‹ Essai sur l'art et l'industrie de l'Espagne primitive (volume 3)Chapitre 65 sur 80 · I. Fig. 2a4 <îl aaC · texte numérisé non relu

I. Fig. 2a4 <îl aaC

a. Il va sans dire que j'ex|)liqiie ici seulement l'inipression produite par une vue d'ousenible ; si l'on passe aui détails, l'cnet s*aitënuo et se modifie niènio, car le costume des personnages est très dillcrent, ainsi que la technique des sculpteurs qui reste essentiellement ibérique.

3. J. Menant. Uevlu^nhes sur la }ilyplique orientale, i""® partie (Cylindres de la Chaldée).

Croissants: p. 107. fig. 61 ; 108, fig. 6a, pi. IV, n" a; fig. 73, 75, 76, 89-98, lai. — Ktoilcs : pi. H, n'* 5 ; p. 59, fig. a5 ; p. 8A> fig. !\o\ i35. — Etoiles et croissants: fig. 77, 83, 8^-90, 9'i, 100, loi, loa, io3, 118, i34, i36.

.'i. Ibid.. pi. III, n" 5; fig. lao. Cf. Maspéro. Histoire ancienne des peuples de l'Orient classique^ 1, p. 609. Cf. Perroi et Chipiez, Histoire de l'art dans l'antiquité m, fig. 3i5.

LA SCULPTURE 2'j3

est l'influence grecque. Les efiFets n'en peuvent échapper à un observateur un peu attentif; M. de la Rada n*a pas manqué de les noter, sans leur donner toute leur importance. Mais M. Heuzey y a insisté et les a finement analysés. Ici encore il est le guide et le maître.

C'est à lui que l'on doit de pouvoir affirmer maintenant que « ce qui surtout est grec dans les statues du Cerro de los Santos, avec un sentiment plus ou moins marqué d'archaïsme, c'est le style dominant, c'est le type des figures, et l'arrangement général des draperies S). Je dois insister tour à tour sur chacun de ces éléments, et compléter, puisque mon étude s'étend à un plus grand nombre d'oeuvres, les développements de M. Heuzey.

D'abord, comme une grande part de l'originalité de l'art grec réside dans la souplesse avec laquelle il s'est modifié et transformé aux diverses époques, on n'a pas le droit de rester dans le vague en parlant en termes trop généraux d'influence grecque. Dans toutes les sculptures du Cerro on ne retrouve pas les souvenirs d'une même époque ou d'une même école hellénique ; on peut dire au contraire que dans une certaine mesure les statuaires du Cerro ont suivi les évolutions du goût de ceux qu'on doit appeler leurs maîtres.

L'étude de la céramique prouvera, je l'espère, que les modèles de l'industrie mycénienne ont pénétré fort avant dans la Péninsule, et que les peintres de vases en ont fait leur profit : la sculpture porte aussi la trace évidente de ce contact. Les bandeaux et serre-tête à pendeloques, qui donnent à la plupart des têtes féminines du Cerro leur pittoresque richesse, sont étroitement apparentés aux diadèmes d'or que Schliemann a découverts en 1878 à Hissarlik, et dont la disposition est très semblable *. Or ces diadèmes semblent bien des produits de la première période mycénienne, si le trésor d'où ils proviennent est vraiment contemporain, comme on le croit, de la Troie homérique, ou cité brûlée'. M. Heuzey a pu rappeler aussi à l'occasion de ces bijoux, des parures de Rhodes, de

I. L. Heuzey, Revue d'Assyriologie, II, piez, f/istoire de Tari dans l'antiquité, \l,

p. 108. fig. 5i5, 5i6, 517.

a Ces diadèmes ont été publiés un nombre 3. Perrot et Chipiez, Ibid., p. 9S7; cf. E.

incalculable de fois; d*abord par Schliemann, Potticr, Catalogue des vases antiques de

Iliost fig. 7^9, 700, 75i, 763; Perrot et Chi- terre cuite'du Louvre, p. 77.

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Chypre, de Corinthe cl de Crimée \ Il ne faut pas oublier qu'à Mycènes même les morts ensevelis dans le cercle de pierres avaient le front couvert d'un diadème, la poitrine d'un pectoral. Le large fleuron à quatre pétales qui fixe le bandeau de la grande statue de Madrid est d^origine orientale, mais d'emploi constant dans Tornementation mycénienne, et c'est encore un élément décoratif fort aimé de lorfèvre mycénien que l'enroulement en forme d'S allongée qui orne le plat des bandeaux ibériques ^

Il y a plus, et Ton se souvient sans doute d'une tête virile du Cerro que j'ai décrite, et qui porte la barbe coupée comme deux têtes d'ivoire trouvées. Tune à Spata, l'autre à Ménidi, et les cheveux étages de même (Fig. 2b^ et 5i55). La tête de Madrid que reproduit la figure aBy, avec les ondulations superposées de sa coifl'ure, est un souvenir de la même mode, transformée par le goût ibérique '. Il est diflicile de ne retrouver là qu'un rapport fortuit.

Si de la Grèce mycénienne on passe à la Grèce archaïque, les rapprochements deviennent plus nombreux et plus précis.

Les critiques ne manquent jamais, lorsqu'ils étudient les débuts de l'art grec, de s'attacher avec un soin tout spécial aux œuvres primitives exécutées dans les provinces asiatiques, où les souvenirs de l'Orient doivent naturellement s'être conservés avec le plus de force et les influences s'être manifestées avec le plus de précision. A ce titre on saitquelle importance s'attache aux stèles et aux statues phocéennes du musée de Marseille, aux stèles et statues de même type qui on tété découvertes à Cymé*,

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