Hccuril des Historiens de France, t. XXI, p
3. Voir ci-dessus, p. 50, n. 5. Sur le maréchal Henri Clément, voir Reg. A de Philippe Auguste, f :T2 (don d'Argentan), f' 68 (Marescallus débet pro Aryentonio V milites et ex alia parte Y milites), f* 70 (liste des chevaliers) ; Guillaume le Breton, Philippide, VIII, 283 et suiv., X, 22\ et suiv. L. Delisle, Catalogue, n" 83", 1041, 1105 et p. 515. VValker, On the increase of rouai poiver in l'nuue under Philip Augustus, p. .").">.
4. C'est peut-être Pierre Mauvoisin, qui figure sur la liste des chevaliers bannerets (Reg. A. f" ".">) et paraît avoir été châtelain de Lyons-la-Forêt en 1503. Il reçoit du prévôt de Chaumont :'».:!()() livres pour Lyon s (Brussel, p. CLXVj ; cette somme est portée en recettes au compte de Eudes le Chambellan, qui paie les troupes de Lyons-la-Forêt pour le premier terme (Brussel, p. CLXI). Pour le second terme, Pierre Mauvoisin reçoit du prévôt de Chaumont 1.426 I. (Brussel, p. CLXXVI). Cetle somme est portée en recettes au compte du châtelain de Lvons-la-Eorct (Brussel, p. CLXXXVI1, 1" col., 1 16), qui reçoit aussi 11 1. 7 s. 6 d. de Eudes le Chambellan (ibid., I. 11 >, c'est-à-dire ce qu'il lui restait sur le compte du premier terme (Brussel, p CLX1V). Ce n'est donc plus Eudes le Chambellan qui paie les troupes de cette garnison pour le second terme, mais le châtelain de Lyons-la- Forêt, lequel n'est autre sans doute que Pierre Mauvoisin. Philippe Auguste récompensa les services île Pierre Mauvoisin en lui donnant Nonancourt (Reg. A, f* 51). L. Delisle, Catalogue, a' 693 A, place cet acte vers 1201 ; il est peut-être plutôt postérieur à 1303.
« Les hauts chevaliers, dit le Père Daniel, étaient <le deux sortes : les uns titrez, c'est-à-dire qui avoienl le titre de due, ou de comte, ou de baron ; les autres qui n'étaient pas titrez, mais qui avoient la qualité de banneret, qualité qui leur était commune avec les chevaliers titrez, lesquels d'ordinaire dès qu'ils en avoient l'âge levoient bannière1 ». Trois chevaliers titrés figurent sur le Compte général de 1202, le comte Robert9, le comte Pierre3 et Mathieu de Montmorency1 . Mais les sommes qu'ils reçoivent ne correspondent pas à une durée de service déterminée et doivent être considérées comme des présents plutôt (pie comme une solde. La dignité des grands seigneurs ne leur permettait pas d'être aux gages du roi. Aussi ménageait-on leur susceptibilité en récompensant leurs services, au lieu de les payer. C'est ainsi (pie l'état de 1231 distingue nettement les dona militum de la paga militum : celle-ci concerne les bas chevaliers, dont la solde est de 6 sous par jour ; sur la liste des dona militum figurent le comte de Bigorre, le vicomte de Limoges et aussi, à ce qu'il semble, de simples barmerets5.