IV. 5.820 1. 1.940 - 526 1.10 s
Total. 2J.1<;:> 1. pour 8.055 serg. 2.288 1. pour 170 ch.
I. Brusscl (l. I, p. ll(i) résume ainsi ce <|tii concerne ce bailliage : « La baillie de Robert de Meullent, composée de S. Denis (en France), S. Germain (des prez), s. Maur-des-Fossez, S. Magloire, S. Mai lin (des Champs», S. Victor, Sainte-Geneviève, Vitri et Vvii, Paris, Villeneuvc-près-Paris, ('.licite, Gonësse et Montmartre, supporta la somme de 6.346 livres 10 sols, pour 2.040 sergents. » Il s'est trompé de 100 dans son addition pour le nombre .les sergents.
J. lii usse! (t. I. p. II.", écril : «On voit par les comptes de la Toussaint de l'an 1-20-2, qu'à ce terme il (Philippe Auguste) reçut des quatre baillies de Guillaume de la Chapelle, de Hugues de Gravelle, de Renaud de Bestisi et de Robert de Meullent, une somme de vingt-six mille cent vingt-sept livres pour l'entretien pendant trois mois de 8.069 serge ns (de piéj à raison d'environ K! livres par an pour chaque sergent. » Dans ce total général, Brusscl n'a pas compté la contribution de Poissy n' 18 , <pii n'était pas spécifiée sur l'état.
Sur cet état figurent dvux localités, Péronne (n" 43) et Pacy (n" 49), qui ne se trouvent pas sur la Prisia servienlnm. Nous avons vu plus haut1 que celle-ci avait été sans doute rédigée sous sa forme primitive en 1194, avant l'annexion de Pacy. Quant à Péronne, quoiqu'elle ait été prise par le roi en 1191, la possession lui en tut disputée pendant plusieurs années par la comtesse de Vermandois et par le comte de Hainaut et de Flandre-.
Par contre, 10 des villes ou abbayes, qui figurent sur la Prisia servientum, ne se trouvent pas sur cet état de 1202:;. En ce qui concerne Andely (n" 81), la raison en est qu'il appartenait en 1202 au roi d'Angleterre et n'a été conquis par Philippe Auguste qu'en 1203*. Si les autres villes sont omises sur ce compte de recettes, ce n'est sans doute pas qu'elles aient fourni des sergents : car la plupart sont précisément de celles qui, sur la Prisia servientum, sont indiquées comme versant ou pouvant verser une certaine somme d'argent. Le Colonel Borrelli de Serres"' suppose qu'elles s'étaient libérées dés l'exercice précédent, dont nous n'avons pas le compte. Cette hypothèse semble confirmée par le fait suivant. La ville d'Orléans ligure deux fois sur le Compte général de 1202-3 pour sa contribution militaire, d'abord p. cxlviii sur la liste dont nous nous occupons, et ensuite p. clxxv (compte du mois de février 1202 v. s.) :
Recepta burgensium Aurelianis : M et Vr 1. pro servitio. Kxpensa : Frater Haymardus VII' L 1. Et débet VII' et L 1. ad quindenam Pasche.
-.'. Cf. C" Borrelli do Serres, /. /.. p. 170.
3. Prisia servientum, n- 17, 22, :;::, ::!, :).",, 36, :!7, 38, 39, H, 52, 53, .".I, 70, 71, 72, 73, 8(1, SI.
i. Voir ci-dessus, p. 16, note.
Cette contribution de 1.500 livres est celle pour laquelle Orléans figure sur la Prisia servientum. Elle paraît faire double emploi avec celle qui est inscrite en tête de l'état de 1202. 11 est probable que ce dernier versement comptait pour 1202 et que l'autre était une avance sur le compte de 1203.
