‹ Essai sur l'art et l'industrie de l'Espagne primitive (volume 3)Chapitre 75 sur 80 · I. 1.0 cippe de Mareliena nVst p«» îiu'dil · texte numérisé non relu

I. 1.0 cippe de Mareliena nVst p«» îiu'dil

Il en existe un rirafiii iiijuffîiiiiit dans Alfrcdo J, Church, Hisloria de C.iirlngo, Version eapaSoln cnn ampliaeinnes y nulan par D. Frantcisco Kcrnânilez « Uoniàlci (Madrid, i86g). p. 178, i-Q. Il n'c<l pas question du monument dans le leitc. mais voici la traduction de ce qui est écril sous la lljrurc: " Pii'de»-

tal trouMÎ à Marchena. Bien que le miuvaii dessin de la Rgurc ne permette pu de décider s'il i'agil d'un cerf ou d'un cheval, on peut j reconiiailre un svmbole d'Hammon. dont les rcpréscn la tions. comme le remarque M. Berger, se trouvent d'ordinaire mal délcrmïnéea sur les *lète« votives, n

3alî ta «ciLmiiE

de Grenade. Ces sculptures sont ntKtDemrtit primitives, el de I

usurément populaire: ell«3 n'ont aucun inlrr^l d'art V

Un autre baç-rdiefpruiPTiaQt au*sid« Marrtiena (la rhoM n'cM pasd

Iwùeal ccttaîoeV H conjcrrë an arfwr Bwér de SêvAe, ■■gg fa e arec pfatt J aaBf aa ce enctiCT t» la fawtt rcÉtiio%i Cnt ■■• picne de gm kwdn tmr bi|«tae se d iltl Mat. <■ aaM> ^mI rScT. ue bicbe H aoa fcnn rpiVllr ilUilr ■■ pied d^Hi pabaicr épMMMÎ. Smu aanHi dovie c'est

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rplipfd"E»- relief inédit d'Osi

ovincial .le . , ,

Signale seulement en pass

33o LA SCULPTURE

romaine, et il y a d'ailleurs dans le groupement des deux compagnons

une liberté, une vérité et un goât, dans les proportions et les mouvements

de leurs corps une correction qui rappelle bien

plutôt tes bonnes créations de l'art classique que

les (Buvres décadentes cl barbares de l'époque des

invasions (Fig. 3i6).

De même, le seul fait t\ae l'aide du sacrilicateur est nu montre que le second bas-relief est certainement païen ; le costume du sacrificateur liii-mî-me, une tuniqueà manches courtes, plissée cl serrée à la taille, est ibérique : c'est le même que l'on voit ù l'un des personnages d'un basau même musée ; je le nt, parce qu'à lui seul il ne saurait donner lieu ù des réflexions précises, et que sans tarder il va prendre place dans une importante série de sculptures récemment sorties du sol dont t'élude ne démentira pas les présentes ibcories. Cette tunique n'est d'ailleurs qu'une variante de 'a jaquette portée déjà par les vieux guerriers lusitaniens de Lisbonne, par exemple, et par une quanlité de petits personnages en bronze que j'étudierai' plus tard. Sans doute l'art de ce dernier groupe est maladroit, cU'auteur réussit bien mal ù donner de justes proportions et des formes correctes au\ corps de ses victimaires, surtout h celui qui est nu. Mais il y a de la venté et Liisit le mouton par les cornes, groupe à quelques œuvres fort honorables de lique classiques qui traitent te même sujet.

deSculk').

du naturel dans la fa^'on dont l'Iiomi et l'on songe en regardant la sculpture ou de la cén

Surtout ridée de représenter l'un des personnages nu — c'est la première fois qu'apparaît dans ce livre une académie — me parait venir en droite ligne de la Grèce, et me fait soupçonner l'intervention de quelque modèle hellénique (Fig. 3 17).

Pour lever tous les doutes qui auraient pu me rester au sujet de ces œuvres importantes, j'ai fait appel à l'information toujours très sûre et à l'active bienveillance de mon ami, D. Antonio Aguilar, historien attitré d'Estepa et de toute la région d'Estepa, et voici les très curieux renseignements dont je lui suis redevable.

