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LA CERAMIQUE
Enfin je n'ai pas trouvé de dessin ressemblant à celui du vase de l'Amarejo que reproduit en partie la figure 4i, ou des fragments de coupes de Meca ou de l'Amarejo (Fig. 70, 72) ; mais j'ai noté sur des tessons mycéniens une sorte de natte de même style1, et sur un vase géométrique d'Italie la même disposition, sauf que les cercles intérieurs sont remplacés par des traits sinueux placés horizontalement2.
J'ai besoin d'insister davantage sur les nombreux fragments où sont peintes des spirales ; j'en ai recueilli 25 exemplaires principaux. On sait quel rôle joue cette forme dans la décoration mycénienne. On l'a remarquée sur des vases provenant de toutes les parties de l'Europe orientale et de l'Asie où s'est répandue la culture dite mycénienne, en Thessalie, en Troadeeten Carie ou en Crète aussi bien qu'à Tirynthe et àMycènes même. Trois particularités la caractérisent : tantôt les Mycéniens l'ont employée à l'état solitaire, pour remplir un vide, tantôt ils en ont groupé une série de manière à former un ornement courant, tantôt ils Font employée comme partie intégrante de véritables sujets décoratifs \ Or il est très intéressant de noter que les potiers espagnols ont tiré de la spirale les trois mêmes partis. Le même enroulement en forme d'S que le sculpteur des stèles funéraires de Mycènes a placé dans les parties vides de sa pierre, au-dessus, au-dessous, à côté des personnages, je le retrouve sur un fragment de Meca, servant aussi de remplissage, peut-être même sous le ventre d'un quadrupède (Fig. 200), et les exemples, pour être rares, n'en ont pas moins de valeur \
Plus fréquemment, les spirales se succèdent à la suite l'une de l'autre, en ornement continu, rapprochées, et pour ainsi dire accrochées ensemble de manière plus ou moins heureuse ; je citerai des dispositions élé-
1 . Mykenische Vasen, pi. XXXIV, n° 3/j2 ; pi. XXXVII, n" 38o. Cf. encore Athenische Mitleilungen, XXVIII, Beilage XXVII, n» 2.