Il est à remarquer que la ville d'Orléans ne ligure sur la liste des sergents du bailliage de Guillaume de La Chapelle que pour 654 livres, équivalent de 200 sergents et de 4 charrettes. Le nombre des sergents demandés à chaque localité et par suite leur équivalent en livres pouvaient donc varier d'une année à l'autre suivant les ressources de chacune et les besoins du roi. C'est pourquoi les chiffres portés sur l'état de 1202 ne s'accordent pas toujours avec ceux de la Prisia seruientum : ils sont tantôt supérieurs, tantôt inférieurs, comme on le voit par le tableau ci-dessous :
Orléans, 12(12, n» 1 : 654 1. pour 200 serg. et 4 eh.
Prisia, n" l(i : 1.500 1.
Saint-Mesmin, 1202,n° 2 : 207 1. pour 80 serg. et 2 eh.
Prisia, n1 1 : 60 — 2 —
Saint-Benoît, 1202, iv 7 : 654 1. pour 200 serg. et 1 eh.
Prisia, n° 5 : 160 [4 1 —
Env. de Lorris, 1202, iv< 8 : 143 1.1 2pour 40 serg. et 2 eh.
Prisia, iv H : 10 -
Cépoy, 1202,n" 9 : 30 1. pour 10 serg.
Prisia, iv< 12 : 20 —
Etampes, 1202, n° 20: 1.635 1. pour 500 serg. et 10 ch.
Prisia, n>> 19 : 1.000 1. ou plus.
Ah. de Compiègne, 1202, n° 23 : 193 I.l/2pour 60 serg. et 1 eh.
Prisia, n11 50 : 50 — 1 —
Montdidier. 1202, n" 26: 207 1. pour 00 serg. et 2 eh.
Prisia, n°62 : 80 — 2 —
Roye, 1202, n" 27 : 190 1.1 2 pour 150 serg. et 3 eh.
Prisia, n" 63 : 100 — 2 —
Saint-Médard, 1202,n°30 : 981 I. pour 300 scrg. et Gch.
Prisia, n° 15 : 200 — 1 —
X. I). de Soissons, 1202, n" 32 : 100 1.1 2pour 120 serg. et 3ch.
Prisia, n°46 : 100 — 2 —
S. Jean de Laon, 1202, n° 33: 207 1. pour 60 serg. et 2 ch.
Prisia, n°47 : 40 — 1 —
Bruyères, 1202, n" 34 : 327 1. pour 100 serg. et 2 eh.
Prisia, n°56 : 120 — 3 —
Béthisy, 1202, iv 37 : 400 l.l/2pour 120 serg. et 2 ch.
Prisia, n° 48 : lui) — 2 —
Pierrefonds, 12()2, n"38 : 327 1. pour 100 serg. et 2ch.
Prisia, n"À9 : 60 — [2] —
Soissons, 1202, n» 39 : G54 1. pour 2(10 serg. et 4 ch.
Prisia, n» 82 : 160 — 4 —
Ah. de Corbie, 1202,n«40 : 4G0 l.l/2pour 140 serg. et 3 ch.
Prisia, n« 65 : 200 1.
Amiens, 1202, n" 41 : 981 1. pour 300 serg. et Gch.
Prisia, n" G6 : 250 — 5 —
Corbie, 1202, iv 42 : 981 1. pour 300 serg. et Gch.
Prisia, iv 67 : 200 - 4 —
Montreuil, 1202, n" 44 : 327 1. pour 100 serg. et 2ch.
Prisia, n° 68 : 150 -- 3 —
Bauquesne, 1202, n" 45: 133 l.l/2pour 40 serg. et 1 ch.
Pr/sia,n°69 : 30 - 1 -
Lens et Hénin, 1202,n°46 : 357 1. pour 110 serg. et 2ch.
— Prisia, nos 74, 75 : 130 — 3 —
Mantes, 1202, n" 47 : 190 1.1 2pour 150 serg. et 3ch.
Prisia, n"78 : 200 4 —
D'après Boutaric1, un petit nombre seulement de villes, comme Orléans, Paris, Bourges, auraient obtenu le droit de se racheter du service militaire moyennant une somme
fixe, exigible quand le roi convoquait son armée. Le