M. Aguilar possède un manuscrit inédit, écrit au xvin* siècle par le Père Barco, et intitulé : Anligua Ostippo y actual Estepa. Suivant cet érudit, absolument digne de foi, à une demi-lieue d'Estepa, à TOuesl, en inclinant un peu vers le Nord, tout au sommet du Cerro, se trouve un despoblado nommé las Ganteras, les Carrières. Tout près de là passe la route d'Estepa à Ecija. Le Père Barco y a vu une très belle citerne revêtue de ciment, et a reconnu que sans aucun doute cette citerne était romaine. Tout autour il a observé aussi des pierres grossièrement travaillées, qui provenaient, à son avis, de moulins ou de pressoirs. D'autres, mieux conservées, avaient été recueillies par D. Manuel de Andrade, d'Estepa, et gardées dans une de ses fermes, voisine des ruines; le sol était aussi jonché de débris de briques et de tuiles, et on l'avait fouillé pour en retirer des pierres taillées utiUsées dans la ferme prochaine. Les trouvailles de monnaies étaient aussi fréquentes dans ce lieu. (( Mais, ajoute notre auteur, ce qui surtout confirme que ce despoblado fut habité par les Romains, ce sont deux pierres découvertes par les ouvriers de D. Manuel de Andrade, et conservées dans sa ferme ; Tune, malheureusement, n'est plus telle qu'elle a été trouvée, car D. Manuel fit détruire deux des figures qui y étaient sculptées à cause de l'obscénité du sujet. » Suit la description des bas-reliefs, qui permet de les identifier sans hésitation avec ceux du Musée de Séville. D'ailleurs, le Père Barco a inséré dans son manuscrit un très mauvais dessin à la plume du bas-relief au sacrifice, et des deux personnages obscènes que D. Manuel a martelés. 11 ne faut pas trop regretter cet accès de pudeur, car la pierre, si elle était intacte, ne pourrait trouver place que dans un

LA SriLPTl RE

musée ulira secret ; le dessin et la description minutieuse du Père Barco, si son manuscrit est un jour publié, suffiront à renseigner les érudits. Quoi qu'il en soit, Tétat civil des deux bas-reliefs de Séville est aujourd'hui en bonne règle. Combien d'œuvrcs, dissimulées de même en Espagne sous de faux noms, attendent encore d'être restituées à leurs vrais auteurs, les Ibères !

Toutes ces sculptures, je l'avoue, n'ont entre elles qu'un lien assez ténu, et il peut sembler téméraire do les faire rentrer dans des séries déterminées, de leur attribuer, à l'appui de théories qui demandent à être établies sur des suites riclies et caractéristiques, une trop grande force de preuve.

Mais on ne peut pas faire ce reproche à un groupe de sculptures tout dernièrement découvertes, dont la provenance est par bonheur certaine, qui forment un tout précis, et qui méritent une description et une étude toutes particuhères.

Je veux parler de quelques stèles trouvées dans la Sierra dont les sommets abrupts dominent la ville d'Estepa. La découverte a eu lieu en février lyoo, dans de curieuses circonstances; elle a été signalée en avril de la même année dans la lievista de Arcliivos, et ont donné lieu en 1902, dans la même Revista, à un important article de M. de Berlanga*.

C'est à M. Antonio Aguilar qu'est due la conservation de ces importants débris, et on ne saurait trop le remercier du soin, de l'activité, du désintéressement qu'il a apportés à cette délicate affaire.

I. M. R. de Berlanga, Descubrimiento arqueolôgico verificado en et Tajo Montero a principios de Febrero de 1900. Ce long mémoire où l'auteur essaie de préciser le sens, la date el la valeur arllsti({ue des sculptures, est d'un grand intérêt. J'ai le vif regret d'être rarement de l'avis de M . de Berlanga. (^cla tient certainement h ce que j'étudie les sculptures d'Estepa après avoir fuit une longue revue d'œuvres où j'ai cru recoimaître le stvie ibérique, et (pie je me suis placé pour juger les décou\erles du Tajo Moiilcro à un point de vue tout diilcrentdu sien. M. de Berlanga me

pardonnera certainement la liberté de mes critiques directes ou indirectes, puisque luimême veut bien faire appel aux lumières d'autrui, après avoir déclaré avec une modestie dont il est le seul à croire que ses beaux travaux ne le dispensent pas, qu'il ne se reconnaît pas une entière compétence dans l'interprétation des monuments figures. Je regrette d'ailleurs beaucoup de ne pouvoir ici discuter point par point les affirmations et les hypothèses de M. de Berlanga; à un pareil débat ne se prête que la forme d'un article do revue.

