‹ Essai sur l'armée royale au temps de Philippe AugusteChapitre 19 sur 201 · DEUXIÈME PARTIE, v, Scnjcnls a pied · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE, v, Scnjcnls a pied

D'après Boutaric1, la contribution en argent fut, en 1202, d'un peu plus de trois livres par sergent. L'état que renferme le Compte général de 1202, porte en effet qu'Orléans paya, pour 200 sergents pendant trois mois, 654 livres. Mais 654 livres n'est pas une somme divisible par 200 : elle représenterait une taxe de 3 livres 5 sous 4 deniers et 4/5 de denier par sergent. La seconde contribution, celle de Saint-Mesmin, qui est de 207 livres et équivaut à un contingent de 80 sergents, donnerait, divisée par 80, 3 livres 6 sous 8 deniers. La troisième celle de Saint-Samson, qui est de 60 livres, correspond au contraire exactement à un contingent de 20 sergents, à «'5 livres par sergent, et c'est bien 20 sergents que devait fournir ce prieuré d'après la Prisia servientum. On doit en conclure que, d'après ces deux documents, le tarif de la taxe de remplacement est bien de 3 livres par sergent. Le surplus doit correspondre aux fournitures de charrettes qui devaient être jointes aux contingents.

La Prisia servientum nous renseigne sur le nombre des charrettes qui devaient accompagner chaque contingent. Ce nombre est proportionnel à celui des sergents :

Pour 10 sergents, 0 charrette (n"s 8, 10). 20 — 0 — (nos 2, 12, 23, 27, 31, 40, 4!!).

— 25 — 0 — (iv 3).

30 1 (no* 69, 75).

— 40 1 (nos 11, 21, 28, 20, 41, 44, 17, 01). 50 1 (il"- !), 50, 57, 77).

2 (no 22).

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