I. Hauteur o™,4o. ci^dé local
a. C*est peut-être pour cela que Ton (rou>t' 3. Perrot et Chipiez, Histoire de l'art.
ces seins en plAtre, et cet enduit de plâtre sur Phénicic, lig. a8.
tout« la surface. Il s*agit sans doute d'un pro-
nS LA aCULFTl'RE
tion de M- Antonio \ ives, de Madrid, dont le mérite artistique aussi bien que scientifique est exceptionnel ' (Fig. ''•'jB).
L'olijct rcsseinlile ù une pelile médaille munie d'une bôHère de suspension. Il est formé de deux plaques d'or extrêmement minces, appliquées l'une contre l'autre et fixées au moyen d'un petit cercle d'or, une mince plaque aussi, rabattue au marteau de part et d'autre. Le diamèli-e est de i8 millimètres. Les deux faces sont ornées de menues Bgures estampées avec une cxtrÔ-me finesse. D'un côté, on voit se dresser sur une palmette orientale, où ils appuient leurs pattes de derrière, deux jolis ibex affrontés, de style liéraldlque. Leurs pattes de devant sont légèrement posées sur deux autres palmettes étagécs au-dessus de la première ; ils retournent la tête en arrière et leurs longues cornes ondulées viennent se rejoindre en une courbe gracieuse. Malgré la petitesse des images, le corps des jolies bêles est tr<>s délicatement modelé; le trait qui cerne leur siUioueKe, surtout les pattes, est d'une rare (inussc ; de très meimes incisions de burin viennent donner du relief aux palmettes. L'ensemble est très élégamment décoratif.
Il est impossible que le motif et le style, à première vue. ne rappellent [las quelques-unes des œuvres les plus beureuses de la glyptique mycénienne, ainsi que de l'orlevreric. 11 suffit de mentionner les têtes d'épingles en or où l'on voit deux félins ou deux cerfs accroupis face à fuce sur une palmette '. Mais ce sont surtout les intailles qui fréquemment nous montrent les mêmes ibex héraldiques aux mêmes pattes légères, au corps svclte, aux longues eûmes souples, dressés sur leurs pieds de derrière et rejetant par côté, d'un gracieux inouveiuenl symétrique, leurs fines têtes craintives. 'IVU nous les voyons sur une agate trouvée en 1892 à
I. .T"ai p.il.lir- <■-■ Iiijni. <Un> K-s Mélanges n\U f..rlomoiil inntivë (Bullelin hispanique.
l'rnal. |i. ï.">."i (Hijim |>ln''iiicipn IroMU- en ityi^). D'iiillciirsri' ili<lail fsl ici d'importance
Esjwpioj. h- rlLsaÎM lli 'juc la pnneiiaiice ii». H-ccinilnirp.
diqu^oil'lait Miiliiga. Mais l'illustre D. ^[aniici ' :i. Sclitioinaiin. jVirr/ii-«. Hg lO.^ ot l66
:l Chipier, Crète primitive, (ip.
coiilro colle
.M. .■! je «<■ piiis.pin mr-raiip-T k «m '„>', ,\ .',1 1) ri .iirlmil fiff. 9f.5.
Mycènes', où seulement le travail a moins d'élégance et de fini : tels ils paraissent aussi, dans une attitude plus originale encore, dressés dos contre dos, mais retournant la tôle, comme pour selieurtcr lefmnl, sur un disque de crislnl de roche du Musée hi'itaiini(|ue, l'une des gemmes les plus artistiquement gravées delà collection mycénienne jusqu'à présent connue '. D'autre part sont on grand nombre les intaillcs où apparaissent les lions affrontés, ou bien les grifTons ou les chevaux, quelquefois retournant la télé', et, nombre de fois encore parmi ces e.vcmplaires, si souvent les animaux posent les pattes sur un socle que quel{|uelbis surmonte une colonne', on en trouve où justement ils sont debout ou accroupis de part et d'autre du Ironc d'un arbre à la tète épanouie en palmelle '.
Est-il besoin de dire enfin que le motif liéraldique est celui même de la Porte des Lions ■■
Aussi, sans hésitation, devraîl-on qualifier cette image de mycénienne, n'était la représentation estampée sur le revers de lu médaille : celle-ci est purement phénicienne; elle est un exemple de plus de ces scènes couraiiles que les ciseleurs orfèvres de la Phénicie empruntaient pour leur imagerie industrielle aux monuments •■"■■ ■■'' — ' de l'Egypte. La scène représente un Pharaon
tuant un ennemi tombé devant lui. Le prince s'avance à grands pas, portant l'arc au bout de son bras droit tendu, et brandissant le boumérang du bras gauche. Il est vôtu du pagne classique : sur sa perruque, d'où pendent comme deux bandelettes sans doute les extrémités du bandeau royal, est posé un objet où je crois reconnaître la barque d'Osiris. L'ennemi abattu — il semble que la main droite du Pharaon soit appuyée sur sa tête — se retourne vers le vainqueur et lui lend ses mains suppliantes. Entre les jambes du roi on dislingue comme la silhouette de plusieurs ennemis étendus dont les lances émergent sur le
'.. md . |>i. \\i. M'
"II. ÏO
-, li(r. .1