33i LA SCLLPTUHE

la bouche large, aux coins tonihaiils, semble lever les yeux au ciel. Sur le fond de Tédicule se détachent des accessoires intéressants, à droite et à gauche; c'est d'abord un arc, et ensuite un palmier d'où pend un carquois, par malheur assez peu visible sur notre gravure (Fig. 3 18).

La conservation de ce bas-relief n'est pas exceUente : répidcrme de la pierre a beaucoup soudert d'érosions, des éclats ont sauté, et les chapiteaux des pihers sont particulièrement endommagés.

2° Stèle arrondie par le haut. Elle est actuellement incomplète, et formée de deux morceaux de grandeur inégale, dont les cassures se raccordent d'ailleurs avec précision. Quand elle était entière, elle mesurait G™, 80 de haut, o"',59 de large, et o™,24 d'épaisseur. Deux personnages se détachent en forte saillie (o'",i3 au maximum) sur le fond évidé en niche. A droite est sculptée, jusqu'à la taille, une jeune femme, que l'on voit de trois quarts ; à ce qu'il semble d'après la position des deux mains, elle jouait de la double flûte, et c'est l'avis de M. de Berlanga, mais je n'oserais pas l'aflirmer absolument. Ses cheveux ondulent sur le front et les tempes, et sont serres par une bandelette. Le visage a de l'ampleur ; les traits sont forts et accentués, et les coins de la bouche sont nettement retombants. De l'autre personnage, une femme aussi, il ne reste que la tête, coiffée de même, et de même type ; il n'est pas douteux que celle-ci ne soit une joueuse de flûte, car ses joues i)araissent fortement gonflées, et à la place de la bouche on voit la trace large d'un objet aujourd'hui brisé, qui la cachait. M. de Berlanga a cru remarquer que cette seconde femme est plus âgée que la première. Un renseignement fourni par M. Aguilar nous inspire des regrets ; il parait qu'un troisième fragment de la stèle, où étaient sculptées les deux mains de celte joueuse de flûte, tenant encore l'instrument, a été retrouvé, et ainsi la stèle aurait pu être sans doute complète, mais on a employé cette pierre dans la construction de la muraille d'un parc à bétail voisin (Fig. 319).

3° Stèle de la même forme que la précédente (haut., o'",70 ; larg., i",/!© ; épaiss. , o™, 1 2), malheureusement brisée transversalement en deux parties, et à laquelle il manque à droite un grand éclat triangulaire. La femme, dont le buste est sculpté, comme ceux de la stèle précédente, dans une sorte de niche, est presque intacte : seul le nez a eu à souffrir de

i.\ sculpti;bk 335

1 fracture de la pierre, et si rt-piderme n'avait pas été rongé, sans doute

r l'eau quî séjournait dans le puits, la conservation du morceau serait

IBCK satisfaisante. La fcniUR- Cï^t présentée de face, le bout de l'index de

I main droite posé sur la lèvre inférieure. I.^ main gauclic. qui parait à l'angle inférieur de la niche, tient contre le sein un petit animal à quatre pattes, qu'il i-st fort malaisé de définir sans crainte d'erreur, maïs qui me paraît <*tre un rat. L'n autre animal semblable, placé devant la taille de la femme, avance le museau vers le premier; il semble posé sur lo rebord

