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ART IBÉRiaUE
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FIGURINES IBÉRIQUES EN BF^pNZE
l'iM'lotypi» Bcrtliaud, Parti.
LES F'IGURÎNES DE BRONZE
couteau'. Il y a six androgynes nus au Musée de Lisbonne \ deux à celui d'Evora ',
Pic. 236. — Bronze de la Sierra de Ûbeda.
Mais il y a surtout un assez grand nombre de figurines représentant des femmes, et leur nudité n'a pas inspiré nos rudes artisans mieux que celle de l'homme ; peut-être même les images féminines de cette série sont-elles encore plus hideuses. Je ne connais rien de plus laidement naturaliste que la femme sans tête trouvée dans la sierra de tJbeda, près de Linares (Jaén), qui appartenait en février 1899 au général D. Luis Ezpeleta et qu'a publiée M. Mélida\ On se demande où l'auteur avait les yeux, pour songer à donner à un corps féminin ces jambes en style de grosses pattes courtes et ces bras en nageoires de phoque. On dirait un monstre préhistorique, et l'on ne regrette pas l'accident qui a séparé et perdu la tête (Fig. 286).
Le bronze de Madrid n" 3i65 est taillé à peu près sur le même épouvantable patron ; du moins y a-t-il ici comme un léger effort à copier la nature, ainsi que l'indique la précision du sexe et le soin de faire saillir les seins sur la poitrine. On voit aussi le désir de donner leur vraie forme aux pieds, d'obtenir la notation exacte d'un geste, car la femme tend les deux mains en avant, portant à gauche un objet oblong indéfinissable et à droite un objet rond, sans doute un fruit. La tête, énorme, est traitée à coups de lime, suivant le procédé que j'ai déjà signalé (Fig. aSy). Un