I. Fig
:*. Le moulage d'une slaluello perdue, au collège des PP. Kscolapios d'Yecla (Kig. aog), nie semble être aussi la copie tn-s réduite cl simplifice du [)rolotYpe de la Dame d'EJclie. 3. M. Th. Reiuach a écrit: « Le buste d'ElcIie se rattache incontestablement à la même série ipie les sculptures du (lerro, connue l'ont toutde suite reconnu MM. Mélida et lieuse y (il eAt pu ajouter M. Paris), conunc tout le monde peut le vérilier en comparant ce bust*»
aux moulages que l'administration du Louvre a eu l'heureuse idée d'installer vis-à-vis de lui. Dans la pose, dans l'agencement de la draperie. surtout dans la disposition de lacoin*ure, Pana l(»gie est frappante; même M. Paris a eu !
l)onne fortune de décou>rir dans une vilrir du Musée de Madrid une statuette de femr très nmtilée, dont le haut du corps reprod presque identitpiement Iccostumc et la pan de la Dame d'Elche ...Notre buste est df même famille (jue Ie> statues du Cerro.
20^ LA SCULPTIRE
tant avec fermeté : « Si la tète d'Elche est une œuvre hellénique d'entre 5oo et /i5o, elle ne peut être due qu'à un métèque phocéen demeuré en terre barbare, enfant perdu de Tlonie vaincue. » La déduction me semble un peu trop rigoureuse, car on peut toujours admettre, mc'^me en temps de prépondérance punique, la présence en pays tartessien de quelque artiste grec voyageur.
Aussi Tétude de M. JuUian ne sufTil-cllc pas à renverser la théorie de M. Rcinach, dans laquelle cependant elle ouvre une brèche. J'invoquerai donc contre celle-ci d'autres arguments.
D'abord les pages qui suivent celles que j'ai citées me semblent singulièrement atténuer l'cflet des adirinations de l'auteur. M. Reinach expose avec la même netteté qui donne du prix à sa manière (( que le type ethnique de la Dame d'Klche n'esl pas grec. Dans la concavité des joues, la ligne du nez qui ne prolonge pas celle du front et se recourbe brusquement en bas, dans l'étrange prognathisme de la face, je crois reconnaître Teflort d'exprimer l'aspect d'une race spéciale, dont on retrouverait peut-ôlre aujourd'hui des échantillons parmi les fdles de Murcie ». D'autre part « certains détails de Tarrangement du costume s'écartent des principes de la draperie hellénique... l'édifice compliqué de la coilfure, le vaste bandeau plissé, la mitre, les couvre-oreilles d'où s'échappent des grappes de tresses terminées par des glands, les gigantesques tambourins reliés par deux rubans croisés sur la mitre..., tout ceci est bien la reproduction fidèle de modes espagnoles ». Quant au collier, il est phénicien '.
Mais alors, par quoi le buste est-il greci^ Parle style. La Dame d'Elche est assez belle pour être grecque, trop belle pour être ibéricjue. Derrière toutes les idées dont les unes sont ailîrmées franchement dans la dissertation (le M. UcMnach, dont les autres, il faut le reconnaître, sont présentées avec (les pirc^aiilions, se lient cet argument, qui d'ailleurs se suflit à lui-in(*nie. eoinine fous ceux de ce frenre, tirés du seul sentiment et du goût personnel du critique.
Dans Tespccc», cpielle (jue soit l'aulorilé de Tarchéologue que je