‹ Essai sur l'armée royale au temps de Philippe AugusteChapitre 91 sur 201 · Ibid., n · texte numérisé non relu

Ibid., n

5 Pour le 3' terme (n° 37), la solde de maître Raymond est de 18 1. 6 s. (ou 366 s.), c'est-à-dire de 3 s. pendant 122 jours. Il doit en être de même pour le 1" terme (n* 9) et il convient de corriger XXVIII l., que porte le texte de Brussel, en XVIII l. Pour le 2' terme (n* 21), sa solde est de 18 1. 5 s. (ou 365 s.), ce qui est le tiers de la solde d'une année entière à 3 s. par jour.

6. La solde de Richard le Sarrazin, serviteur de Raymond, est, pour le 3* terme (ibid., n* 38), de 9 1. 3 s. (ou 2.196 d.), c'est-à-dire de 18 d. pendant 122 jours. Ce même Richard avait reçu précédemment (ibid., n* 22) 18 1. 5 s. 4 d. : cette somme comprend la solde des deux premiers tiers de l'année à 18 d. par jour, avec un supplément de 4 d.

7. Pour le 3' terme comme pour le 2' (n" 23 et 39), maître Bernard reçoit 24 1. 6 s. 8 d. (ou 5.840 d.), c'est-à-dire le tiers de la solde d'une année entière à 4 s. par jour. Pour le 1" terme (n* 10), il reçoit 16 d. de moins.

104 i/ARMÉE ROYALE AU TEMPS DE PHILIPPE AUGUSTE

Tannée1 et 18 deniers pour les deux autres-. Les comptes

nomment après eux un fabricant de heaumes ou casques

(helmarius3, haumerius*, galearius5), qui ne reçoit que 4 deniers par jour1'1.

La cavalerie, qui jouait un rôle prépondérant dans les guerres du xme siècle, devait être pourvue de bons chevaux. Il était dans les attributions du maréchal de France d'en assurer le recrutement, de remplacer ceux qui périssaient7. En 1202-3, une somme de près de 1.800 livres fut dépensée à cet effet*.

1. Thorricas, serviteur do maître Iîcrnard, reçoit 6 1. 2 s. (ou 122 s.) pour 122 jours (ibid.. n* 11) ; mais sa solde est augmentée de 6 d. pendant 103 jours (ibid., \V 12).

2. Le même serviteur de maître Bernard, désigné sous le nom de Terriens, reçoit, pour le 2' terme (ibid., n* 24), 9 1. et 2 s. et demi, et de même pour le 3" terme (ibid., n* 40), soit en tout 3C5 s. pour les deux tiers de l'année, c'est-à-dire 1 s. et demi par jour.

3. Ibid., n° 13. Voir Xotes critiques. Ce mot, qui dérive de hclmus, heaume, casque, ne se trouve pas dans le Glossaire de Du Gange.

1. Ibid.. n* 25. Ce mot ne se trouve pas non plus dans le Glossaire de Du Cange.

5. lnd., n' 4L Du Cange cite ce passage et traduit galearius par fabricant de casques.

6. Pour le 2' terme, et de même pour le 3', la solde de Gautier le fabricant de heaumes est de 2 1. G d. (ou 496 d.), ce qui est le tiers de la solde d'une année entière à 4 d. par jour. Pour le premier terme, elle est de 39 s. 4 d. (ou 472 d.), c'est-à-dire de 4 d. pendant 118 jours.

7. En 1223, Louis VIII fait jurer au maréchal Jean Clément, fils et successeur du maréchal Henri Clément, de ne pas retenir « les chevaux, ni les palefrois, ni les roncins, confiés à ses soins en raison de l'office qu'il tient du roi ». Martène, Trésor, t. I, p. 1124 ; Petit- Dutaillis, Louis VIII, p. 338, E. Eerger, Histoire de Blanche de Castille, p. 297 et suiv.

8. Brussel, p. CLX, 1" col., 1. 42 ; p. CLXIV, 1" col.. 1. 4. 12 ; p. cr.xv, 2« col , 1. 22 et suiv. ; p. CLXVI, 1" col., 1. 33 ; 2« col., 1 15 et suiv. ; p. CLXVIII, 1" col., 1. 28 ; p. <:i.xix, 1" col., 1. 11 ; p. ci.xxxn, 2' col., 1. 1 et suiv. ; p. clsxxv, 2' col., 1. 27 ; p. CLXXXVI, 2" col., 1. 25 el suiv. ; p. clxxxvii, 1" col., 1. 1 ; 2' col., I. 41 et suiv. ; p. CLXXXVIII, 1" col., I. 1 el suiv. ; p. exevi, I • col., 1. :,2 ; p. on, 2' col., I. 7, 15, CC ; p. CCIII, 2- COl., I. 32 et suiv. ; p. CCVI, 2' col.. I. 12 ; p. CCVII, 1" col., I. 1 el suis ; p. CCVIH, 1" col., 1. 5. Sur le prix des palefrois, des roncins cl des chevaux de chevaliers, voir ci-dessus, p. <;t n 5. (15, n. 1. 2.

On doit sans doute considérer comme des subalternes

chargés de veiller sur les écuries royales le marescallus equoram, qui a une solde d'un sou par jour', et les 3 constabulariî, qui reçoivent seulement 8 deniers chacun-.

La solde des troupes et les autres dépenses militaires sont payées par des prévôts, des haillis, des châtelains de places frontières, ou par des trésoriers chargés d'une mission spéciale.

Le Compte général de 1202 distingue, pour chacun des trois termes, de novembre, de février et de mai, trois séries de comptes : ceux des prévôtés3, ceux des bailliages4 et ceux des garnisons de la frontière"'. C'est le prévôt de Chaumont qui paie les troupes de Gisors, Neuf-Marché et Longchamps0. Celui d'Amiens paie celles de Dricncourt pour le premier terme" et une partie du deuxième8. Celui de Vernon paie les troupes de Vernon, Pacy, Evreux, Le Goulet, Gaillon et Grossœuvre pour la plus grande partie du premier terme0. Quoique émanant de prévôts, ces comptes figurent parfois dans la deuxième série et le plus souvent dans la troisième. Les dépenses militaires de Sens, Bray et Montereau sont placées dans

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