SCtXPTUHK

de la uiclie. La jiréseiice de ce second quadrupède a été notëe par MM. Aguilar el de Berlanga, mais ils n'ont pas vu le premier, dont l'existence est pourtani certaine, el M. de Berlanga a cru que la femme pressait entre le pouce et l'index la pointe de son aeiii découvert entre deux plis de sa robe. Ce qui explique cette erreur, c'est que, sur les photographies comme sur l'original. IVpoiilo de rHiumal donne l'illusion de

la pointe du tieiii nu. qui pourtant devrait être placé plus îi droite. La femme est couronnée, par-dessus ses clieveux épais et largement ondulés autour du front et des tempes, d'un abondant feuillage de laurier: elle est v^tuc d'une tunique, dont on voit le bord autour du cou. et d'un manteau qui couvre les épaules et les bras, faisant écbarpe de gauche b droite sur la poitrine. Son \4sage est court et large : ses traits manquent de fuiesse: on remarque surtout les jeux grandement ouverts (Fig. 3ao).

338 LA scclptlhic

l[- Fragment de stèle nyant probal)Iemcnt la ni^me forme que les précédentes (haut., o'°,52). Il ne reste de la sculpture que les trois quarts d'une l?lc virile à grande barbe largement bouclée, à ample chevelure dont les mèches flottantes sont couronnées de laurier, plus une partie du bras gauche, nu, et de la main appuyée, ù hauteur de l'oreille, sur un sceptre pbnlé droit (Fig. 3ai).

5° Fragment de stèle analogue (baul.. 0,^9 ; larg., o",5o; épaiss., o",q/i). Sous l'arc de la cavité en forme de niche il ne subsiste que la iHe d'un homme à grands cheveux bouclés et à grande harbc. Les traits ont beaucoup souffert, surtout le nez et la bouche. Ce qui frappe surtout, ce sont les nombreux petits trous parsemés dans les cheveux et la barbe, et qui dénotent un usage abusif et maladroit du foret. Le style, comme l'exécution, est sensiblement inférieur à celui du fragment précédent (Fig. Saa).

6" Bloc de pierre haut de o'", (Sj), large et épais de o*',3o.

Sur l'une des faces ont été gravées l'une à côté de l'autre en traits à peine accentués une tète d'hunnnc et une lèlc de femme. Toutes les deux ont les par dcRunduliitions parallèles qui encadrent le haut du visiige : l'hommu a une longue barbe que dessinent des raies partant du menton, en éventail. On dirait de longs favoris bien peignés. Il n'y a sur lu pierre aucune trace des bustes ni du reste des corps (Fig. 3a,'t),

7" Ëniin on a trouvé au ïajo Mcmtcro un petit aulel, qui a été utilisé.

V».. i-ii. — sij

cheveu \ -siiiipleinentin<liqués

3io

LA SCULPTUHE

la conception des Grecs. M. E. Hùhner avait déjà proposé celte solution a M. de Berlanga, en ajoutant du reste îi ce nom celui d'Esculapo ; M. de Berlanga, de son côté, sendde pencher pour Baal-IIammon. Je ne vois pas, pour ma part, la nécessité de songer à ce Jupiter égypliauisé, dont les images d'ailleurs se distinguent de celles du Jupiter grécoromain par des traits bien connus (pion ne retrouve pas ici. S'il fallait projioser un autre dieu, je préférerais Neptune.

Quant au second ex-voto où Ton voit une tête virile, je suis tout disposé a v reconnaître le même dieu, ne voyant dans la différence de ce type avec le précédent cpTune différence de technique, et par suite sans doute d épo(pie.

Quel nom donner au dieu figuré sous le n" 3 1 8.^ Je ne crois pas qu'on puisse songer à un autre qu'à Apollon. Le palmier est le palmier de Délos, l'arc et le canpiois sont les attributs ordinaires du fils de Latone ; Toiseau du fronton est sans doute le corbeau prophétique. Quant an type, c'est clairement, connue le prou>c la chevelure, celui de l'Apollon du Belvédère ' .

