‹ Essai sur l'armée royale au temps de Philippe AugusteChapitre 39 sur 201 · Eure. arr. d'Evreux, cant. de Damville · texte numérisé non relu

Eure. arr. d'Evreux, cant. de Damville

2. Ibid., ii* (i. — Il est vraisemblable que ces 2 hommes d'armes sont des ehevavalicrs, d'après leur solde, qui est de ."> s par .joui'.

:î. Eure-et-Loir, air. de Dreux.

I Ibid., n' 8.

."i. Ibid., n" i). Le texte n'indique pas la durée du service : d'après la somme reçue, on peut conjecturer qu'elle est de 11 jours La solde journalière est alors de

1 chevalier I annerel -le maréchal) à . in s.

15 chevaliers à li s 90 s.

1 pages à 5 s 20 s

8 sergents à cheval a l s 32 s.

Totai 152 s.

Voir la note suivante II est à remarquer que, d'après le lexte, le maréchal sérail accompagné de 11 chevaliers, étant compris dans l'expression se XV. Il convient sans doute de corriger en se XYr.

fi Ibid., Il' 10. La durée du service n'est évidemment que d'un jour. La solde

des chevaliers est la même que d'après la note précédente.

Chevaliers 51

Ainsi, la solde de 5 sous se trouve assez rarement : à Gisors, 10 chevaliers, qui n'ont d'abord que 5 sous par jour, reçoivent ensuite une solde de fi sous1.

La solde normale des chevaliers était de 6 sous par jour : c'est celle dont on trouve les plus nombreux exemples dans le Compte général de 1202. Les rois d'Angleterre, à la fin du xnc siècle et au commencement du xme, donnaient également fi sous par jour aux chevaliers qu'ils entretenaient en Normandie'-. C'est aussi la solde que reçoivent en 1231 tous les chevaliers qui prennent part à l'expédition contre le comte de Bretagne3.

En 1202, la solde des chevaliers est assez souvent portée à 7 sous par jour. Mais, après avoir eu une

1. Voir ci-dessus, p. 44. Les pages du maréchal paraissent recevoir 5 s. par jour. Voir ci-dessus, p. 51), note 5.

2. Voir Rôles normands, publiés par Léchaudé d'Anisy, Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, vol. XVI, p. 10, 1" col., 1.8, 48 ; p. 74, 1™ col., 1 49 ; p. T."), 2' col., 1. 8 (en 1198) ; p 81, 1" col., 1. 7 (en 1200) ; p. 8G, 1" col., 1. 2; p. 98, 2' col., 1 31, 41 ; p. 99, 1" col., 1. 5 (en 1203). La solde des chevaliers normands aux gages des rois d'Angleterre parait cependant avoir été parfois de 5 s. seulement en 1 198. Voir ibid., p. 65. 1" col , 1. 21. En 1195, la solde normale des chevaliers normands n'est même que de 4 s. par jour. Voir ibid., vol. XV, p. 72, -2° col., 1. 71. Mais ils reçoivent ordinairement un supplément de 2 sous par jour de dono Régis. Voir ibid., p. 73, 1" col., 1. 52 ; 2* col., 1. 55 (il faut sans doute corriger de 61 diebus en de 66 diebus) ; 1 57 et 59. D'autre part, un bref de Jean-sans- Terre, du 10 juillet 1203, indique la solde de ses chevaliers comme étant de 7 sous angevins (ibid., p. 108, 1" col., 1. 62). Il est à remarquer que 7 sous angevins valaient moins que 5 sous parisis. Voir Léopold Delisle, Bibl. de l'Ecole des Chartes, 2' série, t. V, p. 196 et 205. — D'après Roger de Hoveden (Chronique, édition Stubbs, t. IV, p. 40), Richard Cœur-de-Lion demanda, en 1198, à ses vassaux d'Angleterre, de lui envoyer 300 chevaliers devant rester à son service pendant un an ou de lui fournir une somme suffisante pour entretenir 300 chevaliers pendant un an à la solde de 3 sous par jour en monnaie anglaise. Or 3 sous d'esterlins valaient plus de 8 s. et demi parisis, près de M s. angevins. Voir L. Delisle, ibid., p. 205. En réalité, ni Richard ni Jean-sans-Terre n'ont jamais payé leurs chevaliers à un taux si élevé.

3. Recueil des Historiens de France, t. XXI, p. 220. Cf. E. Berger, Histoire de IHanche de Castille, p. 303.

solde de 7 sous, les mêmes chevaliers pouvaient redescendre à la solde de () sous1. On peut doue considérer la solde de 7 sous comme une solde majorée, justifiée par l'importance exceptionnelle du service que certains chevaliers étaient appelés à fournir pendant une période donnée. C'est pour la même raison (pie Saint Louis, pendant sa première croisade, donnait 7 sous () deniers tournois par jour aux chevaliers qui l'avaient accompagné2.

Quant à la solde de 10 sous par jour, elle était réservée, à ce qu'il semble, aux chevaliers bannerets, comme le maréchal Henri Clément'1 ou celui qui était à la tète des chevaliers de Lyons-la- Forêt du 28 septembre an 1er juin*. On sait que l'on distinguait deux ordres de chevaliers, les hauts chevaliers et les bas chevaliers.

1. C'est ce que l'on remarque à La Fcrté. Voir ci-dessus, p. 13.

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