I. Institutions militaires, p
Colonel Borrelli de Serres l'ait remarquer1 que « le service a élé effectif pour la campagne de Bouvines, où &e trouvaient notamment les milices de Bourges, Etampes, Orléans, qui, d'après Boutaric, auraient joui du droit de rachat. » Par contre, en 1202, toutes les villes, même celles qui figuraient sur la Prisia serment utn pour un nombre déterminé de sergents, ont payé une somme d'argent équivalant au service de leur contingent pendant trois mois.
Le Colonel Borrelli de Serres va plus loin et pense que, même en 1194, « le service n'a été l'ait que sous l'orme d'imposition- ». Il s'appuie sur la valeur en deniers indiquée à la fin de la Prisia servientum, à la suite du total des sergents et des charrettes. Mais cette indication ne prouve nullement que toutes les villes aient payé la somme d'argent correspondant à la valeur du contingent, alors même que celui-ci est seul spécifié. Nous trouvons la preuve du contraire dans le Cartulaire de Corbie, où sont mentionnés les 200 sergents et les 4 charrettes fournis par la commune en 1 H)4:;.
La différence entre les deux modes de service est peutêtre moins grande qu'il ne semble au premier abord. Car les contingents fournis par les villes étaient composés le plus souvent, sans doute, non pas de tous les habitants en état de porter les armes1, ni même d'un