‹ Essai sur l'art et l'industrie de l'Espagne primitive (volume 4)Chapitre 58 sur 83 · N"» 83a/|, 7883, 7884, 788a. 7883 ùis · texte numérisé non relu

N"» 83a/|, 7883, 7884, 788a. 7883 ùis

8940. On me pardonnera de leur donner ce nom « au jinete » quoique l'on n'y voie qu'une fois un cavalier.

4. Collection Vives, n»" 89 et 4a (PI. VIII). Il semble résulter très logiquement de la provenance de toutes ces fibules que la grande fibule de cette collection a aussi été fabriquée, sinon trouvée, h Palencia. C'est ce que propose du reste d'admettre M. Mélida.

Trois seulement (PL \\ n° i, Fig. 4o4, 4o5) semblent poser le museau sur un objet qui doit être identique à la tête humaine de la grande fibule Vives, mais que l'oxydation a rendu indistinct; trois (Fig. 4o3, 4oG,

Fig. 4o2-4o8. — Fibules do bronze de provenances diverses.

4o8) voient cet accessoire remplacé par une simple tige qui va de la bouche aux pieds de devant ; enfin, le cheval de la figure /ioy ouvre la bouche, suivant l'habitude des figurines qui représentent cet animal, mais il n'y a rien au-dessous de sa tête. Du reste, le style de ces petits objets est fort variable, de même que la facture ; le cheval peut être plus

OU moins allongé et mince, plus ou moins court et massif, avoir un peu plus d'élégance; mais jamais on ne peut louer la moindre velléité d'observation juste, le moindre effort pour copier la nature; la convention, et non la meilleure, règne en maîtresse'. Plusieurs autres fibules zoomorpliiques, comme on les appelle, c'est-à-dire dont l'arc affecte la forme d'animaux, n'ont même plus l'originalité du sujet; et les bêtes qu'elles représentent sont aussi mal façonnées que les chevaux de tout à l'heure.

J'ai noté trois oiseaux qu'il est bien difficile d'identifier (Fig. 343, 3/i5, PI. V, n° 4)', une grenouille, réduite à une sorte de figure géométrique, avec deux petites boules simulant les yeux, et des cercles concentriques gravés sur tout le corps et les pattes (PL V, n° 7)\ et un taureau (Fig. /log)^ Tous ces bijoux proviennent de Palencia. Le dernier est d'un style plus lourd et plus rude. Par analogie avec les chevaux de tout à l'heure, ce taureau a la tête posée sur un objet indistinct, qui rappelle sans doute la tête des précédentes fibules.

M. Vives possède aussi une fibule dont l'arc a un vague aspect de quadrupède ; seulement le cou de l'animal se relève en figurant un phallus au bout duquel est passé un anneau (PI. V, n° 8)'. Mais je préfère attirer l'attention sur un groupe de cinq autres fibules, provenant aussi de Palencia, et qui sont fort curieuses ; le caractère phallique en est également très net. L'arc en est formé par l'image, très dénaturée et passablement malaisée a reconnaître, d'un éléphant. C'est la trompe relevée qui figure le phallus. L'imagination de l'artiste s'est donné carrière. Ici,

I. Tl n'y a pas d'hésilallon possible sur la fabrication ibérique de ces fibules. Le sujet, le style sont absolument distincts de tout ce que, pour ma part, je connais. Les seuls objets qui ont quelque rapport avec elles sont les boucles de ceinturons découpées h jour où se voient des chevaux mangeant dans une auge (.'). Ces fragments sont assez répandus, cl on les attribue à l'art «des barbares à la chute do l'Empire romain. Il n'y a là, il me semble, qu'une ressemblance fortuite et d'ailleurs lointaine. L'aspect de ces boucles donne une impression tout à fait autre. (Voy. en

particulier Baron de J. de Baye, L'art des Barbares à la chute de l'Empire romain, dans L'Anthropologie, I, p. 388.)

3. Les deux premières fibules ont été jointes à d'autres figures d'animaux dans le chapitre précédent, où j'ai d'ailleurs fait remarquer que c'étaient des fibules. Toutes le» trois appartiennent au Musée de Madrid.

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