Je crois au contraire retrouver l'influence de Carthage dans le plus mystérieux des bas-reliefs du Tajo Montero, celui tpii nous montre une jeune femme, le doigt aux lèvres, et lenanl deux petits animaux familiers. Car je me rappelle que sur une stèle votive de Carthage, au Musée du Louvre, j'ai vu figurer un rat. et c'est bien décidément deux rats que Ton distingue sur la stèle andalouse. Mais l'autre détail vient compliquer la question : le doigl posé sur les lèvres. La fenune aux rats fait le geste convenlionnel du silence. Ce geste est de plus, au cas présent, un geste rituel, car la couromie de lauriers prouve que nous sommes en face d'une

I. M. lie Berlanga {art. cité, [». l'i) dit rju'il n'e&l pas clonlnix (juc ce bas relief est «una cstcla \()liva pûiiica abierla en la piedra por cl cincel de nn escullor africano que desconocia j)«»r complelo los élégantes cânoncs técnicos del dcsnudo, profesado^ en lus escucdas griogas de cscullnra, \ Irag») acpiella edicula acaso al terniinar la primera gnerra pûnica ». Pas plus que pour la slèledeMarchena(ng. l\i'S, 3i 4) je ne puis me résoudre à dire que la stèle

d'Kslepa esl d'exécution punique, et cela j>our des raisons analogues. M. de Berlanga a pensé que la stèle figure Diane et non Apollon; moi -même j'ai parlagé celte erreur jusqu^à ce que M. Léon lleuzcv, après un nettoyage complet de la scul[>ture, m'ait facilement convaincu qu'il ne peut être question d'une divinité féminine. Du même coup il faut renoncer à rien voir ici de punique.

naturel de faire entrer tous ces bas-reliefs parmi les produits de Tart romain de TEspagne.

Si je ne considérais que la fîgure 322 je n'hésiterais pas beaucoup, car Tusage immodéré et mal dissimulé du foret est caractéristique d'un travail essentiellement romain*. Mais Tétude des autres morceaux me conduit à une conclusion différente.

Si je laisse de côté le cippe aux deux tètes gravées, où je me refuse à voir autre chose qu'une sorte de graffito populaire sur quelque pierre de Tédifice sacré': si je néglige aussi Tédicule à la Diane, trop mutilé pour qu'on en puisse juger la valeur artistique, je suis extrêmement frappé de ce que les personnages des autres stèles, d'abord sont de type bien plutôt grec que romain, ensuite sont d'un style artistique dont la simplicité et la gravité presque majestueuse l'emportent de beaucoup sur le style courant de la sculpture romaine.

Que l'on examine la tête du dieu qui s'appuie sur son sceptre : n'est-il pas vrai que la noblesse du visage, l'ondulation abondante et souple des cheveux et de la barbe traités avec ampleur et liberté, nous ramènent bien plus près du Zeus Olympien ou de la tête Blacas que de ces imitations romaines, mesquines et banales, du type phidiesque original qui encombrent nos musées ^^^

De même, malgré tous les défauts qu'il est aisé de reprocher aux têtes féminines des stèles 3i9 et 320, il me semble qu'il y a dans les visages un calme et une sévérité qui rappellent les meilleures créations de l'art grec vraiment classique.

I. M. de Berlanga (^Ibid.^ p. 35) a essayé de démontrer que la télé de ce dieu est de style archaïsant; pour moi, elle est bien plutôt de style décadent.

a. M. de Berlanga (^/bid., p. 8 et s.), frappe de la ressemblance en effet curieuse que présentent ces tcles avec certaines tètes à perruques de statues égyptiennes, et les rapprochant do quelques œuvres phéniciennes trouvées dans la même région, propose d'y voir la main d'un 5cul|)lcur phénicien, et en fixe la date à une époque 1res ancienne. 11 m'est impossible de le suivre sur ce terrain.

Le cippe d'Estepa n'exige, j'en suis convaincu, qu'une exégèse beaucoup plus simple, et je crains que la vaste érudition de Tillustre archéologue ne Tait, en ce cas, entraîné un peu loin.

3. Ce caractère grec classique n'a pas échappé à M. de Berlanga, et c'est bien à la création illustre de Phidias que le fait songer la belle tète de dieu d'Estepa. Mais il y voit néanmoins « le délicat ciseau d'un sculpteur de la meilleure époque de l'art romain », et sur ce point, je ne suis plus d'accord avec lui. L'expression est du reste un |)eu vague.

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