Ibid., fig
Pour la chevelure, les Mycéniens connaissaient la mode des aigrettes en arrière ; on en voit trois directement attachées au crâne, sur un fraarment de vase trouvé par M. Tsountas à Mycènes'.
Des chevaux, sur des vases tirynthiens, ont les crins du col et du front dressés comme nous les voyons sur les bandeaux de Câceres^ et il y a mome un exemple de queue de cheval figurée comme un mille-pieds \ Sur l'un des plus curieux tessons de la même origine se trouvent deux guerriers qui brandissent à la main gauche un petit bouclier rond, comme le bouclier ibérique.
Lne intaille sur agate de Vaphio prouve que les Mycéniens avaient emprunté aux Phéniciens — à moins que le contraire ne soit plus juste — la figure des deux lions dressés et affrontés, se présentant réciproquement un vase à libations. Les monstres symboliques ont, comme les chevaux de Caceres et comme leurs frères phéniciens, un grènetis tout le long de leur col et de leur échine *.
Enfin, sans aller chercher l'analogue des têtes coupées rangées en frises décoratives jusque sur des fourreaux d'épées gauloises, il suffit à en expliquer la présence de remarquer que les artistes mycéniens ont fait un grand usage ornemental de la tête de bœuf, par exemple, et que même ils ont décoré certains objets d'une bande de têtes humaines en guirlande. On connaît la précieuse tasse d'argent recueillie par M. Tsountas dans l'une des tombes rupestres de la ville basse de Mycènes, où était appliquée une frise de têtes barbares d'un très énergique caractère ^
Je ne puis non plus m'empêcher de remarquer que, si les bandeaux de Caceres sont indigènes, comme il ne semble pas douteux, il est étrange de voir l'orfèvre choisir comme motifs de remplissage des poissons, des oiseaux d'eau, une tortue ; la mer ne devait pas tenir beaucoup de place dans les préoccupations des artistes de ce peuple éminemment terrien. Au contraire on sait avec quelle heureuse franchise les décorateurs mycéniens se sont inspirés de la tlore et de la faune aquatique qui puUu-