'y proposer quelques collections et de mieux faire ressortir lis renseignements qu'il renferme1.

Ce passage du dompte général de 1202 diffère de la Prisia servienium en ce qu'il indique, non les contingents en sergents que les abbayes, les villes et les communes devaient fournir au roi, mais les contributions en argent qu'elles devaient verser à la place de ces contingents. Pour quelques localités, il indique à combien de sergents, et de plus, pour Orléans (n° 1), à quelle durée du service de ces sergents correspond cette contribution : de tribus mensibus, pour trois mois-.

Cette taxe de l'emplacement, qui, nous l'avons vu plus haut3, était de trois livres par sergent, n'est sans doute autre chose que l'an ienne amende royale carolingienne, le bannnm dominicum, l'amende payée par tous ceux qui contrevenaient à un ordre du souverain et notamment par les hommes libres qui, appelés à l'ost, négligeaient

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