Essai sur l'art et l'industrie de l'Espagne primitive
Ouvrage qui a obtenu le Gnind Prix Marloi-ell (Barcelone, Concours de 1902). Publié sous les auspices de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (Fondatioa Piot).
PARIS EUNKST LKHOUX, KDITKUR
a8, RUE BONAPARTE, Vl''
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IL en est de l'antique Ibérie comme de la Grèce ; ce sont les restes des industries primitives qui permettent surtout de remonter à pas certains dans son histoire première, et de porter le jour le plus clair dans les ténèbres de sa civilisation naissante.
Et parmi ces industries, la plus féconde en enseignements parce qu'elle semble avoir été la plus riche, et que les débris en sont conservés en nombre incalculable, celle qui va nous permettre de mieux poser et peut-être de résoudre quelques-uns des problèmes soulevés au cours des chapitres précédents, c'est la céramique.
Je n'ai pas l'intention de dire tout ce que l'on peut déjà dire, en l'état
actuel de la question, sur la poterie ibérique, et de propos déhbéré je
laisse de côté tout ce qui se rapporte à l'époque dite préhistorique. C'est
là un chapitre certainement fort curieux des origines, et dont les éléments
sont déjà nombreux. Les érudits et les aficionados de l'Espagne ont une
préférence marquée pour l'éludo de co qu'ils appellent la pn'/iisloire. Des
mémoires, des livres importants ont été consacrés dans la Péninsule même
à l'examen des objets de pierre, d'os, de fer, de cuivre ou de terre cuite
trouvés dans les grottes ou dans les sépultures des âges les plus lointains ;
les savants étrangers sont venus souvent à la rescousse, et il sulVit de
citer les grands ouvrages de MM. Sirct, ces érudits ingénieurs belges, et
de M. E. Cartailhac, notre savant compatriote.