Usage général des fiefs, t. II, p. CXXXIX et suiv
i. Voir ci-dessus, p. 19 et suiv.
3. Les rôles normands publiés par Léchaudé d'Anisy, Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, vol. XV, XVI, fournissent des renseignements analogues sur les troupes à la solde des rois d'Angleterre en Normandie à la fin du xn* siècle et au commencement du xiu*.
moins à en avoir un corps assez nombreux1 ; mais il paraît croire que ces troupes mercenaires consistaient seulement en routiers, désignés sous le nom de Brabançons, dont le chef était Cadoc9.
Boutaric insiste surtout aussi sur l'importance que prirent les routiers à la lin du xnc siècle et sur le rôle qu'ils jouèrent dans les expéditions militaires sous le règne de Philippe Auguste3. Il ajoute cependant1 : « Déjà Philippe Auguste, lors de la conquête de la Normandie, outre les routiers et son armée féodale, entretenait à sa solde un grand nombre de chevaliers, d'hommes de pied, d'archers et d'ingénieurs. » Mais il se borne à citer en note quelques lignes du Compte général de 1202 et, plus loin, il paraît attribuer à la minorité de Saint Louis la création de troupes régulières. « Blanche de Castille, dit-il, entretint des compagnies soldées, composées, non plus de routiers, mais de chevaliers. Il y avait aussi des compagnies d'archers et d'arbalétriers. On conserve u 1 état des troupes qui lurent envoyées en 1231 contre le comte de Bretagne révolté : cet état donne de vives lumières sur la composition de l'armée royale et fait
1. Histoire de la milice françoise, t. I, p. 140. « J'ai remarqué, dit le P. Daniel, dans l'histoire du règne de Philippe Auguste (Rigord, ad ann. 1194), qu'il amassa beaucoup d'argent pendant quelques années, en retranehant quantité de dépenses inutiles ; e'étoit dans la vue d'avoir de quoy soudoyer ses troupes extraordinaires et d'être moins dépendant tle ses vassaux pour les expéditions qu'il méditoit eontre les Anglois. » Voir Rigord, éd. Delahorde, p. 129. Louis VII avait déjà réuni à ses liais, en 1138, une troupe de -200 chevaliers, archers et arbalétriers. C'est ce que riDiis apprend un fragment de la Vie de Louis VII, publié Bibl. de l'Ecole des Chartes, I. XXXIV, p. 592. Voir Luchaire, Institutions monarchiques, t. II, p. 49.
.'. Histoire de la milice françoise, t. I, p. 140, 142.
X Institutions militaires de In France, p. -21-2 et suiv.