‹ Essai sur l'armée royale au temps de Philippe AugusteChapitre 24 sur 201 · I. Recherches, t. I, p · texte numérisé non relu

I. Recherches, t. I, p

•J. Ibid., p. 189.

■',. Voir Rorrelli de Serres, Recherches, t. I, p. 171.

I. Les levées en masse pa raissen i avoir été fort rares. Voir Borrelli de Serres, /. /.. p. 19:5. Le service militaire n'était tlù < |iu- i>:ir les hommes libres, qui pouvaient se racheter en acquittant une laxe <le remplacement. Voir Prou, Un service niilitaire du par 1rs roturiers, p. 318. Viollet, Histoire des institutions politiques et administratives de lu France, t. II, p. 132 et suiv. D'après le (. Borrelli de Serres [Ouv,

nombre restreint d'habitants contraints de servir, mais d'engagés volontaires, recevant de la ville, qui les recrutait, une solde pour la durée de la campagne1. Car les hommes mis par les villes à la disposition du roi sont désignés sous le même nom que les fantassins à la solde du roi.

Le sacrifice imposé aux villes était ainsi, à ce qu'il semble, un sacrifice pécuniaire plutôt qu'un impôt du sang. La principale différence entre l'envoi d'un contingent et le versement d'une contribution est que, dans le premier cas, la dépense pouvait être moins élevée, si la campagne ne durait pas trois mois, et qu'elle était contrôlée par les agents de chaque communauté. Les villes avaient donc intérêt, au point de vue financier, à préférer le premier mode de service. Le roi, au contraire, devait préférer le second, qui lui permettait de recruter à sa guise des troupes mercenaires.

Il convient de remarquer que les vassaux du roi pouvaient aussi remplacer parfois leur service effectif par une contribution. On voit, en effet, figurer en recettes, au Compte général de 1202, un certain nombre de sommes avec la mention : Pro vavasoribas, ou de vavasoribus, qui parait indiquer un remplacement de ce genre-. Mais

cité, p. 5U7(, les serfs étaient aussi astreints au service militaire. Mais, dans l'ordonnance de Henri II, connue sous le nom d'assise des armes, la dernière catégorie comprend omnes bargenses et Iota communa liberorum hominum (Chronique de Hoger de Hoveden, éd. Stubbs, t. II, p. 260).

1. Voir Borrelli de Serres, /. I. p. 5 6 : « Chacune devait être tenue à se faire représenter par le contingent à elle assigné en fantassins avec armes, charroi et solde pour la durée probable de la campagne... Le contingent, une fois à l'armée, était administré par les agents de la communauté qu'il représentait, ou par ceux du Roi, les fonds nécessaires ayant été remis à ses officiers par les autorités municipales ou ecclésiastiques, sinon levés par eux-mêmes ».

2. Brussel, p. CL, CLI, CLIII, CLV, CLXXII, CLXXV, CLXXX, COI. Voir Borrelli de Serres, Recherches, t. I, p. 16.

le total de ces sommes ne s'élève qu'à 858 livres. Il semble que les vassaux de Philippe Auguste aimaient généralement mieux servir eux-mêmes que de s'acquitter au moyen d'une taxe, qui avait le caractère d'une amende1. Le service militaire était une obligation essentielle pour la noblesse, qui se Taisait un point d'honneur de ne s'y point soustraire : non contents d'accomplir les quarante jours auxquels ils étaient tenus chaque année, les gentilshommes restaient volontiers à l'armée, quand le roi désirait les retenir à sa solde.

1. Les vassaux normands des rois d'Angleterre, à la fin du XII" siècle et au commencement du xnr siècle, paraissent s'être au contraire souvent dispensés du service qu'ils devaient. Les rôles normands de 1 198 et 1£03 offrent de longues listes d'amendes infligées pro servicio régis non facto. Voir Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, vol. XVI, p. i, 11 et suiv., 17, il et suiv., 38, 46, 59, 6t et suiv., 70, 77 et suiv., 89, Oi, 94, 97, 101, 102, 105. Quoique le taux de ces amendes ne soit pas constant, il est le plus souvent de G livres ou de 12 livres. L'amende pour le service à cheval était donc double ou quadruple de l'amende pour le service à pied. Voir ci-dessus, p. 20. Une amende de G livres était l'équivalent de la solde d'un sergent à cheval à 3 sous pendant 40 jours ; une amende de 12 livres était l'équivalent de la solde d'un chevalier à G sous pendant -10 jours. En Angleterre, d'après l'ancienne législation anglo-saxonne, l'amende infligée au propriétaire foncier qui négligeait de suivre le roi en campagne était de 120 sous (Stubbs, Histoire constitutionnelle tir l'Angleterre, édition française, p. 210). Sous la domination normande, dés le règne de Henri I ", cette amende donna naissance à une taxe de remplacement appelée écuage : « Le taux habituel était de deux marcs par fief de chevalier, et l'on a remarqué (pie cette somme égalait la paie d'un chevalier soldé pendant quarante jouis. >. (Ibid., p. 814).

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