‹ Essai sur l'art et l'industrie de l'Espagne primitive (volume 3)Chapitre 64 sur 80 · Ihid.. pi. ai bU. i". |i · texte numérisé non relu

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4. Quibcl. f/icrn/.oiij,olis. pari- 1. pi. ' el VI (i, a «l 3). Le mfmc prof,:-Jé. un j>c ■implillé. eil appliqué i rendre le* toiaoni di

t'ic. 3oi. — Tile ô(<vpiie On ne saurait trop insister f

bi'lier d'Amt-nolhÈi Ili (Mâspéro. Histoire an':ieniie dea peiiptes de i'Orifiil classiifiie. H. p. 3ol) qui se trouve au musée de ilerlûi.

5. Voj. par eiemple L. Heuiej, Egypte nu Chaldée dan» le* Coniples rendus des sèance-t de l'Académie dei Inscriptions,

prctalion exceptionnelle de la nature. Or, l'interprétation qui nous occupe est au premier chef étrange. Je ne puis guère admettre qu'un même instinct lait fait découvrir par deux peuples très divers à des époques éloignées, dans deux pays séparés par tant de terre et de mer, où se sont développées des races si distinctes : il ne peut y avoir rencontre fortuite et jeu du hasard, mais seulement transmission et longue survivance ' .

Si M. Ileuzev avait eu sous les veux, comme moi-môme, et tout à loisir les séries à peu près complètes des sculptures du Cerro, sans doute il eût observé comme je Tai fait d'autres analogies ibéro-chaldéennes, moins frappantes peut-être, mais que je crois réelles. Les petites têtes du Cerro que j'ai signalées comme portant une curieuse calotte à retroussis rappellent avec netteté les précieuses têtes à turban \ tandis que le profd du front fuyant et du nez sémite fait songer aux figures des plus anciennes stèles de M. de Sarzec (Fig. 361 , 263).

Si Ton réunissait côte à côte sur une même planche certaine tête chaldéenne de Tello ^, et la tête du Cerro appartenant au Musée de Murcie que représente notre figure î^64, malgré des différences que je me garde bien de nier entre la forme et la facture des yeux, pourrait-on s'empêcher de les regarder comme deux œuvres sœurs ?

Enfin le costume même de quchjues statues viriles du Cerro, cette longue robe simplement repliée par devant, un peu sur le côté, en une large bande verticale, éveille dans la mémoire l'idée de la robe des rois chaldéens. Une statue du Cerro, en particulier, malheureusement acéphale, m'a fort intéressé depuis le jour où je la vis à Madrid, malgré son mauvais état de conservation, parce qu'avec ses larges épaules, ses deux mains ramenées contre la taille, son attitude figée, elle évoque naturellement le souvenir des grandes statues de Tello (Fig. '^20). J'en dirai

I. On pourrait ici rappeler la manière dont dée, pi. \II. sont indiquées les plumes des ailes sur nombre 3 IIeuzoy-<le Sarzec. ihid.. pi. V, n<» i .

de monuments chaldéo-assyriens ou égjrptiens C'est un pur hasard qui m*a fait photogra-

(de là cette stylisation est passée aux Grecs phier la tt^te de Murcie exactement dans la

archaïques) et sur les Aases ibériques que même position qu*a été photographiée celle

j'étudierai plus tard. du Louvre. La similitude n*cn est que plus

a. UeuTcy-dcSùnec, Découvertes en Chai' frap|>ante.

presque autant d'une statuette de dévot ou de prêtre, à qui manque aussi la tête, et qui tient de la main droite un vase, et d'une seconde, dont le Musée de Madrid conserve le moulage*. Ici l'attitude générale, raide et simple, là l'enveloppement des étoffes sans plis, le port de la tète, heureusement intacte, dans les deux cas une impression d'ensemble diflicile à analyser, font sans hésitation songer à un très lointain Orient ^

Reste à faire un rapprochement qui s'impose. Si M. Heuzey s'en est abstenu, c'est certainement que les statues du Cerro qui en sont l'objet lui avaient paru plus que suspectes, je veux parler des statues de femmes qui portent des astres sur la gorge. J'ai dit mes raisons de croire à leur légitimité. Or, s'il est un peuple, parmi les antiques, auquel on songe en présence de ces symboles astronomiques, c'est le peuple chaldéen. Le Cerro n'est pas bien loin de ce promontoire que les Orientaux avaient occupé de bonne heure, et où quelque observatoire, quelque laboratoire magique peut-être, avait précédé l'Iléméroscopion hellénique. Quoi d'étonnant à ce que la religion et les croyances superstitieuses des Mages et de leurs émules aient pénétré l'esprit naïf des Ibères à demi barbares, et que les images des astres se soient introduites dans leurs représentations plastiques, ne fût-ce qu'à titre de simples ornements ? Sur les cylindres chaldéens le soleil, la lune, les étoiles, tiennent une place importante, et ces petits monuments sont ceux qui avec le plus d'aisance pouvaient aborder aux rives de l'ibérie et se répandre dans les villes et les villages de la côte et de l'intérieur \ Le serpent même qui est gravé en creux sur la robe de deux statues de Madrid ressemble absolument à celui que l'on voit sur quelques cylindres \

Une troisième influence qui n'est pas la moins intéressante à constater.

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