‹ Essai sur l'armée royale au temps de Philippe AugusteChapitre 48 sur 201 · III. — Arbalétriers à cheval · texte numérisé non relu

III. — Arbalétriers à cheval

Aux sergents à cheval se rattache la classe, inoins nombreuse, des arbalétriers à cheval (balistarii équités).

L'arbalète, qui d'après Guillaume le Breton, était encore inconnue en France en 1185, y était tout au moins peu en usage avant la fin du xnc siècle et prit alors une importance toute nouvelle1.

Les tableaux ci -dessous permettront de voir quelle était, en 1202, la solde des arbalétriers à cheval :

Di'hke Solde

Lycns-la-Forct

Du 1er au 8 juillet2 . .

Du 8 au lf) juillet3 . .

Du 15 au 22 juillet1 . .

id. . .

Du 22 juillet au 5 août5

id.

id. , id. !

id.

1. Philippide, II. v. 310. D'après le Guillaume le Breton (ibid., V, 579), c'est l'exemple de Richard Cœur-de-Lion qui apprit aux Français à se servir de l'arbalète. Louis VII avait déjà eu des arbalétriers à sa solde en 1138. Voir ci-dessus, p. 30 n. 1.

2. Pièces justificatives. IV, n" 2. G arbalétriers à cheval et 10 arbalétriers à pied reçoivent en tout 14 1. 14 s. pour 7 jours, c'est-à-dire 504 d. par jour. Cette solde journalière se décompose ainsi :

6 arbalétriers à cheval à 4 s. 1/2 ou 54 d. 324 den. 15 - à pied à 1 s. 1/2 ou 18 d. 180 -

Total 504